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Questions orales avec débat à l’endroit d’un Membre du Gouvernement.

Publié vendredi 24 février 2017
parChristine Nahimana
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L’effectif des malades du paludisme en 2016 n’était pas alarmant, qui plus est, il y a eu une légère diminution à hauteur de 20% vers la fin de cette année. Ce sont les raisons avancées par la Ministre de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida. Docteur Josiane NIJIMBERE expliquait aux Honorables Députés pourquoi son ministère n’a pas déclaré l’épidémie de malaria. C’était au cours de la séance de jeudi 23 février 2017 consacrée aux questions orales avec débat.

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Mme la Ministre de la Santé Publique répondant aux questions des Honorables Députés

Les Représentants du peuple n’en revenaient pas. Pourquoi le pays ne déclare pas cette épidémie ? Pourtant, il profiterait de cette situation en bénéficiant notamment de la gratuité des soins !, ont-ils démontré. Tout en allongeant la liste de ces avantages, le Membre du Gouvernement a précisé qu’il existe des indices à observer avant de déclarer l’épidémie de telle ou telle autre maladie. Outre qu’il y aurait le système de traitement de masse et l’ordonnance d’un autre médicament, le partenariat avec les bailleurs serait également privilégié, a-t-elle renchéri avant d’ajouter que le pays reste toujours aux aguets.

Par ailleurs, Docteur Josiane NIJIMBERE a souligné que la malaria qui avait élu domicile à la plaine de l’Imbo sévit actuellement dans tous les coins du pays. Le phénomène El nino a réchauffé les régions froides, d’une part, et l’introduction de la riziculture et de l’aquaculture dans les montagnes, d’autre part, ont favorisé la multiplication des moustiques, a confié le Membre du Gouvernement qui prône aussi la synergie des actions pour faire face à ce fléau.

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Vue d’ensemble du Bureau de l’Assemblée Nationale

Elle a également tranquillisé les Honorables Députés qui doutent de l’aspect préventif des moustiquaires. D’aucuns avancent que ces moustiquaires qu’on retrouve sur les marchés ne sont plus imprégnés, du moment que les moustiques ne meurent pas quand ils s’y posent. Tous les produits pharmaceutiques en vente au Burundi ont déjà reçu l’aval de l’OMS, a-t-elle rassuré, à moins qu’ils soient entrés par fraude, a-t-elle nuancé. Par la même occasion, elle a affirmé ne pas savoir l’existence de savons, de crème ou de bougies qui « éloignent » les insectes.

Pour ceux qui ont conseillé de privilégier la pulvérisation intro domiciliaire systématique pour atteindre mêmes ceux qui dorment sur les nattes, la Ministre ayant en charge la Santé publique a averti que cette méthode est tellement budgétivore que le Gouvernement ne peut pas prétendre l’appliquer sur toute l’étendue du territoire, raison pour laquelle il cible quelques zones sensibles.

La carte CAM ne sert plus à rien puisque dans certaines structures sanitaires sous convention catholique, on ne l’accepte plus. Ce qui est encore plus fâcheux, c’est que le petit peuple est contraint de s’acheter de la quinine qui est chère comparativement à son pouvoir d’achat, alors qu’avec la CAM les médicaments (artesunate et amodiaquine) sont supposés être gratuits. L’Envoyée du Gouvernement a été on ne peut plus claire. Hormis les établissements privés, toutes les autres structures sanitaires doivent se conformer au programme du Gouvernement, a-t-elle précisé.

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Vue de profil des Honorables Députés

A propos du personnel de santé qui réclame le lucre avant de soigner un malade, Docteur Josiane NIJIMBERE exhorte tout le monde à fréquenter l’école pour que le garde-malade enregistre les nom et prénom ainsi que le profil du défaillant, dans le but de porter plainte plus tard. Elle a aussi sollicité l’appui des Honorables Députés lors de la mise en application de la mesure visant à fermer tous les centres de santé et les pharmacies qui ne remplissent pas les normes.

Elle projette en effet couper court avec cette manie de copier sur l’autre. Quelque construit en bonne et due forme un centre de santé et demande l’agrément qu’il obtient. Dès que cet établissement démarre ses fonctions, un autre envieux vient lui aussi installer en vrac et en désordre sa propre structure sanitaire pour mener une concurrence déloyale sans même respecter la distance requise entre deux centres de santé.

Sachez que cette séance de questions orales a été organisée suite à la descente effectuée, du 23 au 25 juin 2016, par la Commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l’Egalité des Chances et de la Lutte contre le Sida.

 
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