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Questions orales avec débat adressées au ministre de la Sécurité Publique

Publié lundi 5 août 2013
parClarisse Biraronderwa
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« La sécurité est bonne en général sur tout le territoire du Burundi »

C’est l’évaluation faite de la sécurité du pays par le Ministre en charge de ce domaine, lors des questions orales lui adressées par le Président de la Commission de la Défense et de la Sécurité. Cela s’est passé au cours de la séance plénière du 02 août 2013, au Palais des Congrès de Kigobe.

Ces questions orales étaient axées sur la sécurité en général et la sécurité routière en particulier, surtout après la promulgation du nouveau Code de la circulation routière.

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Le Ministre de la Sécurité publique, le Commissaire de Police Gabriel Nizigama

Le Ministre de la Sécurité publique, le Commissaire de Police Gabriel Nizigama a affirmé que la sécurité est en général très bonne. Mais il a mentionné que des perturbations ont été observées ici et là, comme les bandits qui ont commis des vols à mains armées, les tueries liées aux conflits fonciers ainsi qui la consommation des boissons prohibées et des drogues qui causent de l’insécurité.

Dans la sauvegarde de la sécurité, 48 groupes de bandits armés ont été démantelés, 227 bandits ont été appréhendés et leurs dossiers sont en justice. Parmi ces bandits, 16 étaient des policiers. Ces dernies ont reçu des sanctions disciplinaires et administratives. Aussi, d’autres policiers dont six officiers et 27 sous-officiers ont été punis, il y en a même qui ont été renvoyés de la Police. Il a ajouté que les armes saisies sont détruites.

Concernant la sécurité routière, le ministre Gabriel Nizigama a spécifié que la sécurité est satisfaisante, mais pas au niveau souhaité. Il a signalé que la mise en application du nouveau Code de la cirulation routière a débuté même si elle soulève des polémiques. Il a dit que ce nouveau Code est bénéfique à la Police car il lui permet de travailler en accord avec la loi. Il a rappelé que le nouveau Code de la route a intégré des infractions qui n’étaient pas mentionnées dans l’ancien et actuellement, les conducteurs ne peuvent pas se dire lésés car on n’applique que la loi et toutes les amendes sont prévues. De plus, ce Code est en train d’être traduit en kirundi pour faciliter sa vulgarisation dans tout le pays.

Parmi les problèmes rencontrés et qui peuvent être sources d’accidents de roulage, il a énuméré le grand nombre de véhicules alors que le réseau routier ne s’élargit pas, les permis de conduire et les contrôles techniques frauduleux, la conduite en état d’ivresse, l’excès de vitesse, le manque de panneaux de signalisation et le mauvais état des routes. Néanmoins, les accidents ont sensiblement diminué, contrairement aux chiffres enregistrés dans le premier semestre de l’an 2012.

Concernant la corruption qui fait parler d’elle dans le secteur routier, le ministre de la Sécurité publique n’a pas nié que cela ne soit observé, mais a assuré que ce fléau va en baissant, en témoignent les sommes qui entrent dans les caisses de l’Etat grâce aux contraventions payées. Il a saisi cette occasion pour s’indigner contre les conducteurs qui prennent plaisir à tenter et corrompre les agents de police de roulage et leur a appelé à abandonner ce comportement honteux.

Il a fait savoir que les écoles d’apprentissage de la conduite automobile enseignent selon le nouveau Code de la route.

Quant aux véhicules avec des plaques d’immatriculation abimées, le ministre de la Sécurité publique a fait savoir que cela est dû à la mauvaise qualité de ces plaques. Cela a été discuté avec ceux qui les attribuent pour changer la qualité de celles-ci.

Un débat riche a suivi les réponses du ministre ayant la sécurité publique dans ses attributions. Concernant les camions provenant de la Communauté Est-Africaine qui enfreignent la loi au Burundi, le Ministre Gabriel Nizigama a regretté que le Burundi ne soit pas équipé de radars pour le suivi, mais il a dit que lorsqu’ils sont pris en faute, ils payent les contraventions. Il a informé que la police planifie d’utiliser des caméras pour surveiller ceux qui commettent des fautes sur les routes et les contraindre à payer des amendes.

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les honorables députés en plénière

Les Honorables députés se sont inquiétés sur la perméabilité des frontières burundaises qui pourrait faciliter l’entrée d’armes illégales et causer l’insécurité dans le pays. Ils ont aussi demandé une surveillance des camps de réfugiés qui pourraient abriter des fauteurs de troubles. A cela, il a répondu que la police travaille en collaboration avec la Force de Défense Nationale et l’administration pour surveiller le flux sur les frontières et lutter contre toute chose qui pourrait saboter la sécurité du pays. Quant aux réfugiés qui sont dans les camps, même s’ils ont tendance de se révolter, ils doivent se conformer aux exigences du pays et respecter les mesures de sécurité.

 
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