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Questions orales avec débat à l’endroit de la ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida

Publié mercredi 22 octobre 2014
parChristine Nahimana
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Mercredi 22 octobre 2014, la ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida était l’invitée de l’Assemblée Nationale pour parler de la santé mentale et la luttre contre la pandémie à virus Ebola.

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Honorabla Sabine Ntakarutimana, Ministre de la Santé Publique et la Lutte contre le Sida

A travers les questions formulées par les Députés Odette Habonimana et Sennel Nduwimana, les Honorables Députés ont voulu savoir s’il y aurait une étude déjà menée sur l’impact de la crise socio-politique et calamités qu’a traversées le Burundi sur la santé mentale. Est-ce que le ministère disposerait-il des données approximatives à propos des malades souffrant de problèmes psychosociaux, ont-ils encore demandé.

Pour l’Honorable Dr Sabine Ntakarutimana, le Burundi se réfère toujours aux données de l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS. D’après cet organisme, dans les pays développés, 12 % de personnes connaissent un problème de santé mentale contre une moyenne de 30 % dans les pays fraichement sortis de la guerre comme le Burundi.

A propos des données approximatives, la ministre ayant la Santé Publique dans ses attributions a reconnu que le manque de moyens financiers freine toute initiative en ce sens. Le ministère se contente seulement des rapports fournis par les différents centres qui prennent en charge ces malades mentaux.

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Vue partielle des Honorables Députés

Pour le CNPK (Centre Neuro-Psychiatrique de Kamenge), en 2013, il a enregistré 7.981 malades contre 708 cas hospitalisés. Le centre de Kibuye en province de Gitega sous la supervision de TPO a enregistré en 2013-2014, 1.885 malades dont 788 nouveaux cas et 1.015 patients souffrant d’épilepsie.

Et comme la maladie à virus EBOLA est déjà présente en RDC voisine du Burundi, les Honorables Députés ont voulu savoir quelles sont les mesures déjà prises par le ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida pour barrer ce fléau.

Selon l’envoyée du Gouvernement, l’OMS a déjà déclaré ce fléau comme menace humanitaire et problème de sécurité mondiale. Et pour cause, a-t-elle renchéri chiffres à l’appui, en Guinée Conakry, le rapport fait état de 1.740 malades et 904 morts contre un personnel soignant évalué à 78 dont 41 cas de décès. Au Libéria, sur les 4.645 malades, 2.707 sont morts et côté personnel médical, on enregistre 103 sur 228 personnes. En Sierra Leone, on déplore 999 cas de décès sur les 3.705 malades. Au Nigeria, 8 personnes sont mortes sur les 20 malades tandis que pour le personnel soignant évalué à 11, 5 sont morts. En RDC, sur les 65 cas de pathologie, 49 sont morts. Côté soignant, on déplore 7 morts sur 8 personnes.

Les experts évaluent le taux de létalité ente 60 et 90 %, a expliqué le membre du Gouvernement qui a aussi précisé que si rien n’est fait, l’Humanité évolue vers une catastrophe. Pour le cas du Burundi, des mesures de sécurité sont déjà prises. Elle a cité notamment le Comité National de Coordination mis sur pied sous la direction du Directeur Général de la santé publique, un budget estimé à plus d’un milliard et des équipes d’infirmiers qui stationnent à l’Aéroport international de Bujumbura et sur les postes frontaliers même s’il existe des passagers clandestins.

A une certaine opinion qui ferait état d’une liste de volontaires en train d’être confectionnée au ministère ayant en charge la Santé publique et que ce personnel médical serait prêt d’accomplir une œuvre humanitaire auprès des personnes atteintes de la maladie à virus EBOLA à travers le monde, les honorables députés se sont indignés du sort de ce personnel qui est vite évacué vers le milieu d’origine une fois atteint de cette maladie.

La ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida a tranquillisé que la décision n’a pas encore été prise.

 
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