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Questions orales au Ministre ayant l’enseignement de base dans ses attributions :Les Honorables députés ardemment intéressés par les réformes qui s’opèrent dans le secteur de l’éducation

Publié mardi 21 août 2012
parClarisse Biraronderwa
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Le secteur de l’éducation est un pilier pour le développement du pays. Dans ce domaine, le Gouvernement prévoit d’opérer des réformes pour mettre en place « l’école fondamentale », avec des enseignements à école primaire qui va durer neuf ans au lieu de six ans. Les Honorables Députés ont voulu en savoir plus sur ces réformes qui seront bientôt mis en application.

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Ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, Honorable Séverin Buzingo,
répondant aux questions orales(image d’archive).

C’est dans cette optique qu’en date du 17 août 2012, le Ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, Honorable Séverin Buzingo, est venu au Palais des Congrès pour répondre aux questions orales avec débat lui adressées. Ces questions orales étaient liées à la mise en place de l’école fondamentale en remplacement du système de l’école primaire qui dure six ans, de l’état d’avancement des préparatifs et à la circulaire signée par ce même Ministre qui pose problème aux élèves. L’une des questions qui a été posée au Ministre ayant l’enseignement de base dans ses attributions étaient de savoir en long et en large si tous les préparatifs ont été fait pour que l’école fondamentale qui débute avec l’année scolaire 2013-2014 s’ouvre sans heurts. A cela, le Ministre Buzingo a répondu que la venue de l’école fondamentale est une aubaine pour les enfants du pays, les parents ainsi que le pays. Cela permettra la formation professionnelle de plusieurs enfants et avec cette formation, il y aura changement des mentalités et diminution des conflits fonciers car ceux qui seront formés vont se lancer dans des activités autres que l’agriculture. Ce programme a été annoncé par le Président de la République en 2010 et depuis cette annonce, beaucoup a été fait, notamment la préparation des programmes qui seront enseignés dès la première année ainsi que ceux de la 7è, 8è et 9 è année. Néanmoins, ces programmes ne sont pas encore imprimés dans les livres qui seront utilisés par les enseignants et les élèves et cela demande beaucoup de moyens financiers. Quant à la loi qui régit la mise en application de l’école fondamentale, le Ministre a dit que dans les jours à venir le projet de loi sera envoyé au Parlement pour être voté, suivra la signature d’un décret-loi pour sa mise en application. Le début de l’école fondamentale, comme l’a expliqué le Ministre Buzingo, demande beaucoup de moyens et beaucoup reste à faire. Il a fait savoir que le cadre légal de l’école fondamentale n’est pas encore mis en place. A cela s’ajoute la production des livres qui seront utilisés, la formation des enseignants de ces nouvelles classes, ainsi que la construction de 350 salles de classe chaque année afin d’atteindre le nombre de classes nécessaires pour les trois années qui s’ajoute à ce cursus scolaire. Sur la question de ce que le Gouvernement a prévu pour augmenter les écoles d’enseignement des métiers pour que les élèves qui auront terminé l’école fondamentale puissent être formés dans un métier qui leur servira dans l’avenir, le Ministre a répondu que le Gouvernement est conscient que ces écoles sont indispensables, et pour ce, il a prévu de construire une école des métiers dans chaque commune du pays afin d’accueillir les élèves qui ne continueront pas leurs études en 10è. Il est aussi prévu des fonds pour la réinsertion des finalistes de ces écoles des métiers pour qu’il puisse contracter un crédit remboursable et faire des projets de développement.. Même si la France et le Fonds Mondial pour l’Education ont promis de donner une partie des financements, le Ministre ayant en charge l’enseignement de base a sollicité l’appui de l’Assemblée Nationale lors de l’analyse du budget pour que ces financements soient octroyés car la construction des écoles des métiers coûte très cher. Le Ministre de l’enseignement de Base et Secondaire, de l’enseignement des Métier, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation a saisi cette occasion pour parler du programme qui sera dispensé à l’école fondamentale ; Ainsi, dans le programme il y aura des cours comme l’agriculture, l’élevage, les