Assemblée Nationale du Burundi

 

Accueil du site » Français » ACTIVITÉS » Actualité

Atelier de partage et d’échange d’information sur le contrôle interne dans l’administration publique burundaise

Publié jeudi 8 novembre 2012
parChristine Nahimana
:

C’est dans le souci d’informer les honorables députés des activités de l’Inspection Générale de l’Etat, IGE, qu’un atelier de partage et d’information sur le contrôle interne dans l’administration publique burundaise a été organisé à l’intention de ceux-ci ce 7 novembre 2012.

Les Députés étant des représentants du peuple, ils doivent être au courant de l’importance du contrôle interne, a fait savoir l’Inspecteur Général de l’Etat, Stany Nimpagaritse. De plus, a-t-il continué, entre l’IGE et l’Assemblée Nationale, il n’y a pas de relations directement hiérarchiques. Le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable François Kabura avait d’ailleurs souligné l’importance de cet atelier dans son discours prononcé lors de l’ouverture des activités de celui-ci : “ le contrôle parlementaire de l’Administration publique renvoie à la prérogative du Parlement de demander à l’administration de rendre compte de son action, notamment en ce qui concerne son fonctionnement et l’utilisation des fonds publics qui lui sont alloués” .

JPEG - 56.2 ko
l’Honorable François Kabura, Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, prononçant le discours d’ouverture de l’atelier

Les Honorables Députés ont échangé avec les hauts cadres de l’IGE sur base des thèmes qui ont été présentés à savoir :

- les Notions de base sur le contrôle interne ;

- le cadre juridique du contrôle interne au Burundi ;

- l’Etat des lieux des structures de contrôle interne dans l’administration publique au Burundi ;

- Responsabilité des acteurs en matière de contrôle interne.

Les questions posées étaient en rapport avec :
- l’indépendance des structures de contrôle interne dans les différentes structures administratives ;

- le non-recouvrement du trésor dilapidé ;

- les nombreuses institutions chargées de lutter contre la corruption et les malversations économiques avec un résultat qui n’est pas très satisfaisant, etc.

Dans les réponses fournies aux parlementaires, il leur a été porté à leur connaissance qu’en ce qui concerne les structures de contrôle interne au Burundi, l’indépendance n’est pas encore acquise. Il y a encore des préalables qui ne sont pas encore remplis. Selon l’IGE, l’indépendance requiert plusieurs éléments dont la compétence technique du personnel, la façon dont le personnel de ce secteur a été recruté, les conflits d’intérêts, l’aisance matérielle du personnel de ces structures de contrôle interne.

C’est ainsi que dans l’enquête qui a été menée dans les structures de contrôle interne par l’IGE, il a été constaté que les contrôleurs internes n’ont pas de compétences techniques suffisantes pour mieux s’acquitter de cette noble tâche. les moyens financiers sont aussi insuffisants. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’IGE a entrepris un travail de renforcement des capacités des contrôleurs internes relevant des entités suivantes : l’inspection générale des finances, la Régie nationale des postes, le ministère de l’Enseignement de base, le Ministère de l’enseignement supérieur, l’Hôpital Roi Khaled, le ministère de la Sécurité Publique, le ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, l’Office Burundais des Recettes, le Ministère de la Santé Publique et de lutte contre le Sida. Cela a été fait dans le souci d’aider les contrôleurs internes de surmonter certaines difficultés et pièges liés au milieu de travail.

JPEG - 62.1 ko
Honorable Bukumbanya posant une question dans les échanges

Pour l’IGE, le contrôleur interne est avant tout un conseiller des mandataires qui doivent rendre compte aux citoyens. Le contrôle interne est fait à priori et doit aider à redresser la situation dans l’administration.

Quant à ceux qui disent que les institutions publiques de lutte contre la corruption et les malversations économiques sont nombreuses alors que les résultats ne sont pas palpables, l’IGE s’en défend et affirme que ses missions sont spécifiques à elle seule. Par exemple, l’IGE n’a pas de compétence dans le recouvrement des fonds dilapidés. Ses rapports sont transmis à qui de droit.

 
BP 120 Bujumbura - Burundi | Tél. : +257 22 26 70 55/51 | Email : communication@assemblee.bi |