Assemblée Nationale du Burundi

 

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Questions orales avec débat à l’endroit d’un Membre du Gouvernement

Publié mercredi 7 décembre 2016
parChristine Nahimana
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190.000 décodeurs, telle est la promesse émise par la Chine au Burundi, comme l’a annoncé le Ministre des Poste, des Technologies de l’Information, de la Communication et des Médias. Monsieur Nestor BANKUMUKUNZI était l’invité de l’Assemblée Nationale au cours de la séance des questions orales avec débat de mardi 06 décembre 2016, séance dirigée par le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Agathon RWASA.

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Le Ministre ayant en charge la Communication répondant aux questions des Honorables Députés

A côté de ces décodeurs et avec le programme de numérisation en cours ainsi que le remplacement du matériel vétuste la Radio Télévision Nationale du Burundi, RTNB en sigle, qui émettra alors par voie satellitaire, d’ici à la fin de l’année, couvrira tout le territoire national, a expliqué le Membre du Gouvernement comme pour tranquilliser la population de la Région Nord du pays qui capte seulement les station émettant depuis les pays limitrophes.

L’Envoyé du Gouvernement a par la même occasion calmé les esprits de ceux qui traitent la RTNB de propagandiste du parti au pouvoir. Pour lui, la RTNB est un organe au service de la Nation. Elle donne la parole à qui veut la prendre, a-t-il renchéri avant d’ajouter que même au cours des séances électorales, le temps imparti aux formations politiques est le même. Seulement, ce sont les rumeurs de la rue qui colportent que la RTNB ne donne pas l’occasion de s’exprimer aux autres catégories de la population. Si ce sont les autorités au pouvoir qui figurent au premier plan, a-t-il nuancé, c’est parce qu’ils sont à l’œuvre. Sinon, avec son statut de médium du peuple, la RNTB ne peut pas manquer de porter loin la voix du peuple ou celle de ses représentants, a-t-il démontré.

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Vue d’ensemble des Membres du Bureau de l’Assemblée Nationale

Par ailleurs, la gestion des réseaux sociaux demeure un casse-tête pour le Gouvernement qui n’a pas de moyens financiers suffisants pour s’enquérir de la technologie capable de les contrer, a regretté Monsieur Nestor BANKUMUKUNZI qui a précisé que la radio Humura qui émet via Internet finira par se casser elle-même quand la population prendra conscience qu’elle ne diffuse que des mensonges.

Plus d’un Député a également évoqué la question de la Régie Nationale des Postes. Pour les non avisés, cette entreprise paraétatique est au service du peuple puisqu’elle se retrouve même au niveau collinaire. Mais en réalité, la Régie Nationale des Postes connaît la médisance du peuple qui affiche de plus en plus de méfiance à son égard. Les agents des différents bureaux postaux sont d’abord insuffisants, à raison d’une personne par bureau. Il devient alors facile pour eux de voler l’épargne du petit peuple. Des fois, ce personnel fuit dans les pays limitrophes en emportant même l’avance sur traitement de certains fonctionnaires. Souvent, le personnel envoyé dans les coins de l’intérieur du pays provient de Bujumbura, ce qui lui permet aussi de subtiliser sans scrupule l’argent des clients. Pire encore, le personnel de la Régie Nationale des Postes est loin d’être accueillant, se plaint surtout les paysans.

Selon le Ministre des Poste, des Technologies de l’Information, de la Communication et des Médias, la Régie Nationale des Postes a permis au paysan d’entrer dans le système bancaire. Non seulement le petit peuple est sensibilise’ à placer son argent à la poste au lieu de le thésauriser, mais aussi il a la latitude de contracter des crédits, s’est-il réjoui. Le fait que la poste s’implante partout dans le pays est un autre aspect qui milite en sa faveur, a-t-il renchéri.

Cependant, pour pallier au pillage des bureaux de la poste, un système de cogestion a été instauré, a confié Monsieur Nestor BANKUMUKUNZI. Dorénavant, un bureau postal à l’intérieur du pays sera géré par au moins deux personnes dont l’une gardera la clé du coffre-fort tandis que l’autre en mémorisera le code, a –t-il déclaré avant d’ajouter que le Gouvernement veillera aussi à ce que le personnel soit natif de la province d’affectation.

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Vue partielle des Honorables Députés

Les Honorables Députés ont en fin de compte plaidé pour le cas de l’Onatel qui a été visiblement dépassé par le progrès rapide de la technologie. En effet, ont-ils démontré, seuls les services publics usent encore du téléphone fixe, le monopole de la société tandis que le volet de la téléphonie mobile, l’Onamob, a été négligé. Ils ont alors recommandé au Gouvernement que si jamais il songe à la privatisation de l’entreprise, qu’il privilégie d’abord les agents de la compagnie. Certes ils ont des moyens financiers limités, ont reconnu les Représentants du peuple, c’est alors au Gouvernement que revient la responsabilité de leur octroyer des crédits.

 
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