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Analyse et adoption du projet de loi sur l’Enseignement de Base et Secondaire

Publié vendredi 9 août 2013
parTharza Manirakiza
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La décentralisation du système éducatif par l’introduction des Directions Communales et Provinciales de l’Enseignement, la prise en compte d’autres paliers de l’enseignement comme l’éducation préscolaire, l’enseignement fondamental, l’enseignement secondaire, l’enseignement des métiers, la formation professionnelle et l’alphabétisation, la mise en place de l’enseignement fondamental qui remplace l’enseignement primaire et qui s’étend sur 9 ans, l’instauration des principes de bonne gouvernance dans la gestion d’une école, telles sont quelques des innovations contenues dans le projet de loi sur l’enseignement de base et secondaire, comme l’a souligné, dans son exposé des motifs, la ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation.

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La ministre Rose Gahiru
répondant aux questions des journalistes

Voté à l’unanimité (87 voix sur 87 dont 13 procurations), ce projet de loi qui a été l’objet de la séance plénière du mercredi 7 août 2013 vient à point nommé du fait que c’est la première fois depuis l’indépendance du Burundi qu’un projet de loi régissant tous les paliers de l’enseignement de base et secondaire est proposé, a renchéri la ministre Rose Gahiru avant de préciser qu’il remplace le décret-loi n°1/025 du 13 juillet 1989 portant réorganisation de l’enseignement, lequel décret-loi ne tient pas compte des réalités actuelles du système éducatif burundais.

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Vote des honorables députés

Les honorables députés ont débattu autour des termes organiser, réorganiser ou réformer en ce qui concerne l’objectif de ce projet de loi. Pour les uns, l’organisation existait déjà même si s’est ajouté le 4ème cycle de l’école fondamentale. Pour les autres, ce projet de loi vient à la fois pour réorganiser et réformer le système éducatif burundais. Pour les autres encore, c’est une réforme en bonne et due forme.

Le membre du Gouvernement a départagé les avis des uns et des autres. Pour elle, ce n’est ni une réorganisation ni une réforme, mais plutôt une organisation. Le Dr Rose Gahiru d’ajouter que seul le décret-loi de 1989 et un recueil de différents textes existaient. La nouvelle loi vient refondre l’enseignement primaire et le cycle collège classique en un seul bloc de 9 ans, a-t-elle poursuivi.

Elle a par la même occasion jeté un regard rétrospectif pour expliquer l’historique de l’école fondamentale. L’épreuve de la 6ème année primaire sélectionnait les élèves pour la 7ème année au secondaire. Ceux qui rataient le concours national rentraient à la maison. A l’issue des enquêtes menées par l’Unesco, il s’est avéré que ces derniers au terme de trois ans devenaient des analphabètes. L’école fondamentale dont la durée dépend de la santé financière de chaque pays est venue corriger ce manquement.

Au Burundi, elle s’étend sur 9 ans au moment où en Europe elle se prolonge jusqu’à 12ans. L’utilité de l’école fondamentale est de permettre à l’écolier de passer beaucoup de temps à l’école. Un élève qui a atteint le cap de la 9ème année est assez mûr pour embrasser les écoles des métiers s’il arrivait à échouer. Qui plus est, le programme a été réaménagé de manière à apprendre aux élèves des matières utiles dans la vie dont l’entrepreunariat. En outre, la formation sera centrée sur l’apprenant.

La ministre Rose Gahiru a également rassuré ceux qui doutent de la qualité de l’enseignement à l’école fondamentale. Le Gouvernement a mis tout le paquet de la technicité. Dans un premier temps, les experts et les cadres du ministère ayant en charge l’enseignement de base et secondaire ont travaillé conjointement. Après, ils ont remis leur travail aux professeurs de l’Université du Burundi. Finalement, le projet a été soumis aux experts étrangers.

Au sujet du changement du programme, l’envoyée du Gouvernement a précisé que deux événements coïncident. L’ancien programme était vieux de 24 ans alors qu’en pratique les curricula doivent être renouvelés tous les dix ans.

Vous saurez que la séance d’analyse et l’adoption de ce projet de loi a été un travail de longue haleine qui a duré plus de 6heures de temps.

 
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