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La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) présente son rapport annuel, édition 2015.

Publié jeudi 31 mars 2016
parChristine Nahimana
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Au cours de l’année 2015, la CNIDH a enregistré 747 plaintes dont 27 cas d’allégations de torture, 37 cas de violences basées sur le genre, 104 cas de demande d’assistance judiciaire, 25 cas d’atteinte au droit à la vie, 24 cas d’enlèvement, 2 cas d’allégations de menaces d’atteinte au droit à la sécurité, 14 cas de coups et blessures, 439 cas d’atteintes au droit de ne pas être arrêté ou détenu arbitrairement, 64 cas relatifs à l’administration de la justice et au droit à un procès équitable, 1 cas d’atteinte au droit à la liberté syndicale, 2 cas relatifs à des demandes d’asile, ainsi que 8 cas relatifs au droit à la propriété.

Ce bilan a été dressé par le Président de la CNIDH. M. Jean-Baptiste BARIBONEKEZA présentait aux Honorables Députés le rapport annuel de 2015 de la CNIDH au cours de la séance plénière de mercredi 30 mars 2016, séance dirigée par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pascal NYABENDA.

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Le Bureau de l’Assemblée Nationale avec le Président au milieu

Les mouvements contestataires observés aux mois d’avril et mai 2015 dès l’annonce de la candidature du Président Pierre NKURUNZIZA à sa propre succession sont-ils qualifiés de manifestations do d’insurrections ? se sont interrogés les Honorables Députés. Il s’agissait bel et bien de manifestations, a tranché le Commissaire Jean-Baptiste BARIBONEKEZA qui a quand même reconnu que ces manifestations étaient illégales et violentes. Les Honorables Députés ont aussi voulu savoir la signification des termes « société civile ».

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Vue partielle des Honorables Députés

Selon le Président de la CNIDH, la société civile renferme des associations qui ont le rôle de redresser l’Etat. Il a illustré son idée par le cas d’une association qui peut mener des investissements en matière de l’Education pour présenter à la fin son rapport au Gouvernement, un rapport qui détaille l’état des lieux mais qui propose aussi des voies de sorties pour des problèmes éventuels. Force est de constater que la société civile au Burundi a failli à sa mission de mobilisation, sensibilisation et plaidoyer, a regretté le Commissaire Jean-Baptiste BARIBONEKEZA qui souhaite que la loi en la matière soit revue. Il proposerait qu’une telle association de la société civile se spécialise dans tel ou tel autre domaine comme la corruption, l’environnement et la santé, les questions d’ordre politiques demeurant l’apanage des seuls partis politiques.

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Le Président de la CNIDH, M. Jean-Baptiste BARIBONEKEZA

La CNIDH a par ailleurs fait quelques recommandations au Gouvernement : 1. Prendre des mesures adéquates visant à encadrer la jeunesse, y compris à travers l’éducation civique, ainsi qu’à prévenir et réprimer le recrutement des jeunes et des enfants dans des activités de belligérance ; 2. Poursuivre les actions déjà entreprises en vue d’une réouverture progressive des médias privés actuellement fermés, sans préjudice des responsabilités individuelles ou corporatives des uns et des autres ; 3. Doter le Ministère de la Justice et les juridictions de moyens matériels et financiers suffisants en vue de s’acquitter convenablement de leurs missions, y compris la prise en charge des établissements pénitentiaires.

 
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