Technologies d’Information et de Communication, entrepreneuriat, etc. Ces programmes seront révisés chaque fois après 10 ans afin de rester à jour. Il a informé que concernant l’harmonisation de l’année scolaire avec les pays de la Communauté Est-Africaine, l’importance est mis sur programmes des cours plutôt que sur le calendrier de l’année scolaire. Ce programme va enrichir les connaissances des enfants et leur permettre d’être compétitif sur le marché de la sous-région, contrairement à la fin du cycle de six ans où les enfants n’avaient aucune formation qui leur servirait dans la vie active. Le circulaire signée par ce même Ministre et qui stipule que l’autorisation de transfert d’école d’une province à une autre ou de réintégrer, est accordé par le Ministre a été abordé. Les honorables Députés lui ont fait savoir que cela bloque les élèves. Le Ministre a expliqué que l’accord du Ministre intervient seulement pour les transferts en cours de l’année scolaire afin de bien contrôler les mouvements et le cursus des élèves et éviter les fraudes. Il a accepté d’éclaircir la situation avec les Directeurs Provinciaux d’Enseignement pour que ce circulaire ne constitue plus un blocage. Le Ministre a continué dans la même lancée en donnant des éclaircissements sur les plaintes de la population sur les conflits de compétences entre les Directeurs Provinciaux d’Enseignement (DPE) et les Directeurs Communaux d’Enseignement (DCE). A cela il a répondu que la mise en place des DCE a été dictée par le souci de décentralisation car les DPE avaient des difficultés à couvrir toute la province. Les missions des DCE sont donc les mêmes que ceux des DPE, la seule différence étant qu’ils les effectuent à l’échelle communale. Ce représentant du Gouvernement a aussi expliqué pourquoi les élèves qui étudient le niveau A2 soir qui se plaignent qu’ils n’ont pas la permission de passer l’examen d’Etat. Il a fait savoir que ces élèves ne suivent pas un cursus normal ; ils font une école non formelle, qui suit un programme différent de celui appliqué dans les écoles de l’Etat. Même la loi de 2011 sur l’enseignement stipule que les élèves qui ont suivi une telle formation n’ont droit d’accès à l’université qui octroie des diplômes académiques. Il a révélé qu’une commission a été mise sur pied pour étudier cette question, des résultats sont attendus prochainement. Les élèves handicapés n’ont pas été oubliés. Sur ce point, le Ministre Buzingo a rappelé que pour les aveugles 11 qui ont fait le concours national, seul quatre ont réussi. Il est prévu que pour leurs études secondaires, des enseignants spécialisés les accompagnent en classe puis écrivent en braille ce qui aurait été dit par les professeurs afin que ces enfants puissent eux-aussi réviser facilement. A cela, les Honorables Députés ont ajouté que la cécité n’est pas le seul handicap, au Gouvernement de prévoir des écoles pour ceux ayant des handicaps liés aux bras, aux jambes ou à d’autres parties du corps. En conclusion de cette séance plénière, le Président de l’Assemblée Nationale a indiqué l’éducation est un secteur clé dans le pays qu’on ne peut pas se permettre de négliger. Les honorables députés sont les privilégiés pour savoir ce qui est prévu dans les programmes d’enseignement des enfants du pays. Il est primordial que les Députés soient informés sur les réformes entreprises, sur ce qui doit être fait année par année pour la réalisation de ces réformes, ainsi que les moyens nécessaires. Il est essentiel que les Députés soient suffisamment informés sur ces réformes afin qu’ils puissent apportent leurs contributions au Gouvernement sur la façon de les mettre en application. A cet effet, la Commission permanente de l’Education a été chargée de faire une enquête approfondie sur ces réformes et formuler des recommandations. Au sujet de la circulaire, les Honorables députés ont convenu qu’il freine le bon déroulement du travail dans le secteur de l’éducation. Ils demandé au Ministre de lever, dans les plus brefs délais, les équivoques soulevées par cet écrit. Cette même Commission ayant en charge l’éducation a été demandée de faire un travail relecture approfondie de la circulaire et faire des recommandations appropriées. Enfin, ils se sont a entendu qu’une autre séance de questions orales avec débat sera organisée pour analyser au fond ce circulaire et faire un suivi régulier de ces réformes qui mènent à l’école fondamentale.

 
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