Assemblée Nationale du Burundi

 

Accueil du site » Français » ACTIVITÉS » Actualité

La commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le SIDA a présenté en plénière le rapport sur la situation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi.

Publié mardi 12 avril 2016
parArlette Akimana
:
JPEG - 34 ko
Le Président de la commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le SIDA, Hon.Adolphe BANYIKWA, entrain de présenter le rapport

Ce mardi 12 Avril 2016, la commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le SIDA a présenté en plénière le rapport sur la situation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi.

Ce rapport est le résultat d’une descente effectuée par les Députés membres de cette commission dans différents lieux de pêche à savoir Rumonge, Nyanza-Lac,Mvugo, lac Cohoha, lac aux oiseaux et lac Rweru.

L’objectif était de collecter les données auprès des pêcheurs et leurs représentants afin de pouvoir analyser et adopter le projet de loi relatif à l’organisation de la pêche et de l’aquaculture au Burundi, et cela pour stopper urgemment l’extinction des poissons en cours causée par leur capture anarchique. En effet, la loi en vigueur est un décret qui date d’Avril 1937.

JPEG - 58.1 ko
Le Président de l’Assemblée Nationale et son Premier Vice-Président, pendant la séance

Les informations recueillies auprès de différentes personnes ressources montrent que le secteur de la pêche fait face à de nombreux défis.

Ces personnes ont indiqué le manque de législation entraine le désordre dans cette activité, une fois ce secteur de pêche bien organisée, il pourrait générer des bénéfices à l’Etat et aux familles des pêcheurs.

Dans le lac Tanganyika, il existe 650 sortes de poissons mais seules 34 sont consommables. Sur le même lac, 5466 bateaux de pêche sont fonctionnels et causent du désordre. Aussi, de petits bateaux fonctionnent irrégulièrement et dans des ports non officiels et sont souvent source d’insécurité puisque des fois, ils déplacent des malfaiteurs et la fraude. Sur le lac aux oiseaux, l’activité de pêche été interdite pour éviter la disparition des poissons qui entrainerait le départ des oiseaux.

Les chiffres montrent que de 2004 à 2015, le pays enregistre un maque à gagner estimatif de plus de 20 milliards de FBU suite au manque d’une loi actualisée.

JPEG - 54.6 ko
Vue partielle des Députés lors de la séance

Dans les entretiens de ces Députés avec les personnes ressources, il a été constaté que la pêche connait des problèmes liés au manque d’une législation actualisée et à l’utilisation des filets appropriés. Les différents intervenants dans ce secteur de la pêche ont suggéré la mise en place de textes actualisés régissant ce secteur.

La commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le SIDA a proposé une séance de questions orales avec débat à l’endroit des ministères concernés afin de trouver des éclaircissements nécessaires pour l’analyse du nouveau texte de loi.

Les Députés présents en plénière se sont exprimés ;ils ont parlé des défis liés à la conservation du poisson et ont suggéré l’électrification de tous les ports de pêche, ils ont aussi déploré des activités qui polluent le lac Tanganyika, ils ont aussi indiqué que les burundais des province de l’intérieur du pays n’ont pas, dans leurs habitudes alimentaires, la consommation du poisson ; ils ont suggéré la numérotation des bateaux de pêche, la construction des latrines des pêcheurs et l’interdiction de construire dans les zones près du lac.

 
BP 120 Bujumbura - Burundi | Tél. : +257 22 26 70 55/51 | Email : communication@assemblee.bi |