Assemblée Nationale du Burundi

 

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Campagne du plaidoyer sur le premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD 1) et l’importance du secteur agricole

Publié mardi 26 octobre 2010
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Pour cette année en cours, les Honorables Parlementaires devraient parvenir, en accord avec le Gouvernement, à doubler, voire tripler la part du budget alloué à l’agriculture pour l’année 2010. Cette assurance émane du Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale qui, avec les Honorables Députés de la Commission de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement et du Développement Communal, a rencontré les associations des agriculteurs du Burundi. C’était le 18 octobre 2010 au Palais des Congrès de Kigobe à l’occasion de l’ouverture de l’exposition photos dans le cadre de la campagne du plaidoyer sur le premier Objectif du Millénaire pour le Développement (l’OMD 1) et l’importance du secteur agricole.

Ouverte solennellement par le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable François Kabura, cette exposition photos a également été rehaussée par la présence du Deuxième Vice-Président du Sénat, l’Honorable Pontien Niyongabo et l’Ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi, M. Jozef Smets qui a reconnu qu’au cours des dernières décennies, très peu d’attention a été accordée dans les politiques menées par la plupart des donateurs au rôle joué par l’agriculture. Ces dernières années, et certainement suite à la crise alimentaire mondiale, on a cependant assisté à un revirement de la situation et on voit que l’agriculture occupe maintenant une place plus importante dans l’agenda des penseurs du développement et des décideurs politiques, s’est-il réjoui. Et d’enchaîner que c’est d’ores et déjà un mérite que l’on peut attribuer au premier objectif du millénaire.

Dans son discours d’ouverture, l’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a rappelé que le secteur agricole fait vivre plus de 90% de la population et participe, pour plus de 50%, au Produit Intérieur Brut. Il procure au pays plus de 80% des recettes d’exportation, a-t-il renchéri, avant de féliciter les organisateurs de cette exposition qui, il n’en doute pas, permettra aux différents bailleurs dans le secteur agricole d’être mieux informés sur les efforts déployés par l’Etat burundais et ses partenaires en vue de juguler la faim et développer l’économie du Burundi. L’Assemblée Nationale, a poursuivi l’Honorable François Kabura, appuie de toutes ses forces la politique agricole du Gouvernement, dont les principaux axes sont :

-  l’accroissement durable de la productivité et de la production agricoles ;

-  la promotion des filières de l’agriculture de rente dans une perspective d’amélioration et de développement des sources de revenus ;

-  la professionnalisation des producteurs et le développement des initiatives privées ;

-  le renforcement des capacités de gestion et de développement du secteur agricole afin de jeter les bases d’une transformation progressive de l’agriculture de subsistance en une agriculture de marché rentable et gérée par des professionnels.

Le Gouvernement du Burundi, a expliqué l’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, a en effet souscrit à des engagements internationaux afin de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion des personnes qui souffrent de faim. C’est ainsi que le Gouvernement prévoit l’augmentation progressive des moyes financiers alloués au secteur agricole jusqu’à 10% du budget national d’ici 2012, a renchéri l’Honorable François Kabura qui a reconnu que le budget de 3,6% alloué actuellement au secteur agricole est de loin inférieur à celui prévu dans les engagements des accords de Maputo. Et de rassurer que c’est la raison pour laquelle l’Assemblée nationale veillera à ce que les budgets qui seront cotés dans ce secteur s’inscrivent dans la droite ligne de cet engagement. Plus concrètement, pour cette année en cours, nous devrions parvenir, en accord avec le Gouvernement, à doubler, voire tripler, la part du budget alloué à l’agriculture pour l’année 2010, a-t-il martelé.

Prenant la parole à leur tour, les agriculteurs burundais ont révélé qu’ils font face à beaucoup de problèmes. A côté du financement agricole qui reste très bas, les organisations de producteurs agricoles trouvent que le mouvement paysan n’est pas suffisamment accompagné par les pouvoirs publics. Ils trouvent aussi qu’ils n’ont pas d’accès aux intrants (engrais et semences) et souhaitent également la sécurisation foncière, l’adhésion des parties prenantes, la gouvernance institutionnelle dans les ministères de tutelle et le contrôle de l’aide alimentaire. A ce propos, la cargaison du riz japonais qui est maintenant en route inquiète les riziculteurs au premier chef. Mais l’Honorable Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale leur a promis de faire siennes leurs préoccupations, toujours en solidarité avec le Gouvernement.

NAHIMANA Christine

 
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