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Questions orales avec débat à l’attention de deux membres du Gouvernement

Publié vendredi 29 août 2014
parChristine Nahimana
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La problématique de la rupture des stocks de sang au CNTS au menu des débats

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La Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, l’Honorable Docteur Sabine Ntakarutimana (à droite) et l’Honorable Tabu Abdallah Manirakiza(à gauche), Ministre des Finances et de la Planification du Développement Economique

« Il n’y a pas eu de mort suite à la pénurie du sang », si on en croit aux propos de la ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida. L’Honorable Docteur Sabine Ntakarutimana répondait avec son homologue chargé des Finances, Honorable Tabu Abdallah Manirakiza, à une séance des questions orales. C’était le jeudi 28 août 2014.

Pourquoi la pénurie du sang s’est-elle manifestée alors que les donneurs ne manquent pas et quel est l’effectif des morts victimes de cette situation, pourquoi les fonds alloués au Centre National de Transfusion Sanguine, CNTS en sigle, ont-ils été revus à la baisse, telles sont les quelques questions que les représentants du peuple ont posées aux deux membres du Gouvernement mis en examen par l’opinion nationale suite à cette situation de rupture de stock de sang au CNTS.

Après une brève historique du CNTS, l’Honorable Sabine Ntakarutimana expliqué que le stock de sang s’amenuise toujours lors des grandes vacances parce que les élèves du secondaire qui sont les grands donneurs sont à leurs domiciles. Le manque de budget suffisant et la vétusté des véhicules de terrain y seraient aussi pour quelque chose.

La ministre ayant la Santé Publique dans ses attributions n’a pas manqué de préciser que le CNTS s’est replié sur soi dans ses problèmes.

Concernant le budget du CNTS qui a été revu en baisse, l’Honorable Tabu Abdallah Manirakiza a rejeté la responsabilité au Centre même qui connaît un faible taux d’exécution. Il a cité le cas de l’exercice 2010 où sur les 650 millions alloués au CNTS, 440 millions sont tombés en annulation., une situation qui s’est successivement répétée en 2012 et 2013 où des millions et des millions de leurs budgets sont également tombés en annulation.

Apparemment les deux membres du Gouvernement se contredisent, se sont étonnés les honorables députés. Au moment où la ministre ayant en charge la Santé Publique crie au manque de moyens financiers qui poussent les fournisseurs à ne plus approvisionner le CNTS d’une part et qui ne permet pas le renouvellement du parc automobile d’autre part, paradoxalement le ministre ayant les Finances dans ses attributions évoque le non emploi des fonds, ont-ils martelé.

Les deux membres du Gouvernement ont affirmé haut et fort qu’ils parlent un même langage, seulement, ont-ils nuancé, chacun en son domaine.

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L’Honorable Norbert Ndihokubwayo lisant les questions posées au membres du Gouvernement

La ministre de la Santé Publique a par ailleurs conseillé à ne pas se fier aux rumeurs colportées par certains médiums. Il fut un moment où les médias ont parlé de la rupture des stocks des antirétroviraux alors qu’il n’en était rien, a-t-elle rappelé, avant de préciser que même dans cette situation, elle ne peut pas déplorer des morts alors qu’aucun rapport faisant état de cela ne lui est pas encore parvenu. Elle a rassuré que le Gouvernement s’est préoccupé au premier chef de la situation. De surcroît, les médecins exercent dans la droite ligne du serment d’Hippocrate qu’ils prêtent au début de leur fonction.

Notons que l’Honorable Docteur Sabine Ntakirutimana a pris bonne note le clin d’œil des Honorables Députés relatif à la diversification des fournisseurs.

 
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