Assemblée Nationale du Burundi

 

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Le projet de loi portant réglementation de la production et la commercialisation des fertilisants adopté par l’Assemblée Nationale .

Publié mercredi 17 février 2010
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C’est lors de la séance plénière tenue en date du 11 février 2010 que les Honorables Députés ont adopté à l’unanimité le Projet de loi portant réglementation de la production et de la commercialisation des fertilisants et des amendements du sol. La Commission de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement et du Développement Communal avait été saisie au fond pour l’analyse dudit projet de loi. Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Ingénieur Ferdinand NDERAGAKURA avait représenté le Gouvernement pour expliquer le bien fondé de ce projet de loi.

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Les honorables deputés pendant le vote.

Comme l’a signifié le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, au Burundi, l’agriculture constitue le poumon du pays, étant donné que c’est une activité qui occupe 90% de la population burundaise. Ainsi, la croissance dans ce domaine assure le développement économique du pays. Différents fertilisants et amendements du sol sont utilisés pour améliorer la fertilité du sol et augmenter la production agricole. Malheureusement, les exploitants agricoles burundais ne sont pas qualifiés pour juger de la qualité du fertilisant acheté, ils se fient aux renseignements fournis par le fabricant et le distributeur. De plus, la population étant pauvre, elle n’a pas assez de moyens financiers pour fournir à suffisance ces produits essentiels dont les prix ne cessent de monter ou de varier selon les saisons.

Cette réglementation vient à point nommé car elle va servir à protéger l’agriculteur de perdre son argent ou de chute de rendement en achetant des engrais frelatés. Elle va aussi servir à réguler les prix car les marges d’intérêt acceptables sont de 5% à 10%. Ainsi, l’agriculteur aura un accès facile à ce produit dont il a besoin à un prix qu’il est à mesure de payer. Ingénieur Ferdinand NDERAGAKURA a aussi dit que cette réglementation va apporter des éclaircissements sur la nature et les normes des fertilisants à apporter. Quant à l’Etat, il sera à mesure de connaître tous les fertilisants qui entrent dans le pays ainsi que tous les fabricants, importateurs, grossistes et détaillants des fertilisants. Pour les commerçants, le projet de loi ne les a pas laissés en plan, car il a tenu compte de leur souci de rentabilité de leur commerce.

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Le ministre de l’agriculture répondant aux questions orales.

La question de savoir ce qu’envisage le Gouvernement pour pousser la population à avoir l’engouement d’utiliser la fumure organique et de repeupler le cheptel, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a répondu que la promotion d’engrais organique est préconisée car elle diminue l’utilisation de l’engrais chimique qui, à la longue, détériore le sol. Ce qui est fait est d’exhorter la population à avoir des composts afin d’avoir de la fumure organique. Il a aussi signalé qu’une étude a été lancée pour analyser comment produire localement des bio-fertilisants. Il a ajouté que le cheptel est entrain d’être distribué dans tout le pays pour son repeuplement afin que la population ait sans difficultés de l’engrais organique.

Des recommandations ont été formulées par les Honorables Députés à l’endroit du Gouvernement :

- Exonérer les intrants agricoles ;

- Faire un suivi régulier des agronomes sur terrain pour aider la population à éviter des fraudes dans la vente des fertilisants et assurer une distribution rapide pour respecter scrupuleusement les prix recommandés.

Clarisse BIRARONDERWA

 
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