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Lancement des activités du Réseau desParlementaires Burundais pour la Population et le Développement

Publié samedi 28 juillet 2012
parChristine Nahimana
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« Le réseau des Parlementaires Burundais pour la Population et le développement va servir de porte voix de l’opinion et un moyen efficace de maintenir le Parlement du Burundi informé de tous les problèmes relatifs à intégration des questions de population et développement ».

Cette déclaration a été faite par l’Honorable Jean-Bosco Muhungu vendredi 28 juillet 2012 dans les enceintes de l’Hôtel White Stone lors de l’ouverture solennelle des activités du Réseau des Parlementaires Burundais pour la Population et le Développement, RPBPD en sigle.

Au cours de cet atelier, le RPBPD a suivi cette thématique :

- L’évolution de la population du Burundi et son impact sur le développement socio-économique ;

- Le rappel du rôle du Parlement dans la maîtrise des défis démographiques pour la promotion d’une croissance économique soutenue et le développement durable ;

- La présentation du plan d’action du Réseau des Parlementaires Burundais pour la Population et le Développement (RPBPD) et perspectives d’avenir.

Pourquoi les Burundais font-ils beaucoup d’enfants alors qu’ils sont très pauvres ? Comment concilier le combat entre la limitation des naissances et les croyances religieuses ? Le Burundi ne risque-t-il pas de connaître le phénomène de vieillissement des populations comme l’Europe si une fois le planning familial adopté, s’est interrogé le RPBPD.

Selon les conférenciers du jour, les facteurs qui seraient à l’origine de cette forte fécondité seraient à puiser dans la culture burundaise. Traditionnellement, un homme avec 12 enfants était bien respecté dans la société. Mais actuellement, force est de constater que la surpopulation engendre même la pauvreté, a ajouté un des conférenciers qui déplore que la mentalité prend du temps pour changer.

Pour ce qui est du combat entre les croyances religieuses et la limitation des naissances, tout le monde s’est convenu de couper court avec les rumeurs qui confondent la contraception avec l’avortement. Il a aussi été constaté qu’aucune religion n’est contre la contraception ; seulement certaines religions optent pour les méthodes naturelles uniquement.

A propos de la comparaison entre l’Europe et l’Afrique, les conférenciers ont fait savoir que pas un seul pays au monde ne s’est développé sans avoir maîtrisé au préalable la croissance démographique. Ils ont ajouté que le vieillissement de la population s’observe à long terme et que c’est une question d’adaptation et d’arbitrage. Et de démontrer qu’en Europe, en même temps qu’on encourage la fécondité, on interdit l’immigration.

Réviser le code des personnes et de la famille et rendre plus sévère la répression sur toute forme de polygamie, demander à ce que le réseau soit doté d’une personnalité juridique, sensibiliser de façon continue, en collaboration avec le Gouvernement, les leaders politiques en guise de susciter un changement de mentalité nataliste, telles sont les quelques recommandations émises par le RPBPD à l’endroit du Gouvernement, des Parlementaires et des autres partenaires au terme de cet atelier.

Vous saurez que cet atelier qui a été ouvert solennellement par l’Honorable Jean Ihotorihirwa, vice-président du RPBPD, a été clôturé par le président du réseau, l’Honorable Jean-Bosco Muhungu.

 
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