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Projet de loi portant Ratification de la Convention de Tampere sur la mise à disposition de ressorces de télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe

Publié mercredi 31 octobre 2012
parChristine Nahimana
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Voté à l’unanimité (95 voix) dans la séance plénière de ce jeudi 31 octobre 2012, le projet de loi portant ratification de la convention de Tampere sur la mise à disposition de ressources de télécommunication pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophe a été présenté par la ministre des télécommunications, information, communication et chargé des relations avec le Parlement, madame Concilie Nibigira.

Dans son exposé des motifs, madame Concilie Nibigira a souligné qu’après l’avénement d’une catastrophe naturelle, les moyens de communication figurent souvent parmi les premières infrastructures de base endommagées. Ces mêmes moyens sont indispensables pour la coordination des opérations de secours et l’atténuation des effets immédiats des catastrophes.

Elle a ajouté que les Nations Unies ont pris conscience de cette situation paradoxale des infrastructures de télécommunications et, dans le cadre de leur mission, ont élaboré des textes destinés à faciliter la mise à disposition des pays frappés par des catastrophes naturelles des moyens de communications nécessaires pour l’atténuation des effets des catastrophes et pour les opérations de secours en cas de catastrophes. La Convention de Tampere, traité international sur les télécommunications d’urgence, s’inscrit ainsi dans cette optique, a-t-elle conclu.

Quel est l’intérêt pour le Burundi de ratifier cette Convention ? Est-ce que le pays est prêt financièrement à adhérer aux organisations consécutives à la ratification de telles conventions ? ont demandé les honorables députés.

Pour le membre du Gouvernement, le Burundi a intérêt à ratifier cette Convention pour des raisons simples. Le Burundi, comme les autres Etats du monde, n’est pas épargné par les catastrophes naturelles de par sa situation géographique sur le globe terrestre. Les tremblements de terre, les pluies diluviennes, les épidémies de toute sorte peuvent survenir au pays ou dans la région de l’Afrique Centrale et affecter sensiblement le fonctionnement de la vie en général. Et d’ajouter que pou bénéficier rapidement de l’assistance internationale en matière de télécommunications d’urgence, ou pour prêter assistance aux autres pays affectés par des catastrophes naturelles, le Burundi doit être partie intégrante à la Convention qui réglemente les télécommunications d’urgence en pareils cas.

A propos de l’inquiétude de ne pas honorer les engagements financiers vis-à-vis des organisations qui sont mises sur pied suite à la ratification des conventions de ce genre, la ministre Concilie Nibigira a tranquillisé. Le Burundi qui est déjà membre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) et se compte parmi les pays qui sont à jour dans ses cotisations. Les contributions sont en outre terminées.

Vous saurez que la convention de Tampere a été signé à Tampere, en Finlande, le 18 juin 1998.

 
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