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Questions orales avec débat adressées au Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida

Publié vendredi 23 mars 2012
parChristine Nahimana
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La ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida appelle les associations des séropositifs de dépasser leur mésentente et de privilégier plutôt l’intérêt des malades du sida et l’esprit patriotique.

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La ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Sabine Ntakarutimana

Tel est le message du Docteur Sabine Ntakarutimana quand elle s’exprimait devant les Honorables Députés sur la crise qui prévaut au sein des associations des séropositifs, c’était au cours de la séance des questions orales du 22 mars 2012 dirigée par le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Pie Ntavyohanyuma.

Consécutivement à une information relayée sur tous les médiums de la place et qui faisait état du torchon qui serait en train de brûler entre les associations des séropositifs et le ministère de tutelle, les Honorables Députés ont voulu en savoir plus. Où se situe la pomme de discorde, ont demandé les honorables députés.

Avant de répondre à cette question, la ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida a retracé l’historique du Mécanisme de Coordination Pays, en sigle CCM, Coordination Country Mechanism en anglais. Le CCM Burundi qui agit en lieu et place du Fonds Mondial qui intervient dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est composé de trois groupes différents dont le secteur gouvernemental (37%), la société civile (50%) et les partenaires au développement (13%).

La pomme de discorde se trouve au sein de la société civile, plus précisément entre le RPB+(Réseau Burundais des Personnes vivant avec le VIH/SIDA), bénéficiaire principal et l’ABS(Alliance Burundaise contre le Sida), a expliqué l’Honorable Dr Sabine Ntakarutimana qui déplore qu’ un bras de fer s’est engagé entre l’ABS qui ne signe pas la décharge au RPB+ qui hésite à son tour à décaisser une enveloppe qui atteint 30 milliards chaque année.

Etant donné que cette situation ponctuée de tensions vient de durer deux ans malgré sept tentatives de médiation, la Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida qui est en même temps présidente du CCM a décidé de prendre les choses en main en organisant des élections transparentes qui se sont prononcées en faveur du SEP/CNLS(Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida).

Les représentants du peuple ont aussi manifesté leurs inquiétudes quant aux conséquences fâcheuses qui pourraient découler de cette situation.

Le Docteur Sabine Ntakirutimana a déploré l’attitude de la société civile de se rebeller contre les résultats des votes. Cela ternit l’image du pays. Elle a conseillé également à la retenue. Chaque fois qu’un problème surgit, la société civile accourt au bailleur et aux médias, et ce, malgré l’interdiction formelle du CCM. Elle appelle aussi les associations des séropositifs de dépasser leur mésentente et de privilégier plutôt l’intérêt des malades du Sida et l’esprit patriotique.

Le Président de l’Assemblée Nationale a recommandé aux Honorables Députés de suivre de près cette situation, malgré les assurances de la Ministre ayant en charge la lutte contre le sida quant au décaissement par le Fonds Mondial de la deuxième phase.

 
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