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Questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation

Publié lundi 14 février 2011
parTharza Manirakiza
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Le dossier du redéploiement des enseignants a été l’objet de la séance plénière du vendredi 11 février 2011, à l’hémicycle de Kigobe, au cours des questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation, l’Honorable Séverin Buzingo.

Ces questions formulées par la Commission de l’Education, de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, de la Culture et de la Communication de l’Assemblée Nationale portaient entre autres sur les raisons majeures qui ont motivé cette décision du redéploiement des enseignants, ainsi que les critères et la composition qui ont été à la base de la mise au point de la commission chargée d’analyser la question.

Le projet de redéploiement des enseignants existait déjà mais n’était pas bien structuré, a dit le Ministre Séverin Buzingo qui s’est réjoui que le moment était venu de le mettre en application. Revenant sur la genèse du projet, le représentant du Gouvernement a rappelé que le projet vient corriger l’erreur de la répartition du travail au sein des enseignants de manière qu’il n’existe plus d’enseignants désœuvrés alors que les autres sont surchargés. Tenez !, s’est-il exclamé, un enseignant qui rentre chez lui après avoir dispensé une leçon de 30 minutes alors qu’un autre travaille avant et après-midi pour percevoir le même salaire à la fin du mois.

La correction de ce déséquilibre au niveau du volume horaire a motivé la mise en application de ce système de redéploiement des enseignants, a répété le Ministre en charge de l’enseignement primaire et secondaire, avant de rappeler qu’en général, un fonctionnaire preste 8 heures par jour. L’autre raison est la mise en application de deux décisions contenues dans le discours programme du Chef de l’Etat quand il s’adressait à la Nation burundaise le 21 décembre 2012. Dans l’une, le Président Pierre Nkurunziza a précisé que dans les secteurs de la justice, de la santé et de l’éducation, on va recruter de nouvelles unités tout en les restructurant de manière que le travail soit équitable. L’autre interdit des mutations du personnel de ces secteurs de l’intérieur du pays au chef-lieu des provinces.

En date du 22 octobre 2010, le 2ème Vice-Président avait signifié aux cadres du Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation de l’urgence du système de redéploiement dans le secteur éducatif burundais dans une réunion tenue à leur endroit à Ngozi.

L’autre raison non moindre émane des partenaires au développement dont la Banque Mondiale et la FMI qui ont toujours pointé du doigt la mauvaise organisation du secteur éducatif qui se répercute sur les autres domaines, a précisé le représentant du Gouvernement en ajoutant qu’actuellement au Burundi, le volume horaire d’un enseignant est de 561 par an alors qu’il devrait être de 1050.

La conséquence de cette carence est la réduction du temps scolaire et de la baisse de niveau chez les apprenants qui, pendant les 6 ans du primaire, étudient seulement 4 ans 4 mois et 3 semaines, le Burundi se classant actuellement au premier plan des pays à avoir un taux de redoublement élevé, a regretté le Ministre Séverin Buzingo qui trouve qu’il est temps que la situation change.

Concernant la Commission chargée du redéploiement des enseignants, le Ministre de tutelle a indiqué que les critères se portaient sur le dévouement, le service ainsi que l’engagement des membres qui sont au nombre de 17 dont 9 représentant le Gouvernement et 8 les syndicats des enseignants, a souligné l’Honorable Séverin Buzingo en indiquant que le Président de la Commission est l’actuel Directeur Général des Ressources Humaines au Ministère l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation, son adjoint est la présidente du syndicat SLEB, côté Gouvernement, 4membres sont du ministère ayant l’éducation dans ses attributions, 2 sont de la 2ème Vice-Présidence, 1 du Ministère des Finances et 1 autre de la Fonction Publique.

Cette Commission a chaque fois collaboré avec les Directions Provinciales de l’Enseignement, a-t-il martelé avant d’ajouter que le travail va bon train car, sur le total des 3.887 enseignants à redéployer, 1.805 sont déjà partis sur une période, soit 46% au mercredi 9 février 2011 alors que la mesure vient de commencer avec le mois de février. Le Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation Professionnelle et de l’Alphabétisation a exhorté les Honorables Députés de servir de relais dans leurs circonscriptions respectives pour la sensibilisation des populations sur le bien-fondé de la mesure de redéploiement des enseignants, mesure qui cadre du reste avec la bonne gouvernance.

Christine Nahimana

 
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