Assemblée Nationale du Burundi

 

Accueil du site » Français » ACTIVITÉS » Actualité

Le devoir de rendre compte : Un impératif à observer dans les corps de défense et de sécurité

Publié vendredi 15 juillet 2011
parChristine Nahimana
:

Le contrôle du secteur de sécurité est un atout au bon fonctionnement des corps de défense et de sécurité, d’où la nécessité de soigner la communication à l’interne comme à l’externe de ces corps. C’est aussi une stratégie pour promouvoir l’image des corps de défense et de sécurité parce qu’inspirant la confiance de la population.

Ce constat ressort d’un atelier sur « la réflexion sur les mesures de transparence et de contrôle du secteur de sécurité dans la Constitution du Burundi » qui s’est tenu de mercredi 13 juillet 2011 jusqu’à jeudi 14 juillet 2011 à Bujumbura.

Cet atelier qui fait suite à un autre tenu au mois de mars s’inscrit dans le cadre du programme « Gouvernance du secteur de sécurité » du Mémorandum d’entente burundo-néerlandais dans le secteur de sécurité.

Dans son discours d’ouverture, l’Honorable Emilien Hakizimana, en sa qualité de Président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée Nationale, a rappelé que le manque de transparence et la mauvaise gouvernance du secteur de sécurité est l’une des causes principales et historiques du conflit burundais.

Le secteur de la sécurité a été l’une des grandes questions de négociations de paix d’Arusha, laquelle question était difficile et complexe, a dit l’Honorable Emilien Hakizimana, avant de reconnaître que la sécurité dans un pays meurtri par les affres de plusieurs années de guerre est un préalable à toute forme de redynamisation économique et sociale et que cela dépend en grande partie des efforts consacrés à la gestion et à l’organisation des corps de défense et de sécurité. Et de se préciser que le Parlement suit de près toutes les actions qui sont en train d’être menées dans le secteur de sécurité, spécialement dans le cadre de cet appui de la coopération burundo-néerlandaise.

Dans les exposés, il s’est avéré que les corps de défense et de sécurité devraient accepter le contrôle parlementaire du secteur de sécurité comme une obligation nationale et internationale. Ce contrôle parlementaire du secteur de sécurité qui peut être direct ou indirect se fait à priori ou à postériori. Les témoins des actions de contrôle parlementaire sont entre autres le contrôle budgétaire, les questions orales, les commissions d’enquête et les réponses à des questions parlementaires.

Heureusement, la Constitution du Burundi recèle des mesures dans le sens du contrôle parlementaire du secteur de sécurité. Ce qui importe, c’est d’abord de bien lire les différentes clauses afin de mieux les interpréter ensuite. Les participants à cet atelier ont senti le besoin d’accompagner la loi fondamentale des lois organiques qui en sont le prolongement dont l’article 248 de la Constitution. Ils ont aussi senti la nécessité de travailler en synergie dans le contrôle parlementaire du secteur de la sécurité.

A l’issue des travaux en commissions, les participants ont émis ces propositions suivantes :

1.Vérification des textes existants pour juger leur constitutionalité ;

2. Elaboration des lois pour le Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants endéans trois mois ;

3. Harmonisation des textes au niveau des trois projets de loi.

Ce séminaire a été clôturé ce jeudi 14 juillet 2011 par le président de la Commission Défense et Sécurité au sénat, l’Honorable Jean-Bosco Kurisansuma.

Christine Nahimana

 
BP 120 Bujumbura - Burundi | Tél. : +257 22 26 70 55/51 | Email : communication@assemblee.bi |