Assemblée Nationale du Burundi

 

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Journée d’échange et d’informations des parlementaires avec les Organisations Internationales sur leurs domaines d’intervention au Burundi.

Publié jeudi 1er mars 2012
parChristine Nahimana
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Le 1er mars 2012 a été une journée d’échange d’informations des parlementaires avec les Organisations Internationales sur leurs domaines d’intervention au Burundi. Les activités de cette journée ont été qualifiées d’être d’une importance capitale par le Deuxième vice Président de l’Assemblée Nationale qui a prononcé le discours de circonstance.

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Au milieu : le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable François Kabura, prononçant le discours de circonstance

L’Honorable Kabura François a souligné dans son discours que le combat quotidien que le Burundi mène pour l’amélioration des conditions de vie des populations, le Gouvernement travaille de concert avec les Organisations Internationales. Celles-ci en collaboration avec les ministères techniques, elles interviennent dans plusieurs domaines dont entre autres la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’habitat, la prise en charge des réfugiés et des rapatriés, la protection de l’environnement, la prévention des crises socio-politiques, la promotion des droits de l’Homme et la gouvernance démocratique. Leurs activités s’étendent sur tout le territoire national.

Le Deuxième Vice-Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que les actions de ces divers acteurs au développement doivent être cohérentes en vue d’atteindre de meilleurs résultats. De plus, a continué l’Honorable François Kabura, en ce qui concerne les institutions internationales pour leur efficacité, l’administration et la population bénéficiaire doivent être informées du cadre d’action et des opportunités offertes par ces organismes. Comme le parlementaire vit aux côtés de ses électeurs et est en même temps porte-parole des réalités du terrain et de la perception par les citoyens des mesures prises aux niveaux national et international, il ne peut être exclu du débat public sur les activités des Organisations Internationales menées au Burundi. L’Honorable François Kabura estime que le parlementaire est de ce fait le meilleur relais pour porter à la base l’information et la justification des décisions prises ou à prendre notamment par les organisations internationales.

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une vue partielle des participants

Les parlementaires doivent en permanence vérifier si les activités des Organisations Internationales répondent aux besoins réels de la population et qu’elles sont conformes aux politiques nationales. Les parlementaires doivent s’engager à ce que les organismes internationaux aient un maximum de facilités par des actions de sensibilisation de la population et des autorités locales sur le fonctionnement de ces institutions.

Le Deuxième Vice-président de l’Assemblée Nationale a terminé son allocution en souhaitant aux parlementaires de profiter de cette occasion pour mieux comprendre les opportunités offertes par la coopération avec les organisations internationales. Elles vont également établir des voies de renforcement des relations entre les Parlementaires et ces institutions.

Les participants ont échangé sur des exposés en rapport avec le mandat du Bureau des Nations Unies, le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement "UNDAF" et, enfin, l’indépendance politique et l’aide économique au développement.

Concernant les deux premiers exposés, Mesdames Karin Landgren, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi et Sori-Coulibaly, Représentante Spéciale Adjointe du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) et Coordonnatrice humanitaire au Burundi, ont fait savoir que le Système des Nations Unies ne constitue pas un bailleur de fonds, mais plutôt un catalyseur pour avoir des financements. Elles ont rappelé aux participants le contenu de la Résolution 2027 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui mentionne le mandat du BNUB.

En ce qui concerne l’UNDAF, instrument de planification des interventions des Nations Unies au Burundi, il a déjà été dépensé 230.477.290$ au cours des années 2010 et 2011. Madame Sori-Coulibaly a ajouté qu’afin de contribuer aux priorités nationales, l’UNDAF 2010-2014 est entrain d’être revu et aligné sur le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte Contre la Pauvreté, deuxième génération (CSLP II). Les deux conférencières ont accepté de continuer à échanger avec les parlementaires sur les questions en rapport avec le mandat du BNUB et les programmes exécutés par les agences des Nations Unies au Burundi, chaque fois que de besoin.

Après la séance d’échange sur les deux premiers thèmes, les participants ont également suivi avec intérêt le dernier thème en rapport avec l’indépendance politique et l’aide économique au développement présenté par le professeur d’Université et chercheur à l’IDEC Elias Sentamba. Celui-ci est revenu sur la définition du terme « indépendance politique » d’un pays où c’est l’Etat qui gère librement ses affaires au regard des défis qui lui sont en face et ne reçoit pas des ordres d’un autre Etat ou d’une quelconque organisation extérieure. En appliquant cette définition aux pays africains, certains chercheurs parlent d’indépendance des seuls drapeaux.

S’agissant de l’aide économique au développement, il a parcouru toutes les formes d’assistance développées par les bailleurs partenaires des pays en développement. Les participants ont constaté que malgré les soutiens financiers accordés aux pays en voie de développement, cette aide ne peut générer une croissance économique soutenue que si le pays bénéficiaire suit une politique de bonne gouvernance.

Les participants ont posé des questions également en rapport avec ce thème et ont également aussi partagé des commentaires constructifs en rapport avec l’efficacité de l’aide au développement accordé aux pays pauvres.

 
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