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Questions orales avec débat adressées au Ministre de l’Intérieur et celui de la Sécurité Publique

Publié vendredi 21 novembre 2014
parChristine Nahimana
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Le ministre de la Sécurité Publique (gauche) et le ministre de l’Intérieur (à droite)

Le Ministre de la Sécurité Publique, Commissaire de Police Gabriel Nizigama, et le Ministre de l’Intérieur, Honorable Edouard Nduwimana, ont indiqué, le 21novembre 2014, lors de la séance des questions orales tenue à l’Assemblée Nationale, que la sécurité est bonne sur toute l’étendue du territoire national.

En effet, la situation sécuritaire est suivie quotidiennement par le ministère de la Sécurité Publique. C’est ainsi que le ministre Gabriel Nizigama a profité de l’occasion pour démentir les rumeurs selon lesquelles au Burundi il y aurait de groupes armés en longs manteaux qui sillonnent le pays.

Le ministre Gabriel Nizigama a expliqué, cas par cas, que là où ces soi-disant groupes armés en longs manteaux ont été signalés, cela n’était pas du tout correct. Au contraire, c’était des bandits. Le ministre en charge de la Sécurité Publique a précisé que la situation sécuritaire est perturbée plutôt par les bandes de voleurs qui s’adonnent à des actes de vols dans les ménages et des incidents liés aux conflits fonciers, des violences basées sur le genre, la consommation des boissons prohibées, la toxicomanie, les bandits qui tirent sur des positions militaires dans la Réserve Naturelle de la Rukoko avant de retourner dans leur base de l’autre côté de la frontière de la République Démocratique du Congo. Ceux-ci sont traqués et emprisonnés. Le ministre Gabriel Nizigama conseille l’opinion de ne pas donner une occasion en or à ces bandes de voleurs.

Pour ce qui est en train d’être fait pour en finir avec ces voleurs, le Commissaire de Police Gabriel Nizigama et le ministre Edouard Nduwimana ont indiqué que les comités mixtes de sécurité vont être renforcés. La police va doter plus de moyens matériels et humains à ses membres dans les endroits où sont signalés ces voleurs. Ces ministères vont se concerter avec le ministère de la Justice pour que ces malfaiteurs soient jugés et emprisonnés. Aux personnes qui seraient détentrices des informations en rapport avec ces malfaiteurs, le Commissaire de Police Gabriel Nizigama leur a demandé de les partager avec les éléments de la Police.

Le ministre de la Sécurité Publique s’est également exprimé sur les récentes fouilles perquisitions qui ont été menées dans certaines communes de la Municipalité de Bujumbura. Le Commissaire de Police Gabriel Nizigama a fait savoir qu’il n’y a aucune relation entre ces opérations de fouilles perquisitions menées chaque fois que de besoin avec ces soi-disant groupes. Il a indiqué que ces opérations sont organisées dans le cadre de la prévention par la police. Le Burundi étant en pays qui a connu des périodes sombres dans son histoire, la population a dû alors se procurer des armes à feu qu’elle garde chez-elle illégalement. Ces fouilles sont organisées alors dans le cadre d’un désarmement civil.

Concernant la requête des habitants de certaines communes de la Mairie de Bujumbura qui ont demandé de faire des rondes en érigeant des barrières sur la voie publique pour assurer leur propre sécurité et celle de leur biens, le ministre en charge de la Sécurité Publique a répondu que cela n’était pas du tout possible. La sécurité est exclusivement du ressort du Gouvernement par le biais du ministère de la Sécurité Publique. La personne qui voudrait assurer sa propre sécurité dans son ménage n’a qu’à engager des sentinelles.

Sur certaines collines, les comités mixtes de sécurité ne fonctionnent pas correctement, ont constaté les parlementaires. Ils ont alors demandé ce qui est préconisé par le ministère de l’Intérieur et celui de la Sécurité publique pour les rendre plus opérationnels. Le ministre Edouard Nduwumana a fait savoir que dans les réunions, régulièrement tenues à leur endroit, les membres de ces comités exigent des primes. Le ministre de l’Intérieur de rappeler que les membres de ces comités mixtes de sécurité doivent comprendre qu’ils travaillent avant tout pour leur propre sécurité en particulier et pour la sécurité du pays en général.

 
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