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Atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires

Publié mardi 22 février 2011
parChristine Nahimana
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La culture démocratique, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, le droit international humanitaire et sa mise en œuvre, les techniques de communication et de négociation, le leadership et le mangement, le lobbying et le plaidoyer, tels étaient les thèmes développés au cours d’un atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires qui a été ouvert lundi 21 février 2011 par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pie Ntavyohanyuma à l’Hôtel Club du Lac Tanganyika.

Dans son mot d’accueil, la Directrice Générale Adjointe de la Synergie des Partenaires pour la Promotion des Droits de la Femmes (SPPDF), Madame Libérate Nakimana, a signifié que son organisation et les partis politiques n’ont rien ménagé pour promouvoir la représentation de la femme burundaise dans les instances de prise de décision.

Pour la Directrice de l’IFES, l’organisation de cet atelier est une réponse au vœu exprimé par les femmes lors de leur mobilisation pour les élections. Elles avaient, en effet, a expliqué Madame Samia Mahgoub, déploré avec raison que dans un passé récent, certaines d’entre elles aient été relevées de leurs fonctions faute d’avoir obtenu un accompagnement adéquat et bénéficié du nécessaire renforcement de leurs capacités au cours de l’exercice de leur mandat.

Ce séminaire est donc venu à point nommé, s’est-elle réjouie, car si le grand pari de placer la femme à de nombreux postes de responsabilité est pour l’instant gagné, celui de l’y maintenir définitivement en tant qu’actrice crédible capable de promouvoir le développement du pays en général et des droits de la femme en particulier ne l’est pas encore.

Le Président de la Chambre Basse du Parlement a, dan son discours de circonstance, rappelé qu’il y a quelques mois, il a été observé que les femmes, qui constituent la grande majorité de la population burundaise, ont participé très activement dans le processus électoral de 2010. Et d’ajouter qu’elles ont pris de grandes décisions dans les divers votes auxquels elles se sont présentées à la foi comme électrices, mais parfois aussi comme candidates.

Nul n’ignore, a-t-il expliqué, que les résultats électoraux de 2010 ont montré que le Burundi occupe du point de vue de l’intégration des femmes au niveau des institutions de notre pays, une bonne place tant au niveau africain qu’au rang international. Il a cité l’exemple du Sénat où la représentation de 46% des femmes classe le Burundi en 1ère position en Afrique et 2ème au rang mondial après la Bolivie. A l’Assemblée Nationale, la représentation de 32 % des femmes classe le pays en 5ème position en Afrique. Quant au Gouvernement, neuf sur vingt et un ministères ont été mis sous la responsabilité des femmes, soit un effectif de 43 % des membres du Gouvernement.

Mais des progrès restent à faire, a reconnu l’Honorable Président de l’Assemblée Nationale et d’ajouter que ce sont les voies et moyens pour davantage d’intégration qu’il faut examiner. En tant que législateurs et ayant en en charge le contrôle de l’action gouvernementale, a-t-il rappelé, nous devons veiller de façon particulière à ce que des politiques de défense des droits de la femme et des politiques qui intègrent pleinement la femme dans la société, mais aussi dans la gestion de la chose publique soient initiées et mises en œuvre. En ce qui concerne la défense et la promotion des droits humains des femmes, a-t-il enchaîné, nous devons particulièrement veiller à la mise en application effective des dispositions du Code pénal révisé en rapport avec les violences dont les femmes sont victimes. Nous devons aussi veiller, a-t-il poursuivi, comme Parlement, à l’amélioration des conditions de vie de la femme, au suivi des stratégies de prise en charge socio-médicale pour les femmes victimes des violences et à la sécurité de la femme en général. En tant qu’élus du peuple, a-t-il ajouté, nous devons en outre, participer activement à l’éducation de la population, afin qu’elle intériorise les valeurs universelles relatives au respect des droits de la personne humaine, de l’égalité du genre et surtout à l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes.

Signalons que cet atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires qui a été organisé grâce au concours du ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, de la SPPDF, de l’USAID, de l’IFES et de l’IDASA va s’étendre sur une semaine.

Christine Nahimana

 
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