Assemblée Nationale du Burundi

 

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Discours prononcé par Son Excellence le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, à l’occasion de l’ouverture solennelle de la Session parlementaire ordinaire de février 2011.

Publié mardi 8 février 2011
parTharza Manirakiza
:

Bujumbura, Palais des Congrès de Kigobe, le 07 février 2011

Excellence Honorable Deuxième Vice-Président de la République ;

Honorable Ombudsman ;

Honorables Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale ;

Honorables Députés ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Monsieur le Vice-Président de la Cour Suprême ;

Madame le Président de la Cour Constitutionnelle ;

Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Membres de la Force de Défense Nationale ;

Mesdames et Messieurs les Membres de la Police Nationale ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des formations politiques agréées ;

Messieurs les Membres des confessions religieuses ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Conformément aux articles 188 et 193 de la Constitution de la République du Burundi, c’est aujourd’hui, le 07 février 2011, le premier lundi du mois, que nous procédons à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de février 2011. Permettez-nous d’abord de nous acquitter d’un agréable devoir : celui de vous remercier, vous tous nos invités qui, en dépit de vos nombreuses occupations, êtes venus rehausser de votre présence les présentes cérémonies. Il s’agit pour nous d’un témoignage de votre soutien aux activités de l’Assemblée Nationale. Nous saisissons cette heureuse opportunité, pour vous souhaiter aussi la bienvenue, à vous aussi chers collègues Députés, qui rentrez du congé parlementaire du mois de Janvier. Sans aucun doute, ce congé parlementaire aura permis à chacun de vous, non seulement de renouer les relations avec nos électeurs mais aussi et surtout de prendre connaissance de leurs préoccupations.

En ce début de session, qu’il nous soit également permis de remercier toutes les personnes qui, pendant ce congé parlementaire, ayant côtoyé les Députés ou les ayant reçus chez eux, ont bien accepté d’échanger avec eux à cœur ouvert et en toute franchise. L’Assemblée Nationale tirera certainement de ces échanges les enseignements nécessaires.

Excellences ;

Honorables Députés ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Au cours de cette session, et comme à l’accoutumée, l’Assemblée Nationale remplira ses missions constitutionnelles, à savoir : le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Elle organisera des descentes sur terrain, des activités en rapport avec le renforcement des capacités des Honorables Députés et des fonctionnaires de l’Assemblée Nationale et poursuivra la diplomatie parlementaire.

En ce qui concerne l’analyse et le vote des lois, l’Assemblée Nationale se penchera sur l’ordre du jour qui nous a été envoyé par le Gouvernement. Cet ordre du jour comprend huit projets de loi. Deux de ces projets n’ont pas encore été soumis à l’analyse des Commissions permanentes. Il s’agit des projets de loi suivants :

1° le projet de loi portant Création et Gestion des Aires Protégées au Burundi ; 2° le projet de loi portant Révision de la loi n°1/03 du19 février 2009 relative à l’organisation de la privatisation des entreprises à participation publique, des services et des ouvrages publics. En ce qui concerne les six autres projets de loi remis sur l’ordre du jour envoyé à l’Assemblée Nationale par le Gouvernement, ceux-ci sont déjà à l’étude au niveau des Commissions permanentes depuis la session d’octobre 2010.

Ces projets de loi sont, pour rappel, les suivants :

1° le projet de loi portant Stratégie nationale de développement de la statistique au Burundi (SNDS- Burundi) 2010-2014 ;

2° le projet de loi portant Code des sociétés ;

3° le projet de loi portant Statut des anciens combattants ;

4° le projet de loi portant Ratification par la République du Burundi du Protocole de la Cour de Justice de l’Union Africaine ;

6° le projet de loi portant Exercice de la profession vétérinaire ;

7° le projet de loi portant Révision du Code foncier du Burundi.

Le fait que les Commissions permanentes en soient déjà saisies rendra certainement leur analyse et leur adoption aisées et plus rapides. Nous sollicitons, néanmoins, la disponibilité et l’implication de toutes les Commissions permanentes ainsi que celles du personnel de l’Assemblée Nationale, pour que tous ces projets de lois, ainsi que tous les autres, que le Gouvernement nous enverra ultérieurement, soient analysés et adoptés dans les délais. Etant donné que les Commissions permanentes travaillent avec les membres du Gouvernement, nous invitons également ceux-ci à continuer, comme par le passé, à être disponibles lorsqu’ils seront invités par l’Assemblée Nationale à participer aux travaux en Commissions.

S’agissant du contrôle de l’action gouvernementale, des questions orales qui devaient être posées par les Députés membres de la Commission de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation sont restées en suspens. Ces questions concernaient les Ministères ayant en charge la Communauté Est Africaine, la bonne gouvernance, le commerce et l’industrie ainsi que les finances.

A côté de ces questions orales restées en suspens et qui seront rapidement relancées, il y aura d’autres questions en rapport avec les préoccupations des populations, questions qui auront été recueillies par les Députés au cours de leur congé parlementaire. Le volet contrôle de l’action gouvernementale s’intéressera également à d’autres questions en rapport avec l’évolution de la vie du pays au cours de cette session. Afin que le travail parlementaire soit bien accompli, l’Assemblée Nationale continuera à organiser des ateliers et des séminaires d’information et de formation pour les Honorables Députés ainsi que pour le personnel d’appui de notre Institution.

