Assemblée Nationale du Burundi

 

Accueil du site » Français » ACTIVITÉS » Actualité

Questions orales avec débat adressées au Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération

Publié vendredi 18 décembre 2009
:

En date du 17 décembre 2009, l’Assemblée Nationale avait convoqué le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération pour la séance des questions orales. Au cours de cette séance, l’Ambassadeur Augustin NSANZE a pu répondre aux questions lui adressées par les Honorables Députés et qui étaient surtout en rapport avec la diaspora burundaise et l’occupation des postes vacants dans les organismes internationaux.

Sur le fait que des Burundais sont actuellement chassés des pays où ils s’étaient réfugiés et le rôle de l’Etat du Burundi dans ces actions, le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération a fait savoir que tous les Burundais réfugiés à l’étranger n’ont pas eu la chance d’obtenir des papiers pour y vivre dans la légalité. Ainsi, des clandestins y vivent longtemps et dans l’illégalité. Quant au rôle de l’Etat dans le rapatriement de ces clandestins, le Ministre Augustin NSANZE a dit que l’Etat du Burundi ne s’y est jamais impliqué, d’autant plus que chaque pays est souverain et a sa propre politique d’immigration. Si un pays décide de chasser des clandestins, le Burundi n’a rien à dire, excepté de respecter les accords signés et d’accueillir ceux qui ont été renvoyés. Le seul cas où le Burundi peut intervenir est quand la personne est recherchée par la justice. Il a donné l’exemple de la Hollande qui avait planifié de renvoyer les Burundais, mais l’Ambassadeur du Burundi en Belgique a tempéré la décision et ainsi depuis le mois de mai, un seul Burundais a été renvoyé.

Le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération a aussi révélé qu’il n’y a jamais eu de recensement de tous les Burundais vivant à l’étranger. Ce recensement est difficile à faire d’autant plus qu’il y a des Burundais qui préfèrent ne pas se déclarer afin d’obtenir des papiers facilement et d’ajouter que le grand nombre des Burundais qui sont à l’étranger y vivent sous le statut de réfugiés.

Concernant les relations entre le gouvernement du Burundi et la diaspora burundaise, le Chef de la diplomatie burundaise a dit que chaque autorité qui visite un pays où vivent des burundais a l’obligation de rencontrer la diaspora et lui expliquer les réalisations qui sont entrain d’être faites au Burundi ainsi que la situation actuelle du pays. En plus, les Ambassadeurs leur rendent visite, même ceux qui sont sur le point d’être renvoyés. Mais il a fait savoir que suite ai-u manque des moyens et au fait que des Ambassadeurs représentent le Burundi dans plusieurs pays, cela peut constituer une barrière au suivi de la diaspora.

Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération a annoncé que très bientôt, au sein de son Ministère, un Département de la Diaspora sera créé et il se chargera valablement des relations avec la diaspora ainsi que leurs problèmes. Il a expliqué que ce nouveau département pourrait jouer un rôle important dans la canalisation des efforts de la diaspora pour développer le pays comme cela se fait dans les autres pays de l’Afrique où la diaspora envoie des fonds ou investit dans les pays d’origine. Pour le cas du Burundi, il a dit que l’apport des fonds de la diaspora ne pas si significatif, car il y a peu de burundais à l’étranger qui sont riches. Mais il a ajouté que le Ministère prévoie de parler à la diaspora de l’ouverture du marché pour qu’elle puise venir investir au Burundi.

En parlant des postes occupés par les burundais dans les organismes internationaux, l’ambassadeur Augustin NSANZE a fait savoir peu de burundais occupent ces postes suite au manque d’information sur la vacance des postes. De plus, il a fait savoir que le Ministère avait planifié de constituer une banque des données pour qu’au moment où on annonce un poste vacant le Ministère appelle pour postuler celui/celle qu’il trouve capable. La réalité a été que très peux de personnes ont déposé leurs dossiers au Ministère. Il a jouté que le Ministère affiche ces postes vacants pour que ceux qui veulent puissent postuler. Il a dit que comme amélioration, le Ministère va désormais afficher ces postes vacants dans toutes les institutions et ministères. Il a aussi dit que maintenant le rôle des ambassadeurs du Burundi est aussi de s’informer sur les postes vacants dans les organismes internationaux et de communiquer l’information à temps.

Quant au rôle de l’Assemblée Nationale pour améliorer la coopération avec les autres pays, le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération a affirmé que son rôle est primordial car cette haute Institution rassemble les élus du peuple. Il a demandé à l’Assemblée nationale d’augmenter les visites et les relations, et d’envoyer des délégations pour renforcer les liens d’amitié. Il a dit que la diaspora a aussi besoin de rencontrer les élus du peuple car ces derniers sont les mieux placés pour expliquer le bien fondé de rentrer chez soi ou d’y investir. Il a proposé aux honorables députés de visiter les pays sans pour autant y aller avec les membres du gouvernement afin de renforcer les liens de coopération.

Le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération a saisi l’occasion pour remercier les Honorables députés pour cette occasion lui accordé afin de pouvoir lever les équivoquer et démentir les rumeurs qui circulent sur le rôle de l’Etat dans le renvoi des irréguliers.

Les Honorables Députés ont eu une occasion de formuler des recommandations pour améliorer les relations entre le Gouvernement et la diaspora burundaise.

Ainsi, il a été recommandé au Gouvernement de :
-  Faire un suivi régulier des frais envoyés au pays par la diaspora ;
-  Etablir des relations suivies avec la diaspora ;
-  Sensibiliser la diaspora pour qu’elle apprenne l’évolution de la situation sécuritaire du pays ;
-  Mettre les postes vacants sur le site du Gouvernement et du Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération ;
-  Appuyer les efforts et les initiatives des associations de la diaspora qui viennent aider au Burundi,
-  Améliorer la diplomatie en instaurant une diplomatie proactive ;
-  Doter des moyens le Département chargé de la diaspora pour qu’il soit fonctionnel et rentable pour le pays ;
-  De communiquer pour que les Burundais aient des solutions aux questions qu’ils se posent. Aux Ambassadeurs, les Honorables Députés ont recommandé de visiter régulièrement les Burundais résidant dans les pays d’accréditation et d’ouvrir les portes pour que les Ambassades soient visitées par la diaspora.

Clarisse BIRARONDERWA

 
BP 120 Bujumbura - Burundi | Tél. : +257 22 26 70 55/51 | Email : communication@assemblee.bi |