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Questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation

Publié lundi 15 novembre 2010
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« Il est impératif que le domaine de l’éducation soit de plus en plus assaini »

Cela est l’une des interventions des Honorables députés, lors de la séance des questions orales adressées le 11 novembre 2010 au Ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, l’Honorable Séverin Buzingo. Cette séance était présidée par l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, Président de l’Assemblée Nationale. Ces questions avaient été préalablement présentées par les Honorables Marcelline Bararufise et Gervais Ngirirwa. Après avoir félicité le Représentant du Gouvernement pour avoir gagné la confiance de Son Excellence le Président de la République, les questions qui lui ont été posées concernaient les points suivants :

- le déroulement de l’orientation des élèves au cycle supérieur des études secondaires ;

- les critères de la réintégration, surtout pour les élèves rapatriés ;

- les critères pour le recrutement des enseignants de l’école primaire et secondaire ;

- sur les rumeurs qui allèguent que les dessous de table seraient perçus par les fonctionnaires du Ministère et ce qui est prévu pour les contrecarrer ;

- le redéploiement des enseignants sur tout le territoire du pays ;

- l’harmonisation des programmes d’enseignement avec les pays de l’East African Community et enfin ;

- l’apport de l’Assemblée Nationale pour que les tâches dont le Ministère a en charge se déroulent très bien.

A la question relative au déroulement de l’orientation des élèves qui terminent le premier cycle de l’école secondaire, le Ministre Séverin Buzingo a commencé par rappeler que dans les conditions normales, l’orientation des élèves se faisait pendant deux mois, mais suite à la perturbation du calendrier scolaire par la grève des enseignants, l’orientation s’est faite pendant un mois afin que le début de l’année scolaire soit au 20 septembre. Il a fait savoir que le travail d’orientation est fait par une commission composée de 12 personnes et ces personnes analysent les critères des élèves à orienter, en tenant en compte des connaissances et la proximité avec l’école. Ce qui a été remarqué est qu’actuellement les ¾ des élèves à orienter souhaitaient avoir des écoles techniques (écoles médicales et E.T.S). Il a parlé du cas des Collèges Communaux qui n’ont pas de cycles supérieurs et les élèves provenant de ces collèges sont privilégiés lors de l’orientation et sont mis dans les écoles à internat. Pour les élèves qui demandent des sections qui se trouvent déjà à leur école d’origine, ils sont maintenus là-bas dans le but de ne pas précipiter la fermeture de la section. Quant à la réintégration des élèves qui avaient abandonné l’école pour plusieurs raisons ou les rapatriés, le Ministre ayant l’enseignement primaire et secondaire dans ses attributions a répondu qu’une commission de huit personnes se charge d’étudier les dossiers accompagnés d’une lettre de demande de réintégration des élèves demandeurs et décident sur ce qu’il faut faire. Il a fait savoir qu’il n’y a pas de textes écrits pour réglementer le travail de cette commission, la commission statue sur chaque cas. Pour ceux qui avaient abandonné à cause de la maladie, il a dit qu’ils présentent des papiers justificatifs, et les rapatriés présentent des documents de rapatriement. Quant aux ex-rebelles, ils l’attestent par des documents de démobilisation. Sur les cas des personnes mariées qui demandent à réintégrer, il a répondu que la loi ne l’autorise pas.

A la question de savoir comment se passe le recrutement et les mutations des enseignants et où en est ce travail, le Ministre ayant l’enseignement primaire dans ses attributions a fait savoir les mutations des enseignants fait couler beaucoup de salive. Il a reconnu que ceux qui demandent à être mutés sont nombreux et beaucoup d’entre eux voudraient être placés dans des centres urbains. Il a dit qu’une nouvelle commission qui se charge de l’attribution des mutations a été mise sur pied au Ministère, la nouveauté étant que les Directeurs Provinciaux de l’Enseignement (D.P.E.) sont membres de la Commission. Le but était de contrer les rumeurs de corruption qui sont murmurés. Par la même occasion, il a appris aux Honorables Députés que depuis un mois, le dépôt des demandes de mutation a été suspendu, il reprendra au mois d’avril 2011.

Concernant le recrutement des enseignants de l’école primaire et secondaire, le Ministre Séverin Buzingo a dit que cela s’est fait en tenant compte des accords passés entre le Ministère des Finances et le Ministère ayant l’enseignement primaire et secondaire dans ses attributions, car cela a un impact sur le budget national. Il a fait savoir que son Ministère reçoit plusieurs demandes d’emploi, mais le Ministère des Finances a accepté qu’il soit recruté 3.500 enseignants pour les écoles primaires et 1500 pour le secondaire. Il a dit que lors du recrutement, ceux qui viennent de passer une longue période au chômage après avoir terminé leurs études sont privilégiés. Il a auusi fait savoir que le redéploiement qui se fera bientôt vise à départager les enseignants sur tout le territoire du pays, dans le but de supprimer une concentration des enseignants sur certaines écoles et de remplir des places vides sur d’autres écoles. Il a expliqué que ce déséquilibre avait été causé en grande partie par la crise qu’a connue notre pays. Une commission sera bientôt créée par l’Arrêté du Deuxième Vice-Président de la République et la Commission sera fonctionnelle dès le mois de janvier 2011.

L’intégration du Burundi à l’East African Community appelle le Burundi à harmoniser ses programmes avec ceux des autres pays de la Communauté. Ainsi, comme l’a communiqué Ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, l’école primaire ne se fera plus en six ans, mais en neuf ans, ce qu’on appelle l’enseignement fondamental. Ceux qui n’auront pas réussi feront des écoles techniques afin d’avoir un métier à exercer.

Il a confirmé que l’apport de l’Assemblée Nationale est précieux. Il a demandé aux Honorables députés d’apporter leur aide en expliquant à la population la nécessité du redéploiement qui n’est pas bien vu par tous. Il a aussi demandé au Parlement d’aider dans la mise en marche d’harmonisation des programmes d’enseignement des pays de l’EAC, afin de former des Burundais compétitifs sur le marché régional. Cela se fera en accordant les moyens nécessaires prévus dans le budget, mais aussi en demandant à la population de contribuer et de se construire beaucoup d’écoles. Il leur a demandé, dans le but de lutter contre la corruption, de sensibiliser la population sur leur droit à être servi par les services publics sans rien payer et de dénoncer quiconque leur demande une corruption.

Au cours de cette séance, les Honorables Députés ont eu l’opportunité de poser d’autres questions en rapport à l’éducation de la jeunesse burundaise. Des réponses satisfaisantes ont été données par le Représentant du Gouvernement dans ce secteur.

Clarisse Biraronderwa

 
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