Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales avec débat adressées au Ministre de la Sécurité Publique.

Publié jeudi 18 novembre 2010
parChristine Nahimana
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Le Ministre de la Sécurité Publique, Alain Guillaume BUNYONI, dément formellement une rumeur selon laquelle il y aurait une rébellion en formation au Burundi.

Ce sont des voleurs et criminels qui se font passer pour des bandes rebelles. Le Ministre de la Sécurité Publique a formulé ce démenti au cours de la séance des questions orales avec débat à l’Assemblée Nationale, ce 17 novembre 2010 auxquelles il avait été invité pour répondre en rapport à la situation sécuritaire qui prévaut au Burundi.

Dans les détails, les Honorables Députés désiraient des éclaircissements sur des questions concernant les causes de l’insécurité au Burundi, les mesures arrêtées par le Gouvernement pour améliorer la situation sécuritaire dans tout le pays, les problèmes des cas de vols qui se commettent du jour au lendmain, les cas des policiers qui commettent des infractions à l’endroit de la population civile, de l’état d’avancement du programme de désarmement des populations civiles, de la recrudescence des tueries dirigées contre les albinos, la part de la population dans le renforcement de la sécurité.

Le Ministre Alain Guillaume Bunyoni en répondant à cette série de questions a dit qu’actuellement l’état de la sécurité s’est nettement amélioré comparativement aux années de 2008 à 2009 même si on enregistre aussi ici des cas d’assassinats liés aux armes à feu encore détenues entre les mains de la population civile. Comparativement à ces années passées, des cas de criminalité ont été réduits à plus de 60%. Les causes de ces cas d’assassinats sporadiques que l’on enregistre sont liés essentiellement à des armes à feu détenues illégalement par la population civile, les problèmes foncières entre les voisins, les problèmes liés à la sorcellerie, les cas de vols et les viols sexuels. C’est ainsi que durant ces trois derniers mois, il a été enregistré 100 personnes tuées, 120 cas de vols et 16 cas de viols.

Dans le souci de renforcer la sécurité, une série de mesures ont été arrêtées par le Gouvernement dès le début de ce mois de novembre (le 2 novembre 2010) en mettant en place une synergie entre les forces de l’ordre, l’administration, la population et le Ministère de la Justice. Ainsi, dans les provinces où la sécurité est exceptionnellement perturbée, comme dans Bujumbura, Bubanza, Cibitoke et Bujumbura Mairie, des mesures exceptionnelles pour juguler ces problèmes ont été également mises en place comme le renforcement des comités de sécurité, les séminaires pour les OPJ et procureurs pour acquérir des capacités dans le traitement rapide des dossiers. C’est pour cela qu’on assiste à un répit de troubles sécuritaires dans ces provinces. D’ailleurs, la population de Bujumbura Rural, par le biais de l’un de ses représentants, Honorable Ezéchiel NIBIGIRA, a profité de l’occasion pour adresser la satisfaction de la population de cette province pour la collaboration dans le cadre du renforcement de la sécurité qui est au beau fixe.

Quant au désarmement de la population civile, le processus a donné des résultats satisfaisants car, en effet, au moment où les estimations donnaient un chiffre rond de 100.000 armes entre les mains de la population civile au Burundi, 80% des armes ont été remises dont 16.729 explosifs, 24.000 minutions, etc.

Dans le souci de maintenir la sécurité publique, des policiers qui sont rendus coupables des infractions sont punis sans complaisance. C’est ainsi que ces derniers jours, sur 133 policiers chassés de ce corps, 8 sont des officiers, contre 28 dans la catégorie des sous-officiers et le reste des hommes de troupes. 80 policiers sont sous sanctions disciplinaires.

Concernant les albinos qui sont dans ces derniers jours victimes d’attaques ciblées par un groupe de malfaiteurs qui a déjà fait deux victimes, le Ministre de la Sécurité Publique tranquillise et rassure que la situation est sous contrôle. Un Burundais faisant partie d’un groupe composé également de Tanzaniens est déjà sous le contrôle des forces de sécurité et au Rwanda, un groupe de malfaiteurs tanzaniens a déjà été arrêté par les forces de l’ordre. Concernant certaines informations faisant état de la présence des anciens éléments membres de l’ancienne rébellion des FNL au Congo, le Ministre Alain Guillaume Bunyoni a dit qu’il est connu que plusieurs groupes armés ont choisi le Congo comme terrain d’où ils mènent leurs opérations. Un cadre de rencontres avec les pays de la sous- région (Tripartite plus un) sera privilégié. Concernant les malfaiteurs qui sont appréhendés en flagrant délit, les OPJ font tout pour clore leurs dossiers le plus rapidement possible pour qu’ils soient jugés concernant leurs infractions commises.

Concernant les actes de vols qui sont commis dans le Lac Tanganyika à l’endroit des pêcheurs et d’autres voyageurs, le département chargé des patrouilles dans le lac Tanganyika n’est pas encore fonctionnel, mais la Police collabore avec les éléments de la marine burundaise de la Force de Défense Nationale qui leur prêtent mains fortes. Néanmoins, la Police travaille en étroite ollaboration avec les Associations des pêcheurs aussi bien du Burundi que du côté de la République démocratique du Congo dans le volet du renseignement.

Diverses autres questions ont étés posées par les Honorables Députés et le Ministre leur a donnée des réponses satisfaisantes.

Egide KWIZERA

 
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