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Ouverture du séminaire consultatif sur les violences basées sur le genre au Burundi

Publié vendredi 20 juillet 2012
parClarisse Biraronderwa
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Du 18 au 19 juillet 2012, dans les enceintes du CECORES, il s’est tenu un séminaire consultatif sur les violences basées sur le genre au Burundi. Ce séminaire a été organisé par le Parlement du Burundi en collaboration avec l’Union InterParlementaire (UIP). Les cérémonies d’ouverture de cette activité étaient présidées par le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Mo-Mamo Karerwa.

Dans le mot d’accueil prononcé par la présidente de l’association des Femmes Parlementaires du Burundi (AFEPABU), elle a débuté par remercier l’Union Inter-Parlementaire qui a collaboré avec le Parlement du Burundi pour la tenue de ce séminaire.

La crise de 1993 qu’a connu le Burundi a exacerbé la situation des violences envers les femmes et les enfants. Cela donne naissance à des problèmes de santé, et des répercussions négatives sur la vie de la société sont observées. Elle a continué en démontrant la détermination du Parlement du Burundi à promouvoir les droits humains, en particuliers ceux des femmes.

Même si des textes légaux comme le Code Pénal répriment ces violences, des lacunes restent visibles, comme le manque de prévision des moyens pour consoler les victimes. De plus, les cas de violences vont en augmentant, d’où l’AFEPABU a vu la nécessité d’écrire une loi particulière contre les violences basées sur le genre. Les travaux de ce séminaire vont servir de base pour l’écriture de cette proposition de loi.

Quant au représentant de l’UIP, Madame Brigitte Filion, elle a remercié le Parlement qui attache une importance capitale à l’éradication des violences basées sur le genre qui sont devenus un fléau. Elle a ajouté que le Parlement du Burundi a un partenariat avec l’UIP, le genre et l’égalité des chance est l’un des volets de cette collaboration fructueuse. L’UIP se réjouit donc de la détermination du Parlement de l’Etat et du Parlement pour éradiquer les violences basées sur le genre au Burundi et l’UIP est décidée à les accompagner dans ce processus.

Elle a conclu en rappelant que les violences basées sur le genre sont observées partout dans le monde et il est du devoir de chacun de les considérer comme inacceptables et intolérables. C’est pour cette raison qu’une loi spécifique doit être promulguée pour mettre en place un cadre légal qui engobe la prévention, la répression et la compensation.

Dans le discours d’ouverture prononcé par le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, elle a débuté par remercier l’UIP pour le partenariat réussi avec le Parlement du Burundi, ainsi que les bonnes relations qui les caractérisent. Elle a aussi remercié l’AFEPABU pour ses actions et initiatives pour la promotion des droits des femmes. Elle a loué l’appui de l’UIP dans le renforcement des capacités des femmes parlementaires et a fait savoir que l’UIP a accordé son appui pour des projets dans le domaine de la promotion de l’égalité du genre pour une période allant de 2011 à 2013 et de 2013 à 2015.

En parlant de la loi sur les violences basées sur le genre, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a affirmé qu’elle est une priorité qui va consacrer l’égalité entre les hommes et les femmes. Les violences basées sur le genre ne datent pas d’aujourd’hui et s’observent sous de multiples formes, elles enlèvent la dignité à la femme. L’éradication de ces violences au Burundi s’impose car ces dernières imposent un lourd fardeau aux victimes. Dans le domaine de la lutte, le Burundi a une longueur d’avance. Elle a donc évoqué les textes de loi qui consacrent la lutte contre ces violences notamment le Code Pénal. De plus, le Gouvernement du Burundi dans le CSLP II a exprimé sa volonté d’en finir avec les inégalités et de consacrer l’Etat de droit et la consolidation de l’égalité du genre. Une autre preuve est la mise en place du Centre Humura à Gitega qui servira à la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.

Malgré ces textes de loi et les autres actions menées, des lacunes persistent. Le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale a évoqué le Code pénal qui ne tranche pas sur les violences au sein du foyer, il ne coordonne pas les actions à mener pour lutter contrer les violences basées sur le genre. La loi spécifique sur les violences basées sur le genre est donc une nécessité.

Ce séminaire s’inscrit donc dans le processus d’élaboration d’une proposition de loi contre les violences basées sur le genre, déclenché par le Parlement. Il sera suivi par la mise en place d’un comité chargé de l’élaboration du projet de loi et d’une retraite de ce comité de rédaction parlementaire. Elle a exprimé le souhait que les thèmes qui seront analysés servent à renforcer les connaissances des parlementaires afin que le Parlement en profite pleinement.

Signalons que les thèmes analysés pendant ce séminaire étaient :

- Les violences basées sur le genre : un état des lieux au Burundi ;
- Cadre juridique au niveau international, régional et national permettant de prévenir le problème de la violence basée sur le genre et enfin,
- Légiférer sur les violences basées sur le genre.

 
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