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La ministre du Commerce, l’Industrie et du Tourisme a répondu aux préoccupations des Honorables Députés concernant la Société Sucrière du Mosso (SOSUMO).

Publié mercredi 17 mars 2010
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Cela s’est déroulé lors de la séance des questions orales avec débat Adressées au ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Euphrasie BIGIRIMANA, du 11 Mars 2010, où une série des questions relatives au fonctionnement et à la santé financière de la SOSUMO étaient aux premières loges.

Comme l’a expliqué Mme la Ministre ayant l’industrie dans ses attributions, cette dernière a commencé par expliquer que la société SOSUMO est une société mixte, l’Etat détient 99% du capital, le reste appartient à la banque SBF et la Brarudi. D’où sa gestion et son suivi diffère avec celle d’une société publique. Elle a ajouté que dans ce genre de société, des décisions prises par le Conseil d’Administration peuvent être mises en application sans attendre l’aval du Ministre ayant en charge l’industrie, car le Conseil d’Administration a plus de pouvoir lui conféré par la loi.

Mme la Ministre a aussi dit que l’année comptable de la SOSUMO commence le 1juin et se clôture le 30 mai de l’année suivante. Par la suite, elle a donné les chiffres des bénéfices que la société a réalisé depuis l’an 2001, et par la même occasion, a reconnu que depuis 2008, la production de la SOSUMO a sensiblement chuté. Dans l’explication fournie par la Direction de la SOSUMO, la chute de la production serait due au programme d’extension qui est entrain d’être réalisé dans le but d’augmenter la production jusqu’à 40 mille tonnes, mais aussi à l’augmentation des salaires de 1 milliard de fbu qui a été faite depuis 2006.

Concernant les rumeurs selon lesquelles la SOSUMO devrait être vendue avant les élections de 2010, Mme la Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a démenti ce qui se dit et a expliqué que plutôt, les détracteurs ont confondu les 32 milliards exigés pour l’extension de la SOSUMO et sa vente. Elle a expliqué que cette société a besoin de 32 milliard de Fbu supplémentaire comme capital. Pour y arriver, il a fallu faire une étude de la valeur de l’action de la SOSUMO, et cette étude a été réalisée par des experts Mauriciens. Il faudra aussi que l’Etat diminue l’action qu’il détient dans la société afin que les privés y injectent leurs capitaux. Elle a rappelé qu’il y a un programme de privatisation des sociétés où l’Etat détient des actions qui doit être suivi, mais que la SOSUMO ne sera pas vendue avant les élections de 2010. La Ministre a exposé un autre problème lié à la fixation du prix du sucre par kilogramme. Elle a fait savoir que le prix fixé par la société est de 1500 Fbu par kilo, mais il manque de comptabilité analytique pour savoir le prix de production d’un kilo de sucre. Elle a préconisé la mise sur pied ce service, ce qui pourrait peut-être diminuer le prix du sucre.

Quant à la gestion floue et les malversation de la SOSUMO, la Ministre ayant le commerce dans ses attributions a signalé que l’Inspection Générale de l’Etat y a mené une enquête, le rapport final est attendu et c’est le seul qui pourra prouver que ce qui se dit sur la fermeture immédiate de la SOSUMO, les tricheries dans l’octroi des marchés est vrai ou faux. Néanmoins, elle a reconnu que lors de sa dernière visite à l’usine, il était évident que la production de la canne à sucre a sensiblement chutée, mais aussi que tous les tracteurs, nécessaire pour le transport des cannes à sucre, ne fonctionnaient pas. Les deux facteurs affectent les bénéfices que la SOSUMO pouvait réaliser. Mais elle a tranquillisé qu’il ya un suivi régulier du fonctionnement de la société, par les travailleurs de la SOSUMO et par le Ministère. Par la même occasion, elle a exhorté les honorables Députés eux aussi de faire le suivi car c’est l’argent de la population qui est en jeux. Mme Euphrasie BIGIRIMANA a exposé les innovations qui peuvent être réalisées pour le bon fonctionnement de la SOSUMO. Elle a en premier lieu parlé de la révision du Code des Sociétés Publiques et Privés pour que les lois prennent en compte les intérêts de la population. Elle a aussi conseillé d’arrêter toutes les dépenses non liées à l’entretien de la canne à sucre. La comptabilité analytique a été demandée pour connaître le prix du sucre. De plus, il faudra assoir le dialogue entre les travailleurs et l’équipe de direction.

Enfin, la Ministre ayant le commerce dans ses attributions a tranquillisé que la fermeture de la SOSUMO n’est pas pour demain et que l’extension de la SOSUMO est envisageable car l’espace où cultiver la canne a sucre est suffisant. Ce qu’il faut faire est de bien entretenir la canne à sucre, y mettre de l’engrais approprié et à temps et assurer un suivi rigoureux de l’attribution des marchés. Elle a ajouté qu’avec la sortie du rapport des experts Mauriciens, il y aura des fortes possibilités d’injection des capitaux par les privés, et ainsi la société aura la possibilité de se procurer des nouvelles technologies qui vont assurer l’augmentation de la production et le suivi facile du capital de la société. Selon les questions posées par les honorables députés et les réponses fournies par Mme la Ministre, il en est ressorti qu’il y a discordance dans les chiffres des finances de la SOSUMO, que la base sur laquelle le prix du sucre est fixé n’est pas connu. En conclusion, il a été convenu de créer une commission parlementaire composée des membres de la Commission finances et la Commission Bonne Gouvernance pour chercher les chiffres réels des finances de la SOSUMO et analyser l’état des lieux de la société afin que l’assemblée Nationale puisse faire au Gouvernement des recommandations appropriées.

Clarisse BIRARONDERWA

 
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