Assemblée Nationale du Burundi

 

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Le projet de loi des Finances pour l’exercice 2013 adopté par l’Assemblée Nationale

Publié jeudi 27 décembre 2012
parClarisse Biraronderwa
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C’est aux environs de 22 heures que les honorables députés réunis en séance plénière ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant fixation du Budget général de la République du Burundi pour l’exercice 2013. Ce travail de longue haleine a eu lieu en date du 26 décembre 2012 où 94 députés ont voté pour ce projet de loi .

Comme l’a présenté le Ministre ayant les Finances dans ses attributions, l’Honorable Tabu Abdallah Manirakiza, le Budget général de l’Etat pour l’exercice 2013 est de 1.389, 1 milliards de francs burundais, soit un accroissement du budget de 16,1 % en comparaison avec le budget de l’exercice 2012. Le Ministre des Finances et de la Planification du Développement Economique a expliqué que cet accroissement est dû essentiellement aux charges salariales, les biens et services, le transfert des subsides et le versement des intérêts supérieurs suite à l’émission des bons et obligations du trésor. Il a fait savoir que le budget général pour l’an 2013 présente un déficit global de 68,2 milliards de francs burundais. Le financement de ce déficit pour équilibrer le budget général se fera par des tirages sur des prêts directs défalqués de l’amortissement de la dette extérieure et du financement intérieur net qui résulte des prêts que l’Etat va emprunter aux banques locales.

Le Ministre des Finances a rappelé que le présent projet de loi des finances vient au moment où l’environnement économique international est perturbé. La croissance économique dans le monde reste incertaine, une inflation liée aux cours élevés du pétrole et des produits alimentaires. Quant au Burundi, la hausse des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires se fait remarquer.

Pour pallier à cela, le Gouvernement du Burundi va continuer à appliquer les mesures fiscales comme la renonciation d’une partie des taxes sur le carburant et les produis vivriers de base importés. Monsieur Tabu Abdallah Manirakiza d’annoncer que dans la politique budgétaire qui sera menée, les recettes mobilisées seront orientées dans les secteurs porteurs de croissance afin de mettre en œuvre le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP II).

Des mesures pour augmenter les recettes ont été préconisées comme l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude fiscale, la maîtrise des exonérations, etc.

Dans cet exercice budgétaire, le Gouvernement a investi dans différents secteurs de croissance. Ceux ayant vu une augmentation de leur budget sont le secteur de l’agriculture et l’élevage pour qu’il y ait promotion de ce secteur qui fait vivre plus de 90% de la population. Le secteur de l’énergie n’a pas été en reste car son budget est passé de 8,2% en 2012 à 8,6% en 2013.

Cette augmentation, a expliqué le Ministre des Finances, vient pour arrêter des stratégies qui contrent la pénurie d’énergie électrique et accroitre sa production, afin de rendre plus compétitive l’économie du pays et attirer les investisseurs. Le secteur de l’eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme s’inscrit aussi dans les priorités du Gouvernement.

Dans le cas de compression des dépenses, le Ministre Tabu Abdallah Manirakiza a expliqué que la mise en application de la politique du charroi zéro pour l’Etat est l’une des mesures prises.

Vous saurez que la loi des finances pour l’exercice 2013 intègre dans ses recettes des fonds provenant de l’impôt prélevé sur les rémunérations des hauts cadres et agents de l’Etat et des dignitaires ainsi que les cadres des commissions et conseils nationaux qui en étaient jusqu’aujourd’hui exonérés.

 
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