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Analyse et adoption du Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de prêt N°12037P pour le Financement Additionnel du Programme se Développement des Filières-Phase II (PRODEFI II) entre la République du Burundi et le Fonds de l’OPEP pour le Développement International, signé le 17 août 2017.

Publié mercredi 9 novembre 2016
parChristine Nahimana
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Voté à l’unanimité des Honorables Députés présents au cours de la séance plénière de mercredi 09 novembre 2016, le Projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de prêt N°12037P pour le Financement Additionnel du Programme se Développement des Filières-Phase II (PRODEFI II) entre la République du Burundi et le Fonds de l’OPEP pour le Développement International, signé le 17 août 2017, concerne essentiellement les provinces de Bubanza et Cibitoke.

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Les Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale votant le projet de loi

Dans son exposé des motifs, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a expliqué que ces deux provinces qui figuraient dans la zone d’action du PRODEFI dans sa première phase et qui n’avaient pas reçu de ressources dans le cadre du PRODEFI II. Et le Docteur Déo-Guide RUREMA d’ajouter que ce financement additionnel est destiné à accroître les fonds d’investissement alloués au PRODEFI II pour les aménagements hydro-agricoles (construction des ouvrages d’irrigation dans les marais et périmètres, la protection des bassins versants, la réhabilitation des pistes) et pour le renforcement et le développement des filières lait, riz et banane à travers la transformation-conservation des produits agricoles et ce, pour un montant de 45 millions de dollars américains.

Théoriquement, la première phase du programme court jusqu’en 2018 alors que la deuxième phase a démarré en janvier 2016, a remarqué la Commission de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement, du Développement Communal et des Travaux Publics. Saisie au fond, cette Commission a alors demandé au Représentant du Gouvernement pourquoi avoir démarré la deuxième phase avant la fin et l’évaluation de la première. Ne craignez-vous pas un risque de chevauchement dans la réalisation des activités du moins pour certaines composantes du programme ? a-t-elle encore interrogé.

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Le Ministre de l’Agriculture s’exprimant devant les Honorables Députés

Selon le Docteur Déo-Guide RUREMA, les résultats positifs obtenus à mi-parcours par le PROFEDI dans sa phase initiale justifient le démarrage rapide de sa deuxième phase dans le souci de répliquer et renforcer les interventions dans d’autres sites d’intervention. L’Envoyé du Gouvernement a également tranquillisé. Il n’y aura pas risque de chevauchement car exception faite de nouvelles activités relatives à la nutrition et à l’adaptation au changement climatique, les autres activités d’investissement seront menées dans de nouveaux sites permettant une concentration d’activités d’augmentation de la production et de valorisation post-récolte.

Le Projet de loi sous étude vise la réduction de la pauvreté. Mais force est de constater que même des initiatives privées allant dans ce sens se heurtent des fois au problème de moyens financiers limités. Cet état de fait a poussé les Honorables Députés à inviter le Gouvernement à revoir la politique en matière de banque. En effet, ont-ils démontré, il n’est pas facile pour un éleveur moderne et privé de transformer le lait de vache en fromage ou en yaourt à ses frais.

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Vue partielle des Honorables Députés

L’aménagement des marais tout azimut serait aussi une voie de sortie dans cette lutte contre la pauvreté, ont conseillé les Elus du peuple qui prônent aussi la pérennisation des acquis. Dorénavant, la population devra être sensibilisée à l’entretien de ses infrastructures. Il est inconcevable de transformer par exemple un marais aménagé en champ de pâturage sous prétexte que projet pour l’exploitation du marais est arrivé à son terme.

La réhabilitation des pistes est couverte par le présent Projet de loi. Les Représentants du peuple en ont profité pour suggérer au Gouvernement de privilégier les voies de communication entre les communes.

La spécialisation des cultures et le respect de périmètres cultivables sont des responsabilités qui incombent aux natifs des provinces qui doivent collaborer avec le Département de l’Aménagement du Territoire. Les Représentants du peuple occupent une place de choix dans la coordination de différentes rencontres au sein de leur circonscription.

 
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