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Gratuité scolaire : les autorités, les enseignants, les élèves, les parents reconnaissent l’impact positif de cette mesure du Gouvernement .

Publié mardi 16 mars 2010
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Du 22 au 26 Février 2010 , les Députés membres de la Commission Education, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, de la Culture et de la Communication se sont rendus dans les Provinces CANKUZO, RUYIGI et KARUSI pour évaluer l’impact de la mesure du Gouvernement portant gratuité de l’enseignement à l’école primaire. Les écoles primaires ainsi que leurs directeurs ont été visités, sans laisser derrière les Inspecteurs Provinciaux et Communaux, les parents membre du Comité des parents des écoles visitées, ainsi que les élèves. Les avis des Gouverneurs des Provinces visitées ont été recueillis et il en est ressorti que la mesure de la gratuité de l’enseignement primaire a été bénéfique pour la population.

Tous les intervenants apprécient cette mesure et affirment que c’est une mesure salutaire qui est venue appuyer les parents pauvres surtout les veufs et les veuves, ainsi que les défavorisés comme les Batwa. Mêmes les parents qui ont beaucoup d’enfants et qui ne pouvaient pas payer le matériel scolaire et les frais scolaires ont pu envoyer leurs enfants à l’école. Les filles ont un effectif important dans les écoles que les garçons. En un mot, les effectifs sont beaucoup plus élevés, le taux de scolarisation a monté remarquablement, ils ont même doublés dans les Ecoles Primaires après la prise de cette décision gouvernementale. La délinquance a cessé. Les Batwa ont pu avoir accès à l’école alors qu’ils ne le pouvaient pas avant cette mesure. Les écoles où il y a les cantines scolaires ont des effectifs considérables. Les écoliers mangent à l’école et les familles pauvres qui n’ont pas à donner aux enfants pour aller à l’école se voient dépourvus de ce problème. La sensibilisation des autorités et les parents qui ont des enfants qui sont à l’école poussent les enfants à aller à l’école. Malgré cet engouement à fréquenter l’école, des points faibles se sont fait remarquer. Il s’est fait que le taux de réussite a baissé et la qualité de l’enseignement reste un problème à résoudre. Du fait de ces effectifs élevés, les écoliers se partagent un seul banc à quatre et l’encadrement est difficile.

Il ya manque criant d’Enseignants d’où on essaie de faire la double vacation pour éviter ce surpeuplement dans les écoles. Cela ayant un impact négatif quant aux heures d’études consacrées aux écoliers. Il arrive qu’ils n’étudient même pas une demi-journée toute entière. L’enseignant, doué qu’il soit, ne peut être à la hauteur d’encadrer et d’enseigner une classe de 100 écoliers à lui seul. Il y a manque d’infrastructures même si on essaie de les construire ici et là. D’autres sont en mauvais état et sont à réhabiliter.

En fait la trilogie enseignant – enseigné- moyens matériels n’est pas respecté du fait que cette mesure a été prise tôt avant de décider des mesures d’accompagnement pour la réussite de la mesure. Des recommandations ont été émises à l’encontre du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale pour rendre pérenne cette mesure de gratuité. Tous les intervenants demandent d’adapter cette mesure à la situation du moment.

La mesure gouvernementale devrait rester éternellement car elle est salutaire. Seulement il faut engager et motiver de plus en plus les enseignants. Construire plusieurs autres écoles là où c’est une nécessité. Le maintien des cantines scolaires est à mettre dans le calendrier du Gouvernement et user de tous ses moyens pour nourrir ces écoliers qui n’ont pas à manger à la maison. Le matériel scolaire notamment les pupitres, les craies, les livres, etc. sont sollicités en quantité suffisante. Les latrines et l’eau potable sur chaque école est une condition sine qua non et le manque de ceux-là a un impact très négatif sur la vie des écoliers. Du fait du nombre croissant des effectifs qui vont à l’école dans ces jours, il faut construire beaucoup des écoles secondaires parce que dans les jours à venir les effectifs vont s’accroitre aussi dans les écoles secondaires.

Eric NDAYISHIMIYE

 
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