Assemblée Nationale du Burundi

 

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Atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires en leadership, communication et plaidoyer

Publié jeudi 13 décembre 2012
parClarisse Biraronderwa
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En dates du 10 au 12 décembre 2012, le Parlement du Burundi, à travers l’Association des Femmes Parlementaires du Burundi, AFEPABU, a organisé, en collaboration avec l’Union Interparlementaire, un atelier de renforcement des capacités des femmes parlementaires en leadership, communication et plaidoyer. Ces activités se sont déroulées à Bujumbura à l’Hôtel Sun Safari Club. Les cérémonies d’ouverture ont été rehaussées par la présence de la Première Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mo-Mamo Karerwa.

Dans le mot de bienvenue prononcé par la Présidente de l’AFEPABU, elle a, au nom de l’Association qu’elle préside et en son nom propre, a exprimé ses remerciements à l’endroit de l’Union Interparlementaire pour ses appuis multiformes en général au Parlement burundais et son engagement pour la promotion des droits de la femme et des principes démocratiques.

Elle a rappelé qu’actuellement, le Parlement est constitué de 80 pour cent de nouveaux membres, d’où la nécessité de renforcer leurs capacités afin de pouvoir mieux répondre à la problématique liée aux questions de genre et pouvoir jouer pleinement leurs rôles en tant que représentants du peuple et aussi améliorer leurs méthodes de travail dans le domaine de la communication, de leadership et de plaidoyer.

Dans son discours, la Déléguée de l’Union Interparlementaire a remercié le Parlement du Burundi et l’AFEPABU pour l’organisation et la tenue de ces assises. Madame Elaine Hemond a rappelé que l’UIP soutient le Parlement du Burundi depuis quinze ans et qu’actuellement, sa collaboration est particulièrement concentrée sur les besoins et le renforcement des capacités des femmes parlementaires.

Dans le discours prononcé par la Première Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mo-Mamo Karerwa a indiqué que dans le domaine de la promotion des droits de la femme, le Burundi a fait une avancée significative, en témoignent les textes de lois comme la Constitution et le Code Electoral, qui contiennent des dispositions accordant à la femme le droit de participer à la vie publique du pays. A cela s’ajoute les Accords d’Arusha ainsi que les autres instruments internationaux ratifiés par le Burundi, preuve de la prise de conscience du rôle prépondérant de la femme.

En outre, elle a indiqué que le chemin à parcourir est encore long. Pour cela, l’atelier en question a servi à renforcer les compétences de la femme parlementaire afin qu’elle puisse bien s’acquitter de sa mission, apporter sa contribution dans l’abolition des barrières socioculturelles et inciter les autres femmes à participer activement dans les partis politiques.

L’Honorable Mo-Mamo Karerwa a demandé à l’Union Interparlementaire de continuer à soutenir les activités liées au genre, notamment celles qui sont contenues dans le Plan Stratégique du Parlement et dont la tenue de cet atelier s’inscrit en ligne de mire.

L’objectif de cet atelier était donc d’aider les parlementaires à mieux repérer leurs compétences, y trouver des applications satisfaisantes, actualiser leurs visions et pratiques, gagner en assurance et, avec ce bagage, faire d’eux de meilleures représentantes de leurs citoyens.

Durant les trois jours de formation, les participantes ont pu s’imprégner du concept de leadership et les qualités d’un leader. Ainsi, un vrai leader est celui qui écoute avec patience et encadre les autres. Il prend des responsabilités et les assume. Il s’engage à défendre une cause jusqu’ au bout. Les participants ont aussi appris qu’il n y a pas de profil-type d’un parlementaire. Il n y a pas de modèle unique de leadership. C’est dans la diversité et la complémentarité que les parlementaires représentent la population. Les décisions prises par le Parlement sont plus pertinentes lorsqu’elles associent les hommes et les femmes et reflètent la diversité de la société.

Dans le domaine de la communication, des nouvelles connaissances ont été acquises. Ainsi, l’atelier a permis aux a permis aux participants de voir combien la communication est difficile. Pour être un bon leader, il faut être un bon communicateur. La parole est l’une des composantes de la communication, 55% du message vient d’autre chose que les mots, il vient du non verbal qui est le corps, le gestuel, la façon de se tenir. On n’improvise pas une communication, elle doit être le fruit d’une préparation.

En ce qui concerne les médias, les journalistes, les parlementaires doivent connaître le contexte médiatique du pays. Ils doivent connaître tous les médias et savoir tel ou tel médium est de quel penchant et quel est son audimat.

Les parlementaires sont appelés à écouter et à suivre de près tous les médias afin de savoir quel message ils leur livrent. Etant donné que c’est à travers les journalistes que le Parlement parle à la population, il faut donner aux journalistes un message clair afin de les limiter dans leur interprétation du message.

Le thème des violences basées sur le genre (VBG) a été également abordé. La question des violences basées sur le genre au Burundi est une question épineuse et difficile à traiter. Pour s’attaquer à ce problème, il a été préconisé de s’attaquer aux faits et à l’origine de ces questions. Il a été rappelé aux femmes parlementaires qu’elles ont tous les atouts qui mènent au changement. Elles sont la clé qui mène au changement. Elles doivent œuvrer pour changer les faits et les mentalités et ce changement peut se faire en misant sur l’éducation et la mise en place des textes de loi qui répriment les VBG.

 
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