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Analyse et adoption du projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Financement du "Regional Rusumo falls Hydroelectric project" signé à washington en date du 11 octobre 2013 entre la République du Burundi et l’Association Internationale pour le Développement

Publié vendredi 7 mars 2014
parChristine Nahimana
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Promouvoir les activités socio-économiques et industrielles au Burundi, au Rwanda et en Tanzanie et d’améliorer le bien-être des populations, en plus des emplois lors de la construction des ouvrages, tels sont les quelques avantages du projet hydroélectrique du Rusumo Falls qui permettra de produire 80 MW (avec un productible annuel moyen d’environ 446 GWH) qui seront partagés au quota du tiers de la production entre les trois Etats.

C’est ce qu’a révélé, dans son exposé des motifs, le ministre de l’Energie et des Mines au cours de la séance plénière du 6 mars 2014 consacrée à l’analyse et adoption du projet de loi portant Ratification par la République du Burundi de l’Accord de Financement du "Regional Rusumo falls Hydroelectric project" signé à washington en date du 11 octobre 2013 entre la République du Burundi et l’Association Internationale pour le Développement, un projet de loi qui a été voté à l’unanimité (89 voix sur 89 dont 9 procurations).

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Hon. Côme Manirakiza, Ministre de l’Energie et des Mines

Le coût de l’énergie produite est estimé aujourd’hui à 6 cents/KWH, soit environ 92,4 FBU/KWH au moment où le coût d’achat de l’énergie à la SNEL (en provenance de la RDC) est de 7,9 cents/KWH, a renchéri l’honorable Côme Manirakiza, avant de préciser que la phase de préparation du projet est terminée et que le recrutement du Manager principal du projet est en phase de finalisation.

La construction de la centrale est évaluée à 470 millions de dollars américains dont 340 millions pour les ouvrages de la centrale et 130 millions pour les postes et les lignes associées. La Banque Mondiale financera à 100 % la construction des ouvrages de la Centrale à hauteur de 340 millions de dollars sous forme de don à 100 % pour le Burundi, don à 50 % et 50 % crédit pour le Rwanda et 100 % crédit pour la Tanzanie, s’est réjoui le membre du Gouvernement au grand étonnement des honorables députés qui ont voulu connaître les raisons de ce traitement de faveur pour le Burundi.

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Vue partielle des Honorables Députés en plein vote

Pour l’envoyé du Gouvernement, le Burundi est placé par le FMI et Banque Mondiale parmi les pays sortant de crise (Pays post-conflit), encore économiquement fragile alors que le Rwanda, bien que sortant de guerre, a atteint la phase de stabilité et la Tanzanie est entièrement économiquement stable.

« Pas d’Egypte sans le Nil », ont rappelé les honorables députés qui doutent de l’adhésion de l’Egypte à ce projet. Revenant sur l’accord de la gestion de l’eau signé par les neuf autres pays ayant le Nil en partage et l’Egypte, le ministre ayant en charge l’énergie a rassuré qu’il a été un succès. L’honorable Côme Manirakiza a également promis que l’expérience malheureuse de RUZIZI II ne se reproduira plus avec ce projet.

Sachez qu’à côté du Burundi, de la R.D.C, de l’Egypte et de l’Ethiopie, d’autres pays riverains du Nil et regroupés autour de l’Initiative du Bassin du Nil sont le Kenya, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et l’Ouganda. Précisons aussi que le site du barrage du projet de Rusumo Falls qui se situe sur la rivière Akagera sera fonctionnel au plus tard le 31 décembre 2018.

 
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