Assemblée Nationale du Burundi

 

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Elus et Eglise unis pour une même cause : le bien-être du peuple

Publié dimanche 20 novembre 2016
parChristine Nahimana
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Dimanche 20 novembre 2016, l’Eglise Catholique du monde entier célèbre la fête du Christ Roi. Cette cérémonie coïncide avec la clôture, par le Saint Père, de l’année jubilaire de la Miséricorde divine.

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Le Président de l’Assemblée Nationale et son épouse pendant la messe

Pour rappel, cette année jubilaire couvrait la période du 08 décembre 2015 au 20 novembre 2016. Au Burundi, cette année qui a été inaugurée au Sanctuaire Marial de Mugera, en province de Gitega le 08 décembre 2015 a été clôturée dans tous les diocèses du pays le dimanche 13 novembre 2016. C’est par solidarité avec le Saint Siège de Rome que cette cérémonie de fermeture des portes de la Miséricorde divine s’est déroulée en grandes pompes au niveau national au Sanctuaire Marial du Mont Sion à Gikungu. Tous les Evêques du pays avaient donc répondu à ce rendez-vous auquel participait aussi le Nonce Apostolique.

Dans son homélie, l’Archevêque de Bujumbura a rendu grâce pour tous les bienfaits que les chrétiens ont bénéficié au cours de cette année jubilaire. Monseigneur Evariste NGOYAGOYE a aussi précisé que la fête du Christ Roi qui clôture l’Année liturgique C pour entamer celle A. Après cette fête suivra dimanche prochain la période de l’Avent qui nous mènera à la Noel, a rappelé l’Archevêque de Bujumbura qui a insisté sur la signification de la Croix.

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Mr Evariste Ngoyagoye célèbrant la messe

C’est sur la Croix que Jésus Christ a manifesté qu’il était Roi. Auparavant, un ange avait prédit qu’un Roi naîtra de la lignée de David. Mais Jésus qui est né dans une pauvreté extrême, dans une étable, ne pouvait pas prétende au trône, selon ses confrères. Devenu grand, il a gardé cette attitude d’humilité, même si sa maturité d’esprit se manifestait en toute occasion, comme lorsqu’il a été tenté par le diable. Le Prédicateur du jour a aussi cité le cas du jour où le peuple a voulu introniser Jésus Christ comme Roi mais ce dernier s’est effacé. A Jérusalem, même si il a été reconnu comme Roi, Jésus Christ a monté sur un simple cheval alors que les rois montaient sur des chameaux blancs. Lorsque Pilate lui a demandait s’il était roi, Jésus Christ a répondu par l’affirmative mais a nuancé qu’il n’était pas Roi sur la terre.

C’est donc sur la Croix que l’un des deux brigands crucifiés en même temps que Jésus Christ a pressenti que ce denier était Dieu. Mais avant le brigand, c’est la Vierge Marie qui avait compris, la première, que Jésus Christ était un Roi. Quand Il est ressuscité des morts, tous les doutes se sont dissipés, a démontré l’Archevêque de Bujumbura avant d’ajouter que nous sommes venus adorer ce Roi des rois pour qu’il nous guide dans le droit chemin.

Le Gouvernement du Burundi était représenté dans ces cérémonies par le Président de l’Assemblée Nationale. Le Très Honorable Pascal NYABENDA, dans son allocution, a d’abord remercié l’Eglise Catholique qui s’est souvenue des chrétiens qui occupent des fonctions dans les hautes sphères du pays en organisant spécialement pour eux des enseignements en vue de passer par la porte de la miséricorde. Et de conclure que quand l’organisation se passe bien, le résultat devient meilleur.

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Le Président de l’Assemblée Nationale prononçant son discours

En tant qu’Elu du peuple, a poursuivi le Président de la Chambre basse du Parlement, il a une lueur d’espoir. Il y a une nette amélioration si on compare le moment présent avec la situation qui prévalait fin avril 2015, a-t-il confié. Aujourd’hui, a-t-il renchéri, les autorités ecclésiales discutent avec les différentes autorités du pays pour trouver un consensus. Il les a encouragées de continuer sur la même lancée.

Cependant, le Numéro Deux Burundais a sollicité le concours de l’Eglise catholique à deux niveaux. D’abord pour la sensibilisation des réfugiés burundais pour le retour au bercail. En effet, a-t-il expliqué, parmi les réfugiés, il y a ceux qui ont envie de retourner chez eux mais qui ont peur de manifester cette envie. De mèche avec les Représentants du peuple, l’Eglise catholique peut contribuer à sensibiliser ces exilés pour qu’ils viennent passer la Noel chez eux. Ensuite, les Elus et les hommes de l’ Eglise Catholique devraient s’unir pour une même cause, à savoir la lutte contre la pauvreté. La création d’emplois est un pari que doit gagner la collaboration étroite entre l’Eglise, le Gouvernement et les Elus du peuple.

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vue partielle des chrétiens

Le Président du Conseil Episcopal du Burundi en même temps Evêque du Diocèse de Ngozi, Monseigneur Gervais BANSHIMIRUBUSA a lui aussi reconnu le pas déjà franchi en matière de collaboration entre l’Eglise catholique et le Gouvernement. Cependant, a-t-il nuancé, force est de constater qu’il reste encore à faire. Selon lui, les réfugiés entendent cet appel mais hésitent rentrer, pourquoi ? s’est-il interrogé.

Vous saurez que même si l’année jubilaire de la miséricorde divine s’est clôturée, il y a d’autres voies de trouver cette miséricorde qui est du reste inépuisable. C’est par exemple par voie des pélerinages.

 
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