Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales avec débat adressées au Ministre des Affaires de la Communauté Est Africaine

Publié lundi 5 avril 2010
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La Ministre des Affaires de la communauté Est Africaine, Mme Hafsa MOSSI, a répondu aux questions lui adressées par les Honorables Députés en rapport avec l’intégration du Burundi dans la Communauté est africaine, mais surtout sur le Protocole portant création du Marché Commun qui sera fonctionnel dès le 1er Juillet de cette année. Cela s’est déroulé en date du 1er Avril 2010, lors de la séance des questions orales avec débat, qui était présidée par la Première Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Irène INANKUYO.

La Ministre des Affaires de la communauté Est Africaine a commencé par démontrer qu’u pays sans accès sur l’océan ne peut pas se développer facilement. Il a intérêt donc de s’associer avec les autres pays pour se développer ensemble car chaque pays apporte sa pierre à l’édifice, en plus, il y gagne des facilités sur l’accès à l’océan. Concernant la préoccupation que le Burundi aurait adhéré à la Communauté Est Africaine sans y être suffisamment préparé, la Ministre en charge des Affaires de la Communauté Est Africaine a fait savoir que le Burundi a demandé son adhésion depuis 1999. Il serait donc erroné de dire que le Burundi n’a pas eu le temps suffisant de se préparer.

Elle a rappelé que le Marché commun est l’une des étapes essentielles de l’intégration et a dit que des experts burundais se sont assis ensemble avec ceux des pays membres de la Communauté pour discuter et négocier sur le contenu du Protocole portant création du Marché commun. Elle a rappelé que le Protocole a déjà été ratifié par les chefs d’Etats des pays membres de l’EAC. A l’inquiétude que les Burundais ne sont pas au courant du contenu de ce Protocole, elle a tranquillisé qu’il est prévu de le traduire en Kirundi pour qu’il soit à la portée de tous le monde et que tous le Burundais le lisent et comprennent les avantages de l’intégration afin d’en profiter. Elle a rappelé qu’une campagne de sensibilisation est entrain d’être menée afin de vulgariser le contenu de ce Protocole.

Le gain que le Burundi va profiter par son entrée dans la Communauté, elle a expliqué que selon les experts, plus le temps passe, plus les fruits de l’intégration sont remarqués. Ainsi avec le temps, les burundais vont réaliser que l’intégration leur a servi à quelque chose d’important, mais aussi des lacunes qui sont actuellement observées vont trouver des solutions adéquates. A la question que le Burundi n’est pas assez représenté dans les organes de la Communauté Est Africaine, la Ministre ayant les affaires de la Communauté Est Africaine dans ses attributions a fait savoir que au plus haut niveau, le Burundi est représente car, le Secrétaire Général de la communauté a quatre Secrétaires Généraux Adjoints, dont un burundais. Quant aux fonctionnaires, elle a dit que l’EAC a promis au Burundi 22 places à occuper, mais même pendant les deux ans de l’intégration du Burundi, des burundais travaillent déjà à l’EAC. Elle a aussi révélé qu’il est prévu que cette question soit analysée lors du Conseil des Ministres des pays membres en charge des affaires de la Communauté Est Africaine, mais aussi de discuter pour qu’il y ait certains organes de la communauté qui soient abrités au Burundi.

La Ministre des Affaires de la communauté Est Africaine a énuméré les intérêts que le Burundi va réaliser suite à l’intégration. Sur le plan politique, elle a rappelé que le Burundi, durant toute la crise qu’elle a traversé, a toujours eu le soutien de la Communauté. Sur le plan économique, le domaine des transports des biens et des personnes s’est nettement amélioré, et a donné l’exemple des bus de transport qui connectent toutes les capitales des pays membres de la communauté. De plus les biens fabriqués dans les pays membre de l’EAC coûtent moins chers qu’avant l’intégration. Elle a signalé que sur le plan commercial, il a été demandé aux hommes d’affaires burundais de mettre en place une chambre Fédérale afin de faciliter la collaboration avec l’Etat et la Communauté. Concernant les reforme du domaine de l’agriculture et la lutte contre la famine, La Ministre a expliqué que ce domaine a obtenu une place importante dans la Communauté. Elle a ajouté que ce domaine fait partie des 17 programmes que les pays membres se sont données l’objectif de les accomplir ensemble, afin de lutter contre les famines et les pénuries alimentaires. Elle a fait savoir qu’il a été demandé aux Ministres des Affaires de la communauté Est Africaine des pays membres d’organiser une réunion des Chefs d’Etats (au mois de Mai) où des questions relatives à l’agriculture seront débattues en long et en large, mais aussi il y aura la mise en place des projets et programmes à réaliser ensemble dans ce domaine.

La question concernant la formation des burundais dans la langue qui est utilisée à la Communauté Est Africaine. A cela, Mme Hafsa MOSSI a répondu que le Burundi a demandé son adhésion tout en étant conscient que la langue utilisé est l’Anglais. Elle a ajouté que tout burundais qui a fréquenté l’école secondaire est apte de comprendre, et même de s’exprimer en Anglais, ce qui est le cas pour tous les experts burundais qui ont participé aux négociations sur le Protocole portant création du Marché Commun. Néanmoins, elle a fait savoir que l’Etat burundais n’est pas à mesure d’offrir des formations en Anglais à tout les burundais et leur a demandé de fournir un des efforts pour se cultiver.

A propos de l’usage des papiers de voyage commun à la Communauté, la Ministre des Affaires de la communauté Est Africaine a dit que les passeports de l’EAC sont utilisés dans les trois pays fondateur de la communauté, c’est à dire la Tanzanie, l’Uganda et le Kenya. Elle a ajouté qu’il y a un programme de demande d’internationalisation de ses passeports et aussitôt que cela est fait, le Burundi va commencer à les utiliser. Elle a ajouté qu’il est aussi convenu d’utiliser une carte d’identité informatisée. Au moment où tous les pays membres de la communauté vont arriver à donner des cartes d’identité informatisées à leur population, elles vont servir de document de voyage. Mais pour ceux qui auront trouvé un emploi dans l’un des pays de la Communauté, elle a fais savoir que les papiers de séjour seront gratuits pour six mois en attendant d’avoir un permis de résidence. Lors de cette séance, ça a été une occasion d’annoncer que désormais depuis cette année, le Burundi a payé lui-même sa cotisation à l’EAC, à l’instar des années passées où elles étaient payées par les autres pays membres.

Clarisse BIRARONDERWA

 
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