Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales adressées à la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida

Publié lundi 16 avril 2012
parClarisse Biraronderwa
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La séance plénière du 11 avril 2012 était consacrée aux questions orales avec débat adressées à la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida. Cette dernière avait répondu présente pour éclairer les Honorables Députés sur la nouvelle politique du Gouvernement de l’utilisation de la Carte d’Assistance Médicale (CAM).

Cette séance présidée par le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Mo-Mamo Karerwa, la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, Dr Sabine Ntakarutimana, a explique que l’octroi de la CAM à la population s’inscrit dans les programmes du Gouvernement d’assurer une bonne santé à la population. Cela se trouve aussi dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP II). Ce programme part du principe que toute personne a droit aux soins de santé, mais que tous les Burundais n’ont pas les moyens de se faire soigner. Ainsi donc, cette carte permettra à la population de se faire soigner sans payer beaucoup d’argent.

Dr Sabine Ntakarutimana est allée plus loin et a fait savoir que la CAM ne vient pas pour obstruer les initiatives publiques ou privées qui sont menées dans le domaine de soins de santé de la population. L’utilisation de la CAM est volontaire et tout Burundais a le choix d’adhérer là où il lui plaît. L’Arrêté du Deuxième Vice-Président de la République du 25 janvier 2012 le précise très bien : il s’agit de la rénovation de la Carte d’Assurance Maladie, mais non de la suppression des autres initiatives à base communautaire existantes. Cette CAM sera destinée à la population qui n’a pas beaucoup de moyens, étant donné qu’une autre carte pour accès aux soins de santé sera mise en circulation pour ceux œuvrant dans le secteur privé.

La Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida a fait savoir que le coût de cette carte sera de 3.000FBU et que cette somme a été décidée selon la valeur actuelle de la monnaie, ainsi que les moyens de la population. Pour les vulnérables qui se retrouveront dans l’impossibilité de payer les frais d’accès à la CAM, la ministre Sabine Ntakarutimana a dit que le Ministère ayant la solidarité dans ses attributions les fera soigner car il a un budget alloué à cette fin.

Cette carte donne accès aux soins de santé dans les centres de santé ainsi que dans les hôpitaux de district. Ainsi, une personne se présentera avec la CAM et payera 20% du ticket à payer. Pour avoir l’accès aux grands hôpitaux, il suivra les références faites par le médecin qui l’a consulté. Les CAM seront vendues aux centre de santé et l’argent sera versé sur les comptes CAM ouverts au niveau provincial et il servira à rembourser les 80% des frais de soin. Les médicaments essentiels prescrits seront fournis au centre de santé. Elle a révélé que dès le mois de mai, la nouvelle CAM sera fonctionnelle, elle remplacera les Cartes d’Assurance maladie CAM qui sont jusqu’aujourd’hui vendues aux bureaux des communes.

Elle a insisté que le programme de la CAM ne vient pas remplacer le programme de gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de mois de cinq ans, mais qu’il vient pour le compléter. Cette carte servira aussi à diminuer les fraudes car il y avait des personnes qui mentaient sur l’âge de leurs enfants pour leur faire soigner gratuitement alors qu’ils sont au dessus de cinq ans. Ainsi, les enfants de plus de cinq ans aussi pourront se faire soigner à peu de frais.

Elle a saisi cette occasion pour demander aux Honorables Députés leur contribution, de sensibiliser la population pour qu’elle adhère en grand nombre à ce programme qui leur assurera le bien-être et la bonne santé. Elle a ajouté que même si la gratuité des soins consomme beaucoup le budget de l’Etat, ce programme a été bénéfique. Chiffres à l’appui, elle a démontré que le Burundi a pu diminuer de moitié le nombre des femmes qui meurent en accouchant. Ainsi, en 2011, sur 100.000 accouchements, seules 499 femmes meurent en accouchant alors qu’en 2005, on était au niveau de 866 décès. Ce qui est nécessaire est une gestion rigoureuse de ce programme pour qu’il y ait de la transparence, afin que le pays puisse atteindre son objectif de 0 décès.

 
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