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Atelier de formation du personnel d’appui du Parlement sur la dimension "genre" et son intégration dans le travail parlementaire

Publié mardi 31 janvier 2012
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Organisé conjointement par le Parlement du Burundi, cet atelier qui s’est déroulé du 23 au 25 janvier au King’s Conference Centre a débuté une série d’autres formations. La chargée de Programmes Genre et Gouvernance à l’ONUFEMMES a rappelé que les élections de 2010 au Burundi ont marqué un pas important dans la participation effective des femmes dans la vie politique du pays et dans les instances de prise de décision pour la législature 2010-2015.

Malgré ces avancées, a nuancé Madame Clémence Bunanagi, beaucoup de défis subsistent pour que les institutions électives en général et le Parlement en particulier puissent intégrer une perspective de genre dans leur travail et ce, d’autant plus que pour beaucoup de membres de ces institutions, c’est la première fois qu’ils se trouvent dans des instances de prise de décision.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général et administratif de l’Assemblée Nationale. Il a rappelé que depuis quelques décennies, la question d’égalité des genres s’est révélée comme étant l’un des défis majeurs du développement humain. Il a ajouté que lorsque Boutros Boutros Ghali était Secrétaire général de l’ONU, il n’a pas hésité à affirmer que : « Il ne peut pas y avoir de véritable développement social sans l’amélioration de la condition des femmes ». Pour lui, le combat pour l’égalité des genres fait partie intégrante de l’effort visant à offrir un monde meilleur à tous les êtres humains et à toutes les sociétés.

Monsieur Marc Rwabahungu a précisé que la sensibilisation sur les questions de genre s’est notamment accélérée depuis que l’ONU a défini l’année 1975 comme étant « l’année internationale de la femme ». Le Burundi a aussi suivi cette volonté internationale en fournissant beaucoup d’efforts sur le plan de l’égalité des genres, a-t-il renchéri en démontrant que d’une part notre pays a signé et ratifié plusieurs instruments internationaux consacrant l’égalité entre les hommes et les femmes, entre autres, la Convention pour l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes. D’autre part, le Burundi ne ménage aucun effort pour intégrer ces engagements pris à l’échelle internationale dans son système juridique interne. A titre illustratif, il a dit qu’au niveau de la répression des violences basées sur le genre, le nouveau code pénal contient des dispositions plus sévères.

Les participants à cet atelier ont suivi des exposés aussi riches que variés dont l’harmonisation des concepts afférents au genre, les outils et cadres d’analyse du genre et développement ainsi que le genre et la programmation. Pour ceux qui ont soif de connaître la traduction en kirundi de ce vocable en vogue, ils ont été informés que, provisoirement, on retient que « genre » se traduit en kirundi par « imero nderano » à l’opposé de « imero ndemano » qui correspondrait au terme « sexe ». Vous saurez que cet atelier a été clôturé par le secrétaire général administratif du Sénat, Monsieur Ernest Mberamiheto.

 
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