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Questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Publié lundi 8 août 2011
parChristine Nahimana
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La séance plénière du 4 août 2011 était consacrée aux questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Docteur Julien Nimubona. Ce dernier a répondu aux préoccupations des Honorables Députés basées sur le choix des candidats ayant accès à l’université, sur les critères de choix des bénéficiaires des bourses d’étude au pays et à l’étranger, sur le critères pour fonder un université privée, son suivi et son évaluation, mais aussi ce qui est entrain d’être fait pour aller vers l’harmonisation de l’enseignement dans les pays de la Communauté Est-Africaine.

Après avoir éclairé les Honorables Députés sur l’organisation et le fonctionnement du Ministère sous sa tutelle, le Ministre Julien Nimubona a expliqué les critères pris en compte pour avoir accès à l’enseignement supérieur. Comme le stipule le décret loi n°100/80 de 1999, dans son article 7, ceux qui ont accès aux études universitaires ainsi qu’à une bourse de l’Etat doivent avoir réussi l’examen d’Etat. Il en est de même pour ceux qui veulent fréquenter les universités privées, comme le dit la loi qui réglemente le fonctionnement des universités privées. Mais suite aux conditions qui ne permettaient pas à l’Etat d’assurer une éducation supérieure à tous les élèves qui avaient échoué à cet examen, les universités privées ont commencé à accueillir ces lauréats des humanités de l’enseignement secondaire.

Quant à l’octroi d’une bourse pour étudier à l’extérieur du pays, cela est décidé par la Commission d’orientation, mais il faut avoir réussi l’examen d’Etat et avoir beaucoup de points. Le Ministre Julien Nimubona a fait savoir que pour cette année, tout élève bénéficiaire devra avoir obtenu 70% afin d’avoir une bourse d’excellence des pays donateurs. Quant à ceux qui font le doctorat, la bourse est payée en totalité par l’Etat, excepté pour ceux qui obtiennent les bourses de coopération.

Concernant l’équivalence entre les diplômes de ceux ayant fréquenté les universités privées et ceux de l’université public, le Ministre ayant l’enseignement supérieur dans ses attributions a fait savoir que cela se base sur les curricula, le volume des cours suivis, la formation des enseignants et l’agréement de l’établissement. Il a ajouté que les programmes suivis par ceux qui fréquentent les universités du soir sont les mêmes que ceux qui étudient le jour, ce programme a été suivi pour donner l’opportunité aux fonctionnaires de continuer leurs études.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a parlé aussi de l’harmonisation de l’enseignement et de la recherche dans les pays de la Communauté Est-Africaine. En effet, les pays de la Communauté sont tenus à avoir une vision commune sur l’enseignement et la recherche. Il a fait savoir que le Burundi a signé l’annexe du protocole sur le Marché Commun qui concerne la libre circulation des personnes, y compris donc les travailleurs et leurs diplômes. Ce programme est déjà mis en marche. Mais des problèmes sont rencontrés en chemin comme le changement des lois burundaises sur la façon d’enseigner afin de mieux suivre les réformes vers le système LMD qui sera pratiqué dans la région.

La langue d’enseignement qui est l’anglais pose aussi problème. Un autre problème consiste à la mise en place de l’enseignement fondamental à l’école primaire qui demande que la Constitution burundaise soit changée. Il a expliqué que cette harmonisation sera bénéfique pour le pays et la région, car elle permettra l’amélioration de l’enseignement et de la recherche et ainsi le pays aura des lauréats bien qualifiés sur le marché du travail. Cette harmonisation permettra l’introduction des cours plus pratiques selon le besoin sur le marché de la main d’œuvre. De plus, les diplômes burundais seront agréés dans la région.

Le Ministre Julien Nimubona n’a pas manqué d’insister sur le bien fondé de passer l’Examen d’Etat. Il a confirmé qu’à partir de l’année académique à venir, tout élève qui n’aura pas passé cet examen et qui n’aura pas obtenu 30% n’aura pas accès à l’enseignement universitaire. Cela est fait dans le souci du respect de la loi, mais aussi pour pousser la jeunesse à se dépasser. Il a expliqué que désormais, la Commission Nationale de l’Enseignement Supérieur, qui a été créée par décret présidentiel, devra s’assurer que tout élève ayant fréquenté l’université a préalablement réussi l’examen d’Etat, afin qu’il y ait distinction des diplômes octroyés. Il a fait savoir que pour ceux qui n’auront pas réussi l’examen d’Etat obtiendront le diplôme administratif, alors que les autres auront le diplôme académique qui leur donne accès au troisième cycle et à l’obtention du Master de recherche.

Il a terminé en indiquant que cette distinction des diplômes sera faite dans le souci que les diplômes professionnels obtenus au Burundi soient reconnus.

Clarisse Biraronderwa

 
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