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Questions orales avec débat adressées à deux membres du Gouvernement

Publié jeudi 11 juillet 2013
parChristine Nahimana
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Le Comité National du Dialogue Social, CNDS en sigle et l’Ecole Fondamentale sont deux voies de sortie successivement pour les répétitifs mouvements de grève observés par les fonctionnaires de l’Etat et pour la formation des élèves spécialisés. Ce sont les propos tenus par deux membres du Gouvernement au cours de la séance plénière de ce mercredi 10 juillet 2013 réservée aux questions orales avec débat.

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L’Honorable Marcelline Bararufise posant les questions aux deux membres du Gouvernement

La ministre de l’Enseignement de Base et Secondaire, de l’Enseignement des Métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation et la ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale ont répondu aux questions des Honorables Députés, questions relatives d’une part à l’état d’avancement des préparatifs en vue de l’instauration de l’Ecole Fondamentale et, d’autre part, les dispositions du Gouvernement pour clore définitivement les mouvements d’arrêt de travail qui ne cessent de paralyser les activités dans beaucoup de départements ministériels.

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Les deux membres du Gouvernement devant les Honorables Députés : à droite, la ministre Rose Gahiru, à gauche, la ministre Annonciate Sendazirasa

La ministre Rose Gahiru a expliqué que tout le paquet est mis pour le démarrage de l’Ecole Fondamentale avec le début de l’année scolaire 2013-2014. L’objectif de ce projet est de former le plus grand nombre possible d’élèves avec le plafond minimum de la 9ème année. Les programmes d’enseignement ont été aménagés autrement tout en privilégiant la connaissance. Les enseignants ont déjà leur bagage intellectuel, seulement, ils apprennent les nouvelles méthodologies. Les deux enseignants par classe en 7ème année suffisent, étant donné qu’ils vont dispenser des matières essentielles et utiles seulement, comme les sciences, la technologie et les langues. Les deux enseignants dont l’un sera maître-responsable seront sous la supervision du directeur communal.

La qualité de l’enseignement burundais réputée dans le monde risque de baisser avec le système de l’Ecole Fondamentale, se sont inquiétés les Honorables Députés. Pour la Ministre ayant l’enseignement primaire et secondaire dans ses attributions, cette réputation est à relativiser. Les étudiants burundais excellent dans les cours théoriques mais éprouvent des difficultés dans les épreuves pratiques, ce que l’Ecole Fondamentale vient justement corriger.

Le niveau requis pour les enseignants de l’Ecole Fondamentale est de D7, mais comme ils ne sont pas nombreux, on va faire recours aux lauréats de l’IPA 3 et ceux de l’ENS, a ajouté l’envoyée du Gouvernement avant de préciser que la gratuité de l’enseignement à l’Ecole Fondamentale dépendra de la santé financière du Gouvernement.

L’honorable Annonciate Sendazirasa a quant à elle expliqué que l’éternelle question des disparités salariales qui est devenue le leitmotiv des mouvements répétitifs de grève des fonctionnaires de l’Etat va bientôt être résolue avec la mise en place du Comité National du Dialogue Social. Cet organe tripartite qui regroupera le Gouvernement, les syndicats et les employeurs privés n’a pas l’ambition de gérer les mouvements de grève mais plutôt de les prévenir. 5ème pays au niveau mondial à avoir adopté le CNDS, le Burundi loue la politique salariale pour couper court avec les disparités salariales. Selon les propositions, il est prévu une transition sur une période de deux ou trois ans. La classification des emplois et l’harmonisation des salaires figurent aussi sur l’agenda.

Notons que les deux envoyées du Gouvernement ont recommandé aux Honorables Députés de sensibiliser les populations quant à l’utilité de l’Ecole Fondamentale et l’effet de la grève qui suspend le contrat du travailleur à son employeur, y compris la rémunération.

 
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