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Ouverture des travaux de la conférence du Réseau des Femmes Parlementaires de l’Afrique Centrale

Publié mercredi 23 octobre 2013
parClarisse Biraronderwa
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Les travaux de la 16ème conférence du Réseau des Femmes Parlementaires de l’Afrique Centrale (RFPAC) ont eu lieu à Bujumbura.

En plus du Burundi, des délégations de sept autres pays membres ont pris part à cette conférence. Il s’agit de l’Angola, du Gabon, de la République Centrafricaine, du Guinée Equatoriale, de la République Démocratique du Congo, de la République du Congo et du Tchad.

Inscrites sous le thème « L’accès à la terre pour les femmes et la promotion d’une agriculture durable », les cérémonies d’ouverture étaient rehaussées par la présence du Président de l’Assemblée Nationale, le Très Honorable Pie Ntavyohanyuma.

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Vue partielle des participantes à la conférence

Dans le mot de bienvenue prononcé par la Présidente de l’Association des Femmes Parlementaires du Burundi (AFEPABU) et présidente en exercice du Réseau, l’honorable Gloriose Berahino a fait savoir que lors de la conférence, les échanges vont porter sur les sujets qui intéressent les femmes en général, et les femmes parlementaires en particulier. Selon les chiffres de la FAO, a continué la Présidente de l’AFEPABU, 60% des consommations familiales sont produites par les femmes. 50% de la production mondiale est le fruit du travail des femmes. Ainsi, si l’accès à la terre était permis aux femmes, il en va de soi que la production agricole mondiale augmenterait de 20 à 30%. Cet accès permettrait aussi la réduction de 12% des personnes frappées par la faim. Et d’affirmer que l’accès des terres aux femmes permettrait la résolution des problèmes liés à la famine et la production agricole.

Quant à la Coordinatrice politique du Programme de l’AWEPA, Madame Magda De Meyer, elle a rappelé que ce Réseau a été créé à une date significative pour les femmes, le huit mars. Son but est entre autres le renforcement des capacités des femmes parlementaires, le renforcement de la paix, soutenir les candidatures féminines lors des élections, ainsi que la vulgarisation des questions de l’égalité du genre. Elle a continué en faisant savoir qu’aujourd’hui, la question de la faim est une question politique, étant donné que la production mondiale est suffisante pour nourrir le monde.

Le rôle de la femme parlementaire est de proposer des lois qui garantissent l’égalité d’accès aux terres aux femmes et le contrôle des ressources pour les femmes. Ainsi, lors de cette conférence, les participantes vont approfondir les résolutions de Dublin afin de sortir une déclaration commune en matière de reformes agraires et une agriculture durable.

Elle n’a pas manqué de rappeler qu’en Afrique, il reste des lois discriminatoires tout comme des normes et coutumes qui bloquent l’accès des femmes aux ressources. Les conséquences qui en résultent sont que les femmes restent marginalisées. Et de mentionner que l’accès des femmes aux ressources garantirait une génération future plus éduquée et plus saine.

Elle a souhaité que la conférence soit une occasion pour les femmes parlementaires de donner des propositions pour que la femme africaine ait la place qu’elle mérite.

Dans le discours d’ouverture des activités prononcé par le Président de l’Assemblée Nationale, il a félicité le RFPAC qui a choisi d’abriter ses activités à Bujumbura. Le Très Honorable Pie Ntavyohanyuma leur a aussi félicité pour le choix du thème qui est lié à la question d’accès des ressources aux femmes. Il a rappelé qu’à la conférence de Dublin, il été constaté que la femme a un rôle clé dans l’accroissement de la production agricole. Pour ce, garantir l’accès des femmes aux ressources est un moyen de résoudre les questions liées à l’alimentation et cet accès pourrait se faire par le biais des lois qui seront proposées.

Quant à la femme burundaise, le Président de l’Assemblée Nationale a fait savoir que le poids de la coutume et de la tradition pèse toujours sur elle. La femme burundaise reste lésée dans la succession et le régime matrimonial du Burundi qui est patrilinéaire. Malgré ces barrières, la femme rurale continue de s’atteler à l’agriculture pour nourrir sa famille, alimenter le marché et garantir une agriculture durable. Les femmes parlementaires ont donc un grand rôle à jouer pour faire un plaidoyer dans le sens de l’autonomisation de la femme. La femme parlementaire doit aussi encourage les femmes de travailler en association et d’approcher les institutions financières.

En conclusion, le Président de l’Assemblée Nationale a affirmé qu’en Afrique Centrale, il est primordial de garantir l’accès à la terre à la femme pour qu’elle garantisse une agriculture et une alimentation durable.

Les travaux de la 16ème conférence du Réseau des Femmes Parlementaires de l’Afrique Centrale vont durer deux jours.

 
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