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La Cour des comptes a présenté son commentaire sur le projet de loi des Finances 2012 révisé

Publié mardi 26 juin 2012
parChristine Nahimana
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Le Président de la Cour des Comptes, Elysée NDAYE, a présenté, le commentaire de cette Cour sur le projet du budget de l’Etat révisé, exercice 2012. C’était ce 25 juin 2012 au cours d’une séance plénière à l’Assemblée Nationale. Cette Cour, a souligné Elysée Ndaye, a relevé des constatations et formulé des recommandations qu’il a transmises aux honorables députés.

Selon ce commentaire de la Cour des Comptes, cette révision budgétaire intervient dans un contexte particulier. Au niveau national d’un point de vue, la Cour a constaté que la hausse vertigineuse des prix des produits pétroliers, des denrées alimentaires et de l’inflation moyenne de plus de 20% ont poussé le Gouvernement à renoncer à sa quotepart sur les produits pétroliers. En ce qui concerne les denrées alimentaires, le Président de la République a pris des mesures de suppression les taxes sur certains produits réputés sensibles. De ces dernières mesures sur les produits alimentaires, les recettes intérieures ont été amputées d’un montant de l’ordre de 10 milliards de francs burundais initialement budgétisé.

Dans le contexte international, d’un autre point de vue, la crise que traversent des pays de la zone euro a fait que des appuis budgétaires attendus n’ont pas été honorés par les bailleurs. En guise d’illustration, a mentionné le commentaire, les appuis budgétaires de l’Union Européenne au Burundi prévus dans la Loi des Finances 2012 pour un montant de 26,6 milliards n’ont pas été décaissés. Tous ces chocs exogènes ont provoqué, a dit le Président de la Cour des Comptes, un déficit de près de 90 milliards de FBU. Par conséquent, cela nécessite ipso facto des réajustements sur le budget initial de l’année 2012.

Le commentaire fourni par la Cour des Comptes révèle ainsi que le projet de loi des Finances 2012 révisée trouve sa justification dans les axes suivants : la nécessité d’introduire de nouvelles mesures dont l’objectif vise l’augmentation de la taxe de consommation de la bière, les limonades, l’eau minérale, le tabac, les vins et spiritueux et les véhicules usagés pour combler les recettes perdues sur les taxes sur le carburant et les produits alimentaires de l’ordre de 35milliards. Ces ressources seront affectées aux secteurs porteurs de croissance économique tout en préservant les acquis déjà observés au niveau des secteurs sociaux.

De plus, cette révision de la loi des Finances 2012 intervient dans la nécessité de tenir principalement en compte certains charges, recettes et dons importants non prévus initialement dans le budget 2012. L’objectif de maintenir les équilibres macro-économiques et financiers sérieusement compromis par les conséquences de la hausse des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires, le choc du financement intérieur et les effets de la crise internationale ont également milité en faveur de cette révision budgétaire.

Ainsi les hypothèses macroéconomiques 2012 révisées se présentent de la façon suivante :

  • Une croissance du PIB de 4.2% contre 4.8% prévue
  • Une inflation de fin de période de 19% contre 8.4% prévue
  • Une pression fiscale de 16.8% du PIB contre 21.9% prévue
  • Les réserves officielles de change de 3,6mois d’importation contre 4,5 mois initialement.

La plénière a recommandé à la Commission des Finances et des Comptes Publics, des Affaires Economiques et de la Planification d’intégrer les constatations et les recommandations pertinentes dans le rapport de l’analyse du projet de la loi des Finances 2012 révisé.

 
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