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Présentation du rapport synthèse des descentes de la Commission : la réhabilitation du secteur bovin au Burundi porte ses fruits

Publié vendredi 5 avril 2013
parClarisse Biraronderwa
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Dans la séance plénière du 04 avril 2013, la Commission de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement et du développement communal a présenté le rapport synthèse des descentes effectuées par les membres de cette commission dans les Province de Bururi, Gitega, Muyinga et Mwaro. L’objectif de ces descentes était d’évaluer l’état des lieux en rapport avec la réhabilitation du secteur bovin au Burundi pour la période allant de 2005 à 2012.

Il va sans dire que la crise sociopolitique qui a secoué le pays a affecté négativement le secteur de l’élevage. Des milliers de bovins, de caprins et d’ovins ont été décimés durant cette crise. A la fin de cette guerre, l’Etat burundais a entrepris des programmes pour réhabiliter le secteur de l’agriculture et de l’élevage, et ce par la redistribution à grande échelle des vaches de race améliorée. Cette redistribution se fait par le biais des projets comme PRODEMA (Projet de productivité et de Développement des Marchés Agricoles), PARSE (Projet d’Appui à la Reconstruction du Secteur de l’Elevage), PAIVA-B (Projet d’Appui à l’Intensification et à la Valorisation Agricole) ainsi que l’utilisation des fonds dégagés de l’I.P.P.T.E Initiative des Pays Pauvres et Très Endettés). Dans leurs descentes dans ces quatre provinces du pays, les membres de cette commission ont rencontré les autorités tant nationales, provinciales que communales qui sont directement impliqués dans le secteur de l’agriculture et l’élevage, les responsables des projets qui interviennent dans le programme de distribution des vaches améliorées ainsi que la population bénéficiaire de ces vaches pour s’entretenir sur les différentes considérations du repeuplement des bovins. La vache de race améliorée est donnée à un paysan capable de l’entretenir car ces vaches exotiques exigent un suivi rigoureux. Le bénéficiaire doit aussi accepter de souscrire à donner le premier veau au bénéficiaire de rang suivant selon le principe de la chaîne de solidarité communautaire. E bénéficiaire de second rang a aussi l’obligation de donner le premier veau au bénéficiaire de troisième rang et ainsi de suite. D’une façon générale, les députés ont pu se rendre compte que la politique de réhabilitation du cheptel bovin est une réalité. La population bénéficiaire de ces vaches de race améliorée. Comme ils le confirment eux-mêmes, cette politique leur a permis d’avoir du lait en grande quantité pour la consommation et pour le commercialisation. Ces vaches leur permettent d’avoir du fumier en grande quantité, ce qui leur permet d’augmenter leur production agricole. De plus, avoir une vache leur rehausse de rang social.

Hélas, la politique du repeuplement du cheptel bovin rencontre des problèmes. La production de lait ne trouve pas d’acquéreurs, d’où la demande d’installation des centres de collecte et de transformation du lait recueilli. Une autre requête a porté sur l’installation des pharmacies vétérinaires et la disponibilité des concentrés à moindre coût pour nourrir les bêtes et se procurer des médicaments pour le soin de leur bétail. Ils ont aussi demandé que ces vaches améliorées soient distribuées massivement pour permettre à toute la population d’en avoir d’ici l’an 2015. Les députés ont pu se rendre compte du taux faible de pénétration de ces races améliorées et il y a nécessité de le revoir à la hausse grâce à une redistribution à grande échelle. A l’issu de ces descentes les députés de la Commission de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement et du développement communal ont formulé des recommandations dans le sens de rendre plus effectif la politique de la réhabilitation du secteur bovin au Burundi. Certaines d’entre elles sont :
-  Que les taureaux géniteurs de race améliorée soient multipliés pour améliorer la race locale par le système de croisement mixte ;
-  Que des mesures contraignantes soient prises à l’endroit des bénéficiaires de ces vaches qui ne les élèvent pas en stabulation permanente ;
-  Qu’il y ait une franche collaboration entre les autorités administratives et les structures techniques déconcentrées du ministère de l’agriculture et de l’élevage. Cela pour permettre de connaître le nombre exact des vaches distribuées et leur évolution au niveau de la chaîne de solidarité communautaire. Signalons que ces descentes ont eu lieu du 18 au 22 février 2013.

 
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