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Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a procédé à l’ouverture d’un atelier de formation en genre et gouvernance démocratique

Publié mercredi 24 octobre 2012
parClarisse Biraronderwa
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Organisé par le Collectif des Associations Féminines au Burundi (CAFOB) en collaboration avec l’ONG belge 11.11.11, à l’intention des élus locaux de la province de Gitega, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Mo-Mamo Karerwa a participé dans les activités de cet atelier qui ont eu lieu à l’Hôtel Accolade dans la ville de Gitega, du 22 au 23 octobre 2012.

Les cérémonies d’ouverture ont été marquées par le mot d’accueil de la Coordinatrice de CAFOB qui a tenu à exprimer sa joie de voir la volonté et l’engagement du Gouvernement et du Parlement d’enclencher un développement inclusif dans le pays. Elle a ajouté que l’éradication de la pauvreté est intimement liée à l’éradication des inégalités liées au genre, et cette éradication doit être le fruit du travail de tout un chacun. Elle n’a pas maqué de remercier le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale qui a rehaussé de sa présence la tenus de cet atelier.

Dans le discours d’ouverture, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, a annoncé que des progrès significatifs dans l’égalité du genre ont été atteints mais que des malveillances de l’homme envers la femme tant sur le plan familial, social et professionnel sont toujours observées. Elle a rappelé qu’au Burundi, des textes au service de la promotion de la femme sont bel et bien existants et ils peuvent être utilisés dans le plaidoyer pour la promotion du genre.

En plus de ces textes, le renforcement des capacités des élus dans la prise en compte du genre dans le développement est important car cela va leur aider de mieux appréhender la question genre pour y trouver des solutions adéquates et ainsi mieux assurer la complémentarité entre les deux sexes.

Le Burundi lutte pour l’égalité entre l’homme et la femme et cela est une part des droits de l’homme. A titre illustratif, le Burundi a ratifié des instruments internationaux qui consacrent l’égalité entre l’homme et la femme, et il considère que cette égalité est une condition sine qua non pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement. A cela s’ajoute la Constitution du Burundi ainsi que le Code Electoral qui dans certains de leurs articles, instaurent l’inclusion du quota des femmes sur les listes électorales. En peu de mots, le Parlement du Burundi ainsi que le Gouvernement font tout pour que l’égalité soit une réalité dans le pays.

Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a ajouté qu’en plus du Gouvernement, d’autres acteurs nationaux s’y sont mis pour apporter leur contribution à l’éradication de la marginalisation de la femme, et même les femmes se sont levées pour sensibiliser leurs consœurs sur l’importance de leur développement et leur demander de ne plus s’auto-discriminer.

Le CAFOB, qui a réuni les élus locaux de la province Gitega, est un exemple parlant de l’effort des femmes.

Aux élus locaux, l’Honorable Karerwa Mo-Mamo leur a rappelé qu’il est de leur responsabilité de s’imprégner de cette dimension genre, afin de l’appliquer dans les politiques de développement. Elle leur a demandé de la vulgariser pour éveiller la population au respect de l’égalité des sexes, au respect des droits de l’homme et à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Cet atelier était venu donc à point nommé car elle a offert une occasion en or aux élus de renforcer leur connaissance en genre pour assurer une gouvernance démocratique dans le pays. Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a clôturé son discours en remerciant les organisateurs de l’atelier.

Cet atelier de formation qui a duré deux jours a été une occasion de s’imprégner encore une fois des concepts afférents au genre et du rôle de la femme qui est généralement dévalorisé dans la société. Ces dernières sont appelées de participer plus dans la vie du pays pour avoir plus de contrôle des ressources et plus de pouvoir.

Le genre étant une approche qui met au grand du jour toute forme d’inégalité et d’injustice pour les transformer en relation d’égalité et d’équité, il combat la marginalisation et l’exclusion, ce qui assure un développent durable, équitable et participatif.

Les élus locaux ont appris qu’une bonne gouvernance est efficace car elle conduit à la réduction de la pauvreté, elle favorise la participation de la population sans en exclusion. Les élus locaux ont été appelés à être responsables, transparents, et d’intégrer les besoins de toute la population dans les plans de développement. Les femmes ont été appelées à participer à tous les processus de prise de décision et de surveillance, et des espaces sécurisés doivent être créés pour permettre à la femme de participer pleinement à la vie politique du pays.

 
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