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Adoption du Projet de loi portant Fixation du Budget Général de la République du Burundi pour l’exercice 2010

Publié mardi 29 décembre 2009
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Le projet de loi portant fixation du budget général du Burundi pour l’exercice 2010 a été adopté ce 28 décembre 2009 à l’Assemblée Nationale par 99 députés sur 109 voix. Les charges de l’Etat pour cet exercice 2010 s’élèvent à 860,927milliards. En établissant une comparaison avec le budget de l’exercice 2009, le Ministre des Finances, Mme Clotilde NIZIGAMA, a dit qu’il ya eu une compression des dépenses de fonctionnement. En effet, il n’a été prévu qu’une augmentation de 1,53 %.

Madame la ministre des finances pendant son éxposé

Le budget a été élaboré dans la poursuite de l’orientation des dépenses vers les secteurs sociaux. C’est ainsi que le domaine de l’Education Nationale (y compris l’alphabétisation des adultes et l’enseignement des métiers) a eu un crédit de 169,629 milliards de FBu en 2010 contre 137,144milliards de FBu en 2009 ; le secteur de la Santé Publique (y compris le Sida) a reçu un crédit de 66,509 milliards de FBu en 2010 contre 46,191 milliards de FBu en 2009 ; l’Agriculture et l’Elevage a reçu un crédit de 18,037milliards de FBu en 2010 contre 16,862 milliards en 2009. Dans le souci de résoudre le déficit énergétique dont souffre aujourd’hui le pays et de permettre l’accès à l’eau potable à la population du milieu rural surtout, le secteur de l’Eau et de l’Energie qui compte parmi les priorités du Gouvernement a également obtenu des ressources très importantes. Ce montant frôle 12,3 milliards de francs burundais.

Dans les domaines du rapatriement et de solidarité nationale, le gouvernement y a affecté des sommes colossales. Un crédit de 3 milliards de FBu a été accordé aux processus de rapatriement, tandis que les subsides accordés à la réadaptation physique et la réinsertion socio-professionnelle des handicapés ont été multipliés par cinq par rapport au budget révisé de 2009. Ils passent de 310 millions de FBu en 2009 à 1,500 milliards de FBu en 2010. D’autres secteurs importants ont également bénéficié des crédits aussi importants comme dans le domaine de l’environnement, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture pour ses activités sportives et compétitions internationales et le secteur de la justice...

Des questions en rapport avec l’augmentation du prix des plaques d’immatriculation des véhicules, des questions portant sur la politique en rapport avec la réduction du charroi de l’Etat, la question en rapport avec les chauffeurs qui verront leurs véhicules sur lesquels ils étaient affectés vendus, des questions en rapport avec la majoration du prix du document de voyage, le « passeport ordinaire », des questions se rapportant aux Ministères qui ne consomment pas le crédit voté, leurs comptes comme le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, des questions en rapport avec le budget de l’exercice qui est vite consommé avant la fin de l’année à cause des dépenses au cours des périodes électorales ont été posées...

Concernant les questions en rapport avec le prix des plaques d’immatriculation des véhicules qui sont jugées plus chères dans la sous-région, en se basant sur les exemples du Rwanda où les numéros sont vendus à un prix de 20$, de la Tanzanie où les numéros sont vendus à 30$, le Ministre des Finances, Mme Clotilde NIRAGIRA, a répondu qu’au Rwanda on a fait une catégorisation des numéros d’immatriculations pour les véhicules. Ainsi, si certains numéros ne coûtent que 21$, il en existe d’autres qui coûtent 480$. Quant à ce qui concerne la comparaison établie entre les prix appliqués en République unie de Tanzanie, c’est qu’au Burundi on a fait des plaques réfléchissantes, c’est-à-dire de des plaques de meilleure qualité. De plus, le Burundi jouit de l’avantage que l’entreprise qui vend ces plaques est venue s’installer au Burundi et paie les taxes et cela évite la sortie des devises. Cette entreprise accorde les facilités de préfinancement du projet.

Quant aux questions en rapport l’augmentation du prix du Passeport ordinaire qui coûtera désormais 220.000FBU, il est impératif que le Passeport ordinaire réponde aux normes internationales qui faciliteront le contrôle. De plus, l’achat d’un passeport ordinaire n’et pas une dépense pro-pauvre. Ceux qui voyagent dans les pays de la sous-région vont se servir des laissez-passer qui permettent aux voyageurs de franchir les frontières.

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Vue des honorables deputés pendant le vote.

Concernant la politique de réduction du charroi de l’Etat, le Gouvernement s’est référé sur les rapports qui étaient déjà produits par les commissions mises sur place par les gouvernements antérieures. Cette décision a été motivée par le fait que parfois le Gouvernement est obligé d’entretenir un charroi fantôme, avec des véhicules fictifs et certains qui ont été déclassés de la circulation et qui subsistent encore sur la liste des véhicules fonctionnels. Il a alors fallu faire un audit pour voir la taille exacte du charroi de l’Etat. Ce qui n’est pas encore finalisé, ce sont les mesures d’accompagnement. Cette mesure est à son niveau de première étape. La deuxième étape va consister à l’octroi des véhicules en location-vente, à l’instar de ce qui est fait pour les parlementaires. Quant au sort qui sera réservé aux chauffeurs qui étaient affectés à ces véhicules, on va faire parler le droit sur ce que propose la loi en ce qui concerne le personnel contractuel que constitue la catégorie des chauffeurs. La ministre Clotilde NIZIGAMA a fait remarquer que par ailleurs dans certains services il ya une pléthore de conducteurs de véhicules.

En rapport avec l’augmentation des imprévues au cours de l’exercice 2010, la Ministre des Finances a dit qu’il peut y avoir des dépenses accidentelles dans cette période électorale. En plus, elle a ajouté qu’au cours de l’exercice 2010, il n’y aura pas de révision budgétaire car la période de ladite révision coïncide avec les échéances électorales. Quant à la question en rapport le budget qui est vite épuisé avant la fin de l’année et les nouvelles institutions qui trouvent les caisses vides, Madame la ministre a répondu qu’on affecte des allocations suivant des priorités établies par les demandeurs de crédit. En plus, le budget est mensuel et on privilégie les salaires et les frais de fonctionnement. Les appuis budgétaires sont donc disponibles au 2ème semestre et cela permet de couvrir la période après les élections.

Egide KWIZERA

 
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