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QUESTIONS ORALES AVEC DEBAT ADRESSEES AU MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE ET SECONDAIRE, DE L’ENSEIGNEMENT DES METIERS, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET DE L’ALPHABETISATION

Publié jeudi 7 juillet 2011
parChristine Nahimana
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Ces questions ont été débattues ce mercredi 6 juillet 2011 au cours de la séance plénière présidée par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pie Ntavyohanyuma.

La présidente de la Commission de l’Education, des Sports et Loisirs, de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication qui a formulé ces questions s’est basée sur l’ordonnance ministérielle n° 620/614 du 7/6/2011 portant Révision de l’Ordonnance ministérielle n° 620/150 du 17/4/1990 régissant dans l’Enseignement Secondaire les activités pédagogiques relatives à l’évaluation et aux conditions de passage de classe, de redoublement et d’obtention de certificats et diplômes.

L’Honorable Marcelline Bararufise voulait savoir à quand date la préparation des critères de délibération auxquels on s’est appuyé au cours de cette année-scolaire. Elle a aussi demandé si les partenaires en matière de l’éducation ont été associés et quand ces nouvelles mesures entreront en vigueur. Cette députée élue dans la circonscription de Rutana a également interrogé sur les tenants et les aboutissants de cette nouvelle ordonnance. Et de douter de la non application de l’ordonnance ministérielle par certains professeurs ou établissements scolaires.

La Présidente de la Commission permanente ayant l’éducation dans ses attributions s’inquiète en outre des conséquences fâcheuses qui découleraient de cette ordonnance dont l’errance des élèves qui manqueraient de place de redoublement et se demande si la mesure pourrait dans ce cas être revue dans certaines de ses dispositions. Pour le ministre de l’enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation, les critères de délibération qui ont servi de référence au cours de l’année scolaire 2010-2011 n’ont pas été pris cours de tous les partenaires en matière de l’éducation. Revenant sur les grands axes qui marqué cette préparation, l’Honorable Sévérin Buzingo a rappelé qu’au cours du mois de mai 2010, le ministère a mené beaucoup de concertations qui ont été rassemblées au cours d’une réunion tenue le 25 mai 2010.

En dates des 2 et 3 juin 2010 s’est tenu un atelier auquel étaient conviés tous les cadres du ministère ayant en charge l’enseignement primaire et secondaire à côté des directeurs provinciaux de l’enseignement et des directeurs des établissements secondaires. Cet atelier a aussi vu la participation des partenaires internationaux comme l’Unicef et l’Unesco, les syndicalistes et les confessions religieuses. Les 8 et 9 mars 2011 s’est aussi tenu un autre atelier qui a été suivi du 18 au 23 avril 2011 par des descentes dans tous les établissements secondaires se trouvant sur tout le territoire burundais. Le dernier rapport a été rédigé le 19 mai 2011 pour être présenté en conseil des ministres avant de sortir sous forme d’ordonnance, le 7 juin 2011.

Les raisons qui ont motivé la révision de l’ordonnance sont de deux ordres. Dans les années antérieures, réussissaient d’office les élèves ayant obtenu 50% au total général, 50 % en conduite et 50 % dans chacune des branches prises séparément. Une autre disposition pour la délibération préconisait une « légère insuffisance », un article flou qui alimentait plusieurs plaintes puisque chacun l’interprétait à sa manière. L’autre profit répond au souci d’harmoniser les critères de délibération dans tous les établissements secondaires du pays.

Lors des échanges, les Honorables Députés étaient unanimes pour saluer la nouvelle ordonnance. Seulement, elle tombe à un moment inopportun, ont regretté certains Députés qui ont conseillé au Ministre Séverin Buzingo d’amender l’article 90 pour que la mesure soit effective durant l’année scolaire 2011-2012.

D’autres Députés ont jugé que la nouvelle ordonnance ministérielle vient à point nommé pour mettre fin à la corruption des professeurs. C’est un révélateur des problèmes qui gangrènent le système éducatif burundais. Elle doit être mise en vigueur le jour de sa signature.

Le Ministre en charge de l’enseignement secondaire a tranquillisé les élus et les autres. Ce jeudi 7 juillet, il devrait se réunir avec les directeurs provinciaux de l’enseignement pour analyser la situation.

Le Président de l’Assemblée Nationale a, quant à lui, exhorté la Présidente de la Commission permanente ayant l’éducation en charge, de suivre de près cette rencontre.

Christine NAHIMANA

 
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