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Audience accordée par l’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale à la Vice-Présidente de l’Awepa

Publié jeudi 16 juin 2011
parTharza Manirakiza
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En date du 15 juin 2011, le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable François KABURA, a reçu en audience la Vice-Présidente de l’AWEPA, Madame Lydia MAXIMUS. L’objet de cette visite était de présenter l’état d’avancement de la préparation de l’atelier sur le processus de Vérité et Réconciliation au Burundi prévu au mois de juillet 2011.

Madame Lydia Maximus a expliqué qu’elle était venue présenter la lettre d’invitation des participants pour qu’elle soit signée par les deux Présidents des Chambres du Parlement. Comme ils étaient en visite à l’étranger et que l’envoi de cette invitation avait une signification politique importante, elle devait avoir l’accord de l’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale pour qu’elle soit envoyée telle quelle.

A cela, le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale lui a suggéré que la lettre sera scannée et envoyée aux deux Présidents pour qu’ils la signent et a fait savoir que la lettre signée serait disponible une journée après et l’AWEPA pourra l’envoyer dans les délais.

La Vice-Présidente de l’AWEPA a continué en expliquant comment cet atelier sera organisé. Elle a fait savoir que 50 cadres des Ministères ayant la justice, l’intérieur, la sécurité publique et la défense nationale dans leurs attributions seront conviés à cet atelier et les Ministres de tutelle recevront des lettres spécifiant les critères pour le choix des participants. A ceux-là s’y ajouteront les Procureurs Généraux de la République, les membres de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, les membres de la société civile et les membres du corps diplomatique. Il va sans dire que les Honorables Députés et Sénateurs participeront évidemment eux aussi à cet atelier. Le financement sera assuré par l’AWEPA et le BNUB.

Parmi les animateurs de cet atelier se trouvent Monseigneur Barega du Togo ainsi que Madame Latifa, une parlementaire du Maroc. Les deux personnalités veulent partager avec les Burundais leurs expériences sur le déroulement du processus de vérité et réconciliation dans leurs pays respectifs.

L’Honorable Lydia MAXIMUS a fait savoir qu’un large débat est attendu et que toutes les questions qui seront posées et les réponses y apportées seront mentionnées dans un rapport exhaustif qui sera produit à la fin de l’atelier. Le Bureau des Nations Unies au Burundi a accepté de produire le rapport final de cet atelier.

Prenant à son tour la parole, le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que cet atelier vient à point nommé. Il a rappelé que Son Excellence le Président de la République a déjà mis en place un Comité technique qui est chargé de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation. L’Assemblée Nationale doit aussi s’informer et s’imprégner de ce processus pour qu’il joue son rôle de sensibilisation de la population. Les expériences des autres pays apporteront un plus, car elles permettront d’en savoir plus sur les mécanismes de justice transitionnelle. Quant à la demande de financement des descentes sur terrain que l’Assemblée Nationale avait soumise à l’AWEPA, Madame Lydia MAXIMUS a fait savoir que la proposition doit être bien étudiée, afin que l’AWEPA ne se retrouve pas à financer des activités personnelles des Députés. Elle a suggéré plutôt que les activités soient financées au niveau provincial sans distinction d’appartenance politique et que les Députés travaillent en collaboration avec la Société Civile et tous ceux qui sont actifs sur le terrain.

Le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que l’Assemblée Nationale avait demandé de financer des descentes qui abondent dans le même sens que cette proposition faite par Mme Lydia MAXIMUS. Il a affirmé que le Burundi a des bases solides et beaucoup de potentiel pour atteindre la stabilité politique, mais qu’il a aussi besoin du soutien de ses amis et partenaires.

Un autre sujet qui a été abordé concerne la situation post-électorale au Burundi. Mme Lydia MAXIMUS a fait part à son hôte que selon les contacts qu’elle a eus avec les leaders de l’opposition, ces derniers souhaiteraient qu’il y’ait un dialogue avec le Gouvernement. Elle a aussi fait savoir que vu la situation dans lequel est le pays actuellement, le point de vue de l’AWEPA est qu’il y ait ce dialogue dans un cadre légal bien connu, mais que ce dialogue ne soit pas dans le sens de partage du pouvoir. Un autre préalable dont elle a parlé est qu’elle a déjà annoncé à ces leaders de l’opposition qu’ils doivent reconnaître et accepter les résultats des dernières élections et qu’ils doivent reconnaître la légitimité du pouvoir en place.

A cela, le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que le cadre de discussion existe déjà au Burundi car ce sont ces mêmes leaders des partis politiques qui l’ont mis en place. Ce qui est nécessaire est de participer dans ces mécanismes et s’ils les trouvent imparfaits, de proposer des améliorations à faire pour qu’il y ait un bon fonctionnement.

En conclusion, le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a dit que les mécanismes de justice transitionnelle sont déterminants dans la connaissance de la vérité et de la réconciliation du peuple. Ils aideront dans la clarification des crimes commis et dans la levée de l’impunité dans le pays. Il a aussi remercié l’AWEPA pour tout ce qu’il a déjà fait et continue à faire pour accompagner le Burundi dans le processus de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle.

Clarisse Biraronderwa

 
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