Assemblée Nationale du Burundi

 

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Journées parlementaires sur« la justice transitionnelle et le fonctionnement de la Commission Vérité et Réconciliation au Burundi »

Publié dimanche 10 juillet 2011
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Ces activités qui ont été organisées par les Parlement du Burundi en collaboration avec l’Association des Parlementaires Européens Partenaires de l’Afrique « AWEPA » ont vu en outre les Honorables Députés et Sénateurs, la participation des représentants de l’administration publique, des partis politiques, des confessions religieuses, du monde scientifique, de la Force de Défense Nationale et de la Police Nationale et des organisations de la société civile.

Dans son discours d’ouverture, le Président de l’Assemblée Nationale a souligné qu’aujourd’hui, le Burundi essaie de tourner progressivement la page des situations extrêmement difficiles et pénibles qu’il a traversées depuis l’indépendance. Pour lui, l’heure semble même venue par avancer résolument vers la réconciliation entre Burundais.

Cette marche vers la paix et la réconciliation, commencée par les différents acteurs politiques à travers l’Accord d’Arusha signé en août 2000, n’est possible que si, par rapport à notre passé, nous recherchons d’abord à rétablir la vérité sur le passé de notre pays, a ajouté l’Honorable Pie Ntavyohanyuma avant de renchérir que c’est cette vérité qui nous libérera et nous permettra de faire le pas vers le pardon et la réconciliation, ainsi que vers une paix durable entre filles et fils de ce pays.

Preuves à l’appui, le Président de la Chambre basse du Parlement burundais a démontré que le Burundi s’est déjà engagé dans le processus de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle. A côté des consultations nationales y relatives qui ont déjà eu lieu aussi bien à l’intérieur du pays que pour les Burundais vivant à l’extérieur, et le Décret n° 100/152 du 13 juin 2011 par lequel le Président de la République a créé un Comité Technique chargé de la Préparation de la mise en place de la Commission Vérité et Réconciliation et les membres de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme qui ont été investis dans leurs fonctions devant le Président de la République et le Parlement en date du 7 juin 2011, dans le but de garantir la protection et la promotion des droits de l’homme.

Pour qu’un tel processus puisse aboutir, le Parlement doit être présent et jouer un rôle majeur. En effet, a-t-il expliqué, au-delà de ses fonctions d’adoption des lois et de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée Nationale et le Sénat doivent rester particulièrement à l’écoute de la population, mais aussi, participer à l’explication du processus de mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle, ainsi que sur la nécessité et les vertus thérapeutiques d’une commission vérité et réconciliation, dans la perspective ultime de la réconciliation nationale. Et de conclure que le rôle du Parlement est essentiel pour négocier ce tournant afin que tous ensemble nous puissions marcher résolument vers un avenir rassurant pour les fils et filles de ce pays.

Au terme du rapport sur les consultations nationales sur la mise en place des mécanismes de justice de transition au Burundi, les participants sont restés sur leur soif d’en connaître les résultats.

L’Honorable Festus Ntanyungu, qui présidait alors la commission tripartite, a répondu que d’une part, il est difficile de reproduire une liste de 168 questions avec les réponses ; d’autre part, les réponses sont présentées sous forme de graphiques.

Les participants se sont aussi éveillés après les présentations successives du Dr Stef VAN DEGINSTE et de Monsieur Luc HUYSE, la 1ère portant sur « la mise en place d’une commission vérité et réconciliation au Burundi : état des lieux, défis et perspectives » et la 2ème traitant  « Ce que quarante commissions vérité et réconciliation nous apprennent ».

A la question de savoir le modèle qui conviendrait le mieux au Burundi, les consultants ont répondu qu’ils n’ont pas la légitimité de proposer quoi que ce soit, que la décision reviendrait plutôt aux Burundais.

Christine Nahimana

 
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