En ce qui concerne la diplomatie parlementaire, l’Assemblée nationale va redynamiser la coopération interparlementaire, à travers des visites de délégations parlementaires à l’étranger ainsi que par le biais des échanges avec nos partenaires.

Honorables Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Au cours de la session parlementaire ordinaire d’octobre 2010, l’Assemblée Nationale a tenu compte, dans l’accomplissement de ses missions, des idées en provenance de la société civile et des partis extra-parlementaires. Ces idées ont eu parfois un apport positif au niveau de notre travail parlementaire, notamment dans l’analyse de certains projets de loi.

C’est pourquoi, au nom de l’Assemblée Nationale, nous saisissons cette occasion pour remercier les membres de la société civile ainsi que certains partis extra-parlementaires qui ont donné, à l’Assemblée Nationale, leur contribution au cours de la session passée. Nous saisissons cette occasion pour porter à la connaissance de tous, que l’Assemblée Nationale restera toujours ouverte à toutes les contributions positives. Nous voudrions, par ailleurs, rappeler que les séances plénières de l’Assemblée Nationale sont accessibles à tout le monde. Le souhait de l’Assemblée Nationale est que la législature 2010-2015 soit celle de l’ouverture et de l’écoute. Nous pensons que les idées de tout un chacun contribueront, de façon positive, à améliorer le travail parlementaire.

C’est de cette façon que l’Assemblée Nationale, qui se veut être une Institution par excellence de dialogue et de débat contradictoire, un haut lieu de représentation nationale, où s’exprime la diversité des opinions dans la tolérance et la complémentarité, compte donner sa contribution à la promotion d’une culture démocratique dans notre pays.

Excellences ;

Honorables Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La session parlementaire ordinaire de février 2011 commence au moment où notre pays est dans la phase de consolidation de la paix, de la sécurité et du développement socio-économique. C’est ce qui est ressorti du rapport du Gouvernement pour l’année 2010 et de ses perspectives pour l’année 2011, tels que présentés à l’occasion du Congrès du Parlement organisé au mois de décembre 2010.

Nous voudrions ici exprimer notre appui à ce programme et lancer, à cet effet, un appel pressant à nos concitoyens et à nos partenaires étrangers pour que nous nous attelions tous à soutenir ce programme du Gouvernement. Notre constat est qu’ici et là des voix se font parfois entendre, peut-être à juste titre, pour parler de la pauvreté de notre pays. A notre avis, il est vain de nous apitoyer et de nous lamenter simplement sur notre sort, comme si la pauvreté était une fatalité. Nous devons plutôt mettre ensemble notre intelligence et nos possibilités pour nous consacrer sans réserve au développement de notre pays. C’est là le défi qui, en ce moment, s’impose à nous.

Répondons à l’appel lancé par Son Excellence le Président de la République au peuple burundais, qui nous invite à changer de comportement au service et dans nos familles. Employons-nous à consolider l’Etat, notamment par la lutte contre la corruption et les malversations économiques, par un travail bien accompli dans les différents secteurs où nous sommes au service de la nation.

Excellences ;

Honorables Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames Messieurs ;

Même s’il subsiste des limites ou des pesanteurs, un certain nombre d’efforts ont été consentis ou sont envisagés pour faire que notre pays soit un pays où il fasse bon vivre et soit mis sur la voie du développement. Il est ainsi heureux que la part du budget consacré à l’agriculture soit passé de 3% en 2010 à 11% pour l’année 2011. L’agriculture occupe 90% de notre population et peut être le fer de lance du développement de notre pays. Par ailleurs, en vue de libérer les terres cultivables, le Gouvernement projette la construction des villages populaires dans toutes les provinces du pays durant les cinq prochaines années. Cela pourra, nous l’espérons, libérer des terres cultivables et permettre une meilleure rationalisation de l’agriculture. Nous notons avec satisfaction que les mesures de gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq ans et la maternité pour les femmes qui accouchent entrent en application et ne tarderont pas à porter de façon visible leurs effets.

La construction sans relâche des écoles, des centres de santé et d’autres infrastructures témoigne des efforts que nous faisons pour développer notre pays. Nous sommes reconnaissants pour l’aide appréciable qui est apportée par nos partenaires dans les efforts de développement de notre pays.

Excellences ;

Honorables Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames Messieurs ;

Dans tous les domaines de la vie d’un pays, il n’y a pas de progrès possible sans paix ni sécurité. Nous saisissons cette occasion pour remercier le Gouvernement pour les efforts qu’il ne cesse de faire pour asseoir la paix et la sécurité dans notre pays. Nous l’encourageons à poursuivre ces efforts pour que les Burundais et les étrangers vivant dans notre pays puissent y vivre en toute quiétude. Ainsi, vivant en paix et en sécurité, les Burundais pourront se consacrer au développement du pays et nos partenaires seront rassurés pour investir et aider dans les différents secteurs de la vie du pays.

Excellences ;

Honorables Députés ;

Distingués invités ;

Mesdames Messieurs ;

Nous voudrions terminer notre propos en remerciant encore une fois tous nos invités pour être venus rehausser de leur présence cette cérémonie. Nous voudrions également souhaiter aux honorables députés beaucoup de succès dans leurs travaux au cours de cette session.

Et c’est sur ce souhait que nous déclarons ouvertes les activités de la Session Ordinaire de février 2011.

Nous vous remercions.

 
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