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Analyse et adoption du Projet de loi portant exercice de la profession vétérinaire

Publié jeudi 30 décembre 2010
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Le représentant du Gouvernement qui était l’invitée de ce mercredi 29 décembre 2010 pour défendre ce projet de loi était la Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage qui, dans son exposé des motifs, a fait l’état des lieux de la profession vétérinaire au pays.

En remontant dans l’histoire de la législation sanitaire animale, a-t-elle rappelé, il est aisé de constater que l’organisation du secteur de la santé animale en général et celle de l’exercice de la profession vétérinaire en particulier n’a été qu’une des dernières préoccupations des pouvoirs publics au Burundi.

Jusqu’à une date très récente, a dit la Ministre Odette Kayitesi, toute la vie du secteur de la santé animale était théoriquement régie par une législation édictée du temps de la période coloniale devenue plutôt désuète. Pire encore, a-t-elle regretté, cette dernière ne fait nullement allusion aux professionnels de la santé animale ; tant il est vrai que l’ordonnance ministérielle n⁰50/41 du 2 mai 1968 relative aux services vétérinaires ne se limite lui-même qu’à proclamer la gratuité des soins vétérinaires. L’exercice de la profession vétérinaire souffre donc d’un vide juridique entraînant un certain désordre qu’il est urgent de corriger, a-t-elle conclu.

Evidemment, a-t-elle renchéri, cette situation peut être expliquée en partie par le fait que pendant une très longue période, l’administration de la santé animale n’était assurée que par quelques infirmiers formés à Astrida, ainsi que par des aide-infirmiers formés localement, le départ des Belges en 1962 n’ayant laissé aucune compétence nationale en médecine vétérinaire. Et pour des raisons diverses, a-t-elle ajouté, on remarque que même après l’indépendance de notre pays, il n’y avait aucune affluence vers la formation en médecine vétérinaire.

Au terme de la lecture du rapport du président de la Commission de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement et du Développement Communal qui a été saisie au fond, il est apparu que le travail n’a pas été facile eu égard à la qualité technique des questions et aux multiples amendements. En fin de compte, ce projet de loi a été voté à l’unanimité, c’est-à -dire à 94 voix sur 94 dont 7 procurations.

Christine Nahimana

 
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