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La direction de l’ISABU est satisfaite des réalisations de cet Institut de Recherche, 50ans après sa création

Publié samedi 16 juin 2012
parChristine Nahimana
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50 ans après la création de l’ISABU, le Directeur Général de l’Institut des Sciences Agronomiques du Burundi, Ir. Dieudonné Nahimana, a estimé que le bilan de cet Institut est positif. En effet, les techniques agricoles appliquées et les semences distribuées aux agriculteurs sont le fruit de la recherche de l’ISABU. Le Directeur Général a donné ce point de vue lors d’un café de presse qu’il a animé ce 15 juin 2012 au siège de cette Institut de recherche.

L’ISABU fait des analyses au laboratoire des maladies qui attaquent des plantes et arrête des stratégies pour les éradiquer. Malgré les efforts de l’ISABU, le développement du secteur agricole du Burundi se fait lentement. Le faible niveau de formation des agriculteurs burundais et le manque de moyens. En effet, si certains agriculteurs s’adaptent à l’évolution des méthodes agricoles modernes, d’autres, et ils constituent la grande majorité, continuent de pratiquer des techniques de l’autre époque. Identifier les maladies, trouver des médicaments contre les maladies des plantes et arrêter des méthodes de lutte contre la dégradation des sols constituent des grands défis de l’ISABU.

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Ir. Dieudonné Nahimana(Au Milieu), Directeur Général de l’ISABU

Des journalistes ont voulu savoir des raisons qui font que la production agricole devienne de plus en plus insuffisante alors que l’ISABU estime que les semences qu’il fournit aux agriculteurs sont sélectionnées. Ir. Dieudonné Nahimana a répondu que l’ISABU ne peut pas satisfaire la demande de toute la population. Les autres maillons de la filière semencière se chargent de la multiplication de semences. C’est ainsi que parfois, celles-ci sont ensemencées sur des terrains avec un antécédent cultural, c’est-à dire ses semences sont cultivées sur des terrains comprenant des parasites et germes de maladies qui nuisent aux cultures. Les semences distribuées dans ces conditions ne produisent pas en quantités escomptées. L’autre raison, non moins importante, est que la croissance de la population à nourrir connaît une croissance soutenue alors que la technique ne suit pas au même rythme et les propriétés familiales s’amenuisent de plus en plus.

Concernant l’introduction des Organismes Génétiquement Modifiés(OGM) au Burundi pour produire plus et nourrir la population, le Directeur Général, Ir. Dieudonné Nahimana, tout en reconnaissant qu’il n’est pas spécialiste de la génétique, pense qu’il n’est pas encore temps d’introduire ces organismes au Burundi. Le contrôle de ces produits ne serait pas facile et les inconvénients sont multiples lorsqu’on introduit un produit génétiquement modifié qu’on ne contrôle pas parfaitement.

50ans après sa création, l’ISABU veut innover sa stratégie par la mise en place des stations régionales de recherche et des comités d’analyses des problèmes de la population. Cela passera avant tout par la réhabilitation des stations expérimentales préexistantes dans les différents coins du pays et la mise en place d’un fond de recherche. En effet, avec la reprise de la coopération, les lendemains sont prometteurs.

 
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