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LE DEUXIEME VICE-PRESIDENT A PRESENTE LE PLAN D’ACTIONS GOUVERNEMENTAL : DOMAINE ECONOMIQUE ET SOCIAL.

Publié samedi 30 avril 2011
parChristine Nahimana
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Le Deuxième Vice-Président de la République, Gervais Rufyikiri, a été à l’Assemblée Nationale ce 27 avril 2011 pour présenter aux honorables députés le plan d’action du Gouvernement pour l’année 2011 dans les domaines sous sa coordination.Il s’agit, conformément à l’article 122 paragraphe 3, des ministères de la Santé publique et Lutte contre le Sida, de l’Agriculture et de l’Elevage, de l’Energie et Mines, de la Jeunesse, Sports et Culture, du Plan et Développement Communal, du Commerce, Industrie, Postes et Tourisme, de l’Eau, Environnement, Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme, de l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, des Transports, Travaux Publics et Equipements et le Ministère des Finances.

Le document qui a fait objet d’exposé du Deuxième Vice-Président de la République, Dr. Ir Gervais Rufyikiri, traduit la détermination volontariste du Gouvernement d’amorcer le processus de réduction de la pauvreté et d’accélérer le taux de croissance économique afin de sortir le Burundi sur la liste des pays pauvres. Le Deuxième Vice-Président de la République a reconnu que ce programme est ambitieux certes mais, a-t-il signalé, avec la détermination de tout un chacun, le taux de croissance économique devra avoisiner le double de celui de l’année dernière.

Des questions ont été posées par les Honorables Députés, notamment :

- le problème de maîtrise de la croissance démographique ;

- la spécialisation des régions agricoles ;

- la lutte contre la corruption et les malversations économiques ;

- le manque d’un hôpital public dans la province de Bujumbura dit « rural » ;

- la réhabilitation de la route Makebuko-Ruyigi ;

- la Réhabilitation du barrage de Ndurumu à Karusi ; etc .

Le Deuxième Vice-Président de la République, en donnant des éclaircissements sur la politique en cours pour contrôler la croissance de la démographie au Burundi, il a fait savoir que le Ministère du Plan et du Développement Communal travaille d’arrache-pied pour la mise en place de cette politique. Néanmoins, il a affirmé que c’est une question difficile à gérer. Il faut que la majorité de la population soit éduquée pour qu’elle comprenne parfaitement les enjeux qui sont derrière une croissance démographique galopante comme c’est le cas dans notre pays. En effet, dans les centres urbains, le taux de natalité est faible par rapport au milieu rural. La population urbaine où se concentre une grande partie des intellectuels est éclairée face aux problèmes d’une forte croissance de la population et par conséquent, les ménages urbains mettent au monde moins d’enfants.

Dans le domaine de la spécialisation de l’agriculture, les Burundais ont déjà fait un pas dans ce sens et ont besoin d’un appui des pouvoirs publics. En effet, il ya certaines régions où les populations ne pratiquent plus la culture de haricot au début de la saison culturale de septembre, mais pratique la culture de haricot au début de la deuxième saison culturale : C’est le cas de la région de Kirimiro. Dans la région de l’Imbo, on va faire l’intensification du maïs, notamment dans la province de Cibitoke. La culture de banane sera faite dans la même optique. Aussi, le Deuxième Vice-Président de la République a appuyé l’argument selon lequel il faudrait que les services de l’Urbanisme et aussi les bénéficiaires des parcelles pour les constructions d’habitation comprennent qu’il faudrait construire à l’intérieur du pays.

Concernant la politique de tolérance zéro et de la lutte contre les malversations économiques, le Dr. Ir. Gervais Rufyikiri a dit que cette politique est bien appliquée. En effet, l’Office Burundais des Recettes a fait augmenter sensiblement les taxes dans les caisses de l’Etat. Par exemple, sur une période de janvier à mars 2010, l’OBR a fait entrer dans les caisses de l’Etat 95 millirds de Fbu et en 2011, sur une même période, 125milliards de Fbu. L’Office Burundais des Recettes a aussi arrêté des mesures ou entend le faire pour éviter des cas de vols et de corruption sur les postes de dédouanement et frontaliers en installant des ponts bascules et des scanners pour vérifier le tonnage des camions et le type de marchandises importées. Il a assuré que le Burundi ne fera pas marche arrière, mais avancera sûrement pour être enfin rayé de la liste des pays corrompus. L’objectif premier poursuivi dans cette politique de tolérance zéro n’est pas d’emprisonner les coupables, a dit le Dr. Ir Gervais Rufikiri, mais de retourner dans les caisses de l’Etats les deniers publics. Néanmoins, il y a ceux qui sont en prison pour des raisons d’enquêtes et d’autres dont les litiges ne sont pas encore tranchés. La brigade anti-corruption et la cour anti-corruption et le Ministère de la Bonne Gouvernance sont à pied d’œuvre pour lutter contre la corruption et les infractions connexes.

A la question en rapport avec la province de Bujumbura qui n’a pas d’hôpital public alors que la population de cette localité a aussi besoin de bénéficier de la gratuité de soins des enfants de moins de 5 ans et des mères qui accouchent, le Deuxième Vice-Président de la République a accepté de rappeler ce cas aux planificateurs pour que cette question soit de priorité du gouvernement.

Concernant la question de réhabilitation de la route Ruyigi- Makebuko, les processus de négociation sont en cours et sa réhabilitation pourra être effective en 2012. Le barrage de Karusi sur la rivière Ndurumu sera réhabilité cette année 2011 car les fonds sont disponibles.

D’autres questions ont été posées et le Deuxième Vice-Président a accepté de faire un suivi pour résoudre quelques difficultés soulevées par les honorables députés.

Egide KWIZERA

 
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