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Atelier thématique pour les parlementaires burundais sur "la Convention de l’Union Africaine (dite de Kampala) relative à la protection et à l’assistance des Personnes Déplacées Internes"

Publié mercredi 20 mars 2013
parChristine Nahimana
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Le Burundi compte à peu près 79.000 Personnes Déplacées Internes, PDI, réparties dans 120 sites qui sont éparpillés dans 15 provinces du pays. C’est ce qui a été déclaré au cours d’un atelier organisé mardi le 19 mars 2013 dans les enceintes du CECORES par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, HCR, avec la participation de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs(CIRGL) et de l’International Displacement Monitoring Center (IDMC/ Conseil Norvégien pour les Réfugiés) à l’intention des parlementaires pour les familiariser aux instruments applicables en matière de déplacement interne.

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Le Président de la Commission ayant le rapatriement dans ses attributions, l’Honorable Norbert Ndihokubwayo prononçant le discours d’ouverture. A sa gauche la représentante du HCR au Burundi, Madame Catherine Huck

L’atelier a été organisé à point nommé car un projet de ratification par la République du Burundi sur la Protection et l’Assistance aux personnes déplacées en Afrique souvent appelée Convention de Kampala se trouve au Parlement burundais pour étude et ratification.

Dans l’esprit de la loi, trois solutions durables sont envisagées pour les PDI à savoir le retour aux lieux d’origine, la réinstallation par intégration dans les zones où les PDI ont trouvé refuge et la réinstallation dans une autre partie du pays ou relocalisation.

Pour le cas du Burundi, selon le rapport de profilage mené en 2011 par l’ISTEEBU, 85% des 79.000 PDI préfèrent la deuxième option. Sur les 120 sites, 67 % sont construits sur des terres domaniales alors que 34 sites connaissent des litiges fonciers.

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Vue partielle des honorables parlementaires à l’atelier

Certains parlementaires ont alors proposé le projet de transformer les sites en villages de paix. Ils exigent ainsi du Gouvernement l’accès aux services de base relatifs à la santé, aux écoles et aux marchés. Cependant, les représentants du peuple ont aussi proposé de tenir compte de la minorité en respectant le choix des 7 % qui veulent retourner chez eux et les 7% autres qui préfèrent la relocalisation.

Premier instrument régional au monde à imposer des obligations juridiques aux Etats, la Convention de Kampala en 2009 a été signé par 37 mais ratifié par 16.

Précisons que le Deuxième Vice-Président du Sénat, l’honorable Pontien Niyongabo, a procédé à la clôture de cet atelier.

 
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