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Présentation de l’état d’avancement de l’exécution du Plan d’action du Gouvernement pour l’année 2011

Publié lundi 17 octobre 2011
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Vendredi 14 octobre 2011, le Parlement du Burundi s’était réuni en séance plénière à l’hémicycle de Kigobe pour évaluer l’état d’avancement du plan d’action du Gouvernement dans les domaines de coordination de la Première Vice-Présidence de la République de la République au cours du premier semestre 2011.

L’Honorable Térence Sinunguruza a d’abord présenté succinctement les différentes réalisations des onze ministères sous sa coordination avec de répondre aux questions des Honorables Parlementaires. La sécurité publique a été le leitmotiv au cours des trois rounds des questions.

Un Parlementaire s’est demandé qui croire ou qui ne pas croire, étant donné le langage controversé tenu par le Gouvernement d’une part et les médias ainsi que la société civile d’autre part en matière de sécurité. Selon le Premier Vice-Président de la Répubique, il est étonnant qu’un représentant du peuple pose une telle question alors que c’est lui qui est censé y répondre, après avoir sillonné toute sa circonscription et faire le bilan au niveau de tout le pays. Sinon, a expliqué l’Honorable Térence Sinunguruza, la position du Gouvernement est claire là-dessus, la sécurité sur tout le territoire du Burundi est dans l’ensemble bonne même s’il existe des bandits armés qui la perturbent de temps à autre. Pour lui, c’est aux Parlementaires de trancher pour celui qui dit la vérité ou non. La sécurité est du reste l’affaire de tout le monde. Sinon ce langage alarmiste de certains politiciens a des tenants et des aboutissants. Certains même veulent à la fois une chose et son contraire. Ceux qui recommandent au Gouvernement de renforcer les mesures de sécurité sont ceux-là mêmes qui crient à tue-tête quand un suspect fauteur de trouble est convoqué pour question d’enquêtes.

Un autre intervenant a conseillé au Gouvernement d’engager un dialogue avec toutes les couches de la population pour parler justement de la sécurité, étant donné que le Gouvernement reconnaît l’existence des problèmes de ce côté-là. Sinon cette sécurité qui fait couler beaucoup d’encre et de salive risque d’avoir des conséquences fâcheuses pour le pays en matière de coopération et d’investissements. Dès lors qu’il persiste des doutes, c’est au Gouvernements de lever ces doutes-là, a recommandé un des parlementaires. Le Premier Vice-Président de la République a tranquillisé. Cette démarche a déjà été entamée. Le Gouvernement est à sa deuxième session de dialogue avec tous les partis politiques agréés au Burundi, même si tous les partenaires n’ont pas répondu à cet appel. Il y a peu qu’ils se sont rencontrés pour parler de la sécurité. Le Gouvernement a aussi rencontré les confessions religieuses et le corps diplomatique et consulaire pour parler de cette question de sécurité.

La question relative à l’harmonisation des salaires entre le personnel de la Cour suprême et celui de la Cour anti-corruption a aussi préoccupé les Honorables Parlementaires qui ont plaidé pour la Cour Suprême, organe qui incarne par excellence le troisième pouvoir.

Le Premier-Vice Président de la République a avoué que cette réclamation de la Cour Suprême est fondée et a déjà fait sien ce dossier.

Les Honorables Parlementaires ont également émis l’avis d’user de toute transparence dans le domaine de la privatisation, une privatisation qui devrait être portée à la connaissance de tout le monde par le biais des appels d’offres. Mais pour que toutes les actions ne soient pas récupérées par des étrangers compte-tenu des moyens financiers limités des Burundais, l’Etat devrait aussi mettre sur pied un fonds de privatisation pour donner des chances de concourir surtout au personnel de l’entreprise à privatiser. Pour celui qui a prôné l’autonomie des communes, l’Honorable Térence Sinunguruza a rejeté la proposition arguant que ce serait signé la mort de certaines communes les moins nanties. Mais un autre intervenant a démontré que le découpage des communes d’antan n’a pas tenu compte que c’est effectivement le noyau du développement. De ce fait, cette conception s’avère nécessaire.

Signalons que sept ministres sous la coordination de la Première Vice-Présidence de la République avaient accompagné l’Honorable Térence Sinunguruza. Outre le ministre de l’Intérieur, M. Edouard Nduwimana, celui de la Sécurité Publique, le Commissaire de Police Alain-Guillaume Bunyoni et celle des Télécommunications, de l’ Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement, Madame Concilie Nibigira, on notait aussi la présence de la Ministre à la Présidence chargée de la Affaires de la Communauté Est Africaine, Madame Hafsa Mossi, celle de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, Madame Annonciata Sendazirasa, ainsi que celui à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation, M. Jean-Baptiste Gahimbare.

Christine Nahimana

 